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 [TERMINE] [deuxième suite] Après l'hôpital, PV Vadim

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MessageSujet: [TERMINE] [deuxième suite] Après l'hôpital, PV Vadim   Lun 27 Jan - 18:00

L'épisode précédent ici


Je cours, je cours, je cours. Je ne me retournes pas pour voir à quelle distance est Vadim, ça ne ferait que me ralentir, et il ne le faut absolument pas. J'ai bien fait d'attacher mes cheveux. J'essaie de trouver une tactique, pour ne pas me contenter de courir en ligne droite, et donc perturber et semer Vadim.

  Je suis dans la forêt maintenant. Je fais mine d'aller tout droit, puis brusquement je bifurques à gauche, là où les arbres sont plus rapprochés et où il est plus difficile de distinguer la silhouette de l'autre.

  Bien. Je continues, je ne m'arrêtes pas, je ne regardes pas en arrière. Je ne sais pas où je vais, mais après tout, ce n'est pas une course d'orientation, alors ce n'est pas un problème? Et puis il fait encore grand jour, il est environ quinze heures, alors il n'y a pas de quoi s'inquiéter, Lana.

  Quand des branches me barrent le chemin, je les repousse de façon à ce qu'elles entravent Vadim en lui revenant à la figure. je ne sais pas si il est assez près pour les recevoir, mais je ne regarde pas. Non, je ne regardes pas.

  Un peu à ma droite, je vois une étendue d'orties et d'herbes hautes. Je suis en jean, je ne les sentirais pas? Je passes dedans, en changeant brusquement de trajectoire, en élevant les bras pour ne pas qu'ils touchent les orties.

  Je ne regardes toujours pas en arrière. Mon endurance commence à diminuer, mais je n'en tiens pas compte, je suis à fond dans l'exercice, l'adrénaline me fait presque oublier toute sensation physique. Ma gorge commence à me brûler, à cause de ma respiration qui se fait haletante.

  Et puis tout d'un coup je vois un tronc d'arbre couché qui me barre la route; le contourner serait prendre trop de risques, alors je saute par dessus. Il n'y a plus d'orties. Je me faufiles entre deux gros buissons, quelques branchettes me griffent, et accrochent un peu mes vêtements. Après cette barrière végétale, plusieurs sentiers se dessinent, s'enfonçant au cœur de la forêt. Je choisis celui de gauche, je ne sais pas pourquoi. je ne sais toujours pas si Vadim est près ou loin de moi, je ne regardes pas en arrière.

  La forêt se fait plus sombre, dense et touffue. Je commences à ressentir la fatigue, je respire bruyamment, et mes jambes sont lourdes, je sens mes joues en feu. Et puis tout d'un coup, il y a un flash dans ma tête. J'ai trouvé ce qui n'allait pas, ce qui me dérangeais.  J'ai mis le doigt dessus. Et sachant maintenant de quoi il s'agit, cela me dérange encore plus; C'est perturbant, c'est angoissant.

  Il est l'heure de mettre fin à l'exercice. Je me retournes, pensant voir Vadim derrière moi. Je m'arrêtes de courir, donc, et me retourne. Seulement je ne vois pas Vadim. il ne doit pas être bien loin? Je rebrousse chemin, retournant vers le point de départ. Je ne suis absolument pas perdu, je me rappelle exactement du chemin emprunté. Je commence à marcher vers l'endroit d'où je suis partie. Je ne vois toujours pas Vadim. Je commences à m'inquiéter un peu. J'appelles son nom d'une petite voix chevrotante. "Vadim?" Il ne répond pas, je ne le vois toujours pas.  Je l'appelles un peu plus fort. "Vadim?!!"

  Il ne vient pas, je ne l'aperçois pas. Et là, tout d'un coup, une main se pose sur mon épaule. "Bouh!" Je sursautes, effrayée, j'ai vraiment, vraiment eu peur. C'est Vadim, je ne comprends pas d'où il sort. Je sais qu'il a fait ça pour rigoler, mais il m'a vraiment effrayée, bien que cela n'ai duré qu'un court instant.

  "Vadim... Il y a... Quelque chose que... je ne ... comprends pas. " Je halètes, je suis essoufflée et certainement toute rouge. "Comment... Est-ce qu'ils ont pu... savoir... pour toi?! Il y a quelque chose de bizarre... De très, très... Bizarre."


Dernière édition par Lana DESCOMBRES le Ven 28 Fév - 20:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [TERMINE] [deuxième suite] Après l'hôpital, PV Vadim   Ven 31 Jan - 13:31

Elle part vite, l'ombre des bois ne tarde pas la soustraire de mon regard. Je me concentre, entend les branches. Je cours moi aussi. Mes longues jambes me permettent de la rattraper. Elle se sert des branches pour qu'elle me ralentisse, je mets mes bras devant mon visage, ignorant les obstacles : prêt à tout pour la rattraper comme un véritable chasseur. Sans hésiter une seule seconde, elle fonce dans un buisson d'ortie. Aïe, j'ai horreur de ça. Je la suis en l'imitant, ma course se ralentit. Je fais bien attention à ne pas la perdre du regard et je suis impressionné par sa concentration. Elle ne vérifie même pas si je suis sur ses pas ou non. Elle met toutes les chances de son côté. Voilà qui a tendance à me rassurer.

Elle continue de courir et s'essouffle. Je pense qu'un autre que moi ce serait fait avoir par les pièges qu'elle a essayé de dresser sur son chemin. Encore une fois, heureusement que ce n'est pas moi qui lui veut du mal : elle ne m'aurait pas eu à ce petit jeu là. Mais je garde confiance en elle. Je suis fier qu'elle applique mes conseils. Je décide de changer de direction : histoire de retourner avant elle à notre point de départ. J'ai tout juste eu le temps de me planquer dans un buisson alors qu'elle vient de se décider à se retourner. J'ai eu chaud ! Elle passe devant moi et suit notre chemin. Elle a bien repérer par où nous sommes passés. Je passe à côté, camouflé dans les arbres et l'entend m'appeler, sa voix étant fébrile. " Vadim ? " J'ai très envie de répondre. Mais je m'abstiens. Elle avance encore, a repris son souffle et ressors bientôt de la forêt. " Vadim ?!! " Alors qu'elle semble avoir perdu tout espoir, je m'approche dans son dos.

Je pose ma main sur son épaule pour la faire sursauter. " Bouh ! " Elle a fait un de ces bonds ! Je crois que ça en valait vraiment la peine ! Je ris un peu, très fier de mon coup. J'espère que son coeur s'en remettra. Cette montée d'adrénaline était assez plaisante : ça faisait longtemps que je n'avais pas couru comme ça. " Vadim... Il y a... Quelque chose que... je ne ... comprends pas. " Ses joues s'enflamment. Quelque chose ne va pas ? Je m'arrête de rire, soudain plus sérieux. " Comment... Est-ce qu'ils ont pu... savoir... pour toi ?! Il y a quelque chose de bizarre... De très, très... Bizarre. " J'avance vers l'endroit de notre pique-nique toujours désert. Je ne veux pas qu'elle voit mon visage. Elle a raison, quelque chose ne va pas. Je me décide à parler. " Il savait que je serais avec toi et on réussit à trouver un moyen de me mettre à l'écart. " Je me retourne alors vers elle. Soudainement choqué parce que je viens de comprendre. " La seule raison c'est qu'un des quatre fasse partie de Nobilia. "

Ce n'est vraiment pas bon ça. Peut-être même qu'il nous espionne en ce moment même. Je n'ai pas vraiment eu le temps de voir leur visage à tous, tout à était très vite. Il doit être drôlement discret pour ne pas que nous l'aillons remarqué ni l'un ni l'autre. Lana devant moi se remet à trembler. " C'est évident. Il ne peut pas y avoir d'autres explications. S'il ne fait pas partie des quatre, il les aide et c'est pire je trouve. Nous devons rester vigilant. " Je me rapproche d'elle. Lui prend la main. " Je suis fier de toi. Si tu suis mes conseils, tu sauras comme réagir. " Je lui souris, le plus sincèrement du monde, en plongeant mon regard dans le sien. Essayant de la rassurer, je l'attire vers moi. Sa présence contre moi me rassure aussi. Puis j'ajoute à son oreille. " Merci pour tout à l'heure. Je suis heureux de m'être faite une amie. " Je dépose un baiser sur son front. Puis je dis sur un ton de promesse. " Je te protégerais. Tu pourras toujours compter sur moi. " J'espère l'avoir rassurer, peu à peu, l'étreinte se relâche et nous nous asseyons l'un à côté de l'autre.

" Que dis-tu d'une pause avant de reprendre l'entraînement ? " Le bruit des bulles qui se libèrent de la bouteille de coca au moment où on la dévisse pour la première fois vient ponctuer ma phrase. " Tu en veux ? " Le soleil est toujours à son zénith. Je veux encore profiter de cet après-midi. Avant que les ombres ne reviennent pour de nouveau, mettre ne danger, une personne précieuse pour moi...
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MessageSujet: Re: [TERMINE] [deuxième suite] Après l'hôpital, PV Vadim   Dim 2 Fév - 19:56



Vadim s'avance vers notre "base pique-nique". " Il savait que je serais avec toi et on réussit à trouver un moyen de me mettre à l'écart. " Vadim se retourne brusquement vers moi. Son visage a prit une expression étrange.
" La seule raison c'est qu'un des quatre fasse partie de Nobilia. " Exactement. Seulement de quelle façon? Un élève, un surveillant, un professeur, un technicien de surface, un cuisinier? Qui?! Je frémis. Qui, dans l'enceinte de Nobilia, pourrait être associé à ce monstre, à cette... Chose! Cette chose infecte? Ce poison! Je commence à enrager. Je n'en peux plus d'être suivie, traquée! Qu'est-ce que j'ai fait pour ça?! Tout commence à se mélanger dans ma tête. Comme dans un milk-shake. Tout est secoué dans tous les sens. Tout s’emmêle, tout est confus, je suis embrouillée, cette histoire me dépasse, Alex va jusqu'à aller de la Bretagne jusqu'au sud de la France pour essayer de ... Et il fait même appel à d'autres personnes, il met son orgueil de côté, mais c'est incroyable, il est vraiment... Fou! C'est une obsession, c'est un malade mental! Mais comment ais-je pu lui faire confiance un jour?!! J'enrages, je sens que je deviens furieuse, la colère me gagne, une colère noire, d'un feu dévastateur, il faut que je me reprennes, il le faut! Je t'en prie Lana, calme-toi! Calme-toi!

Vadim s'avance vers notre "base pique-nique". " Il savait que je serais avec toi et on réussit à trouver un moyen de me mettre à l'écart. " Vadim se retourne brusquement vers moi. Son visage a prit une expression étrange.
" La seule raison c'est qu'un des quatre fasse partie de Nobilia. " Exactement. Seulement de quelle façon? Un élève, un surveillant, un professeur, un technicien de surface, un cuisinier? Qui?! Je frémis. Qui, dans l'enceinte de Nobilia, pourrait être associé à ce monstre, à cette... Chose! Cette chose infecte? Ce poison! Je commence à enrager. Je n'en peux plus d'être suivie, traquée! Qu'est-ce que j'ai fait pour ça?! Tout commence à se mélanger dans ma tête. Comme dans un milk-shake. Tout est secoué dans tous les sens. Tout s’emmêle, tout est confus, je suis embrouillée, cette histoire me dépasse, Alex va jusqu'à aller de la Bretagne jusqu'au sud de la France pour essayer de ... Et il fait même appel à d'autres personnes, il met son orgueil de côté, mais c'est incroyable, il est vraiment... Fou! C'est une obsession, c'est un malade mental! Mais comment ais-je pu lui faire confiance un jour?!! J'enrages, je sens que je deviens furieuse, la colère me gagne, une colère noire, d'un feu dévastateur, il faut que je me reprennes, il le faut! Je t'en prie Lana, calme-toi! Calme-toi!

" C'est évident. Il ne peut pas y avoir d'autres explications. S'il ne fait pas partie des quatre, il les aide et c'est pire je trouve. Nous devons rester vigilant. "

Je respire un grand coup. Ça va un peu mieux. Vadim s'approche et me prend la main. Ce contact me rassure et me calme.  " Je suis fier de toi. Si tu suis mes conseils, tu sauras comme réagir. " Je hoches de la tête pour acquiescer. Il sourit, d'un sourire superbe, lumineux, rassurant, et me regarde dans les yeux. Il m'attire contre lui, et je le serre dans mes bras. Je ferme les yeux, et pose ma tête contre lui. Je me sens bien, il n'y a plus que lui, Vadim, mon frère, tout le reste est oublié, chassé. Quelque chose vient de changer dans la façon dont je le considère. Il n'est plus la résurrection d'un Laurent qui n'a jamais fait ce qu'il fallait, jamais été là, Vadim n'est plus un remplaçant, désormais il est un frère, unique, lui, aucun autre, juste Vadim, et c'est parfait. Laurent n'avait qu'à être plus présent, maintenant il est trop tard, qu'il s'amuse bien sous le soleil en Australie, et surtout qu'il ne revienne jamais.

  Vadim me chuchote quelque chose à l'oreille. " Merci pour tout à l'heure. Je suis heureux de m'être faite une amie. " Merci pour tout à l'heure. Je suis heureux de m'être faite une amie. " Merci pour tout à l'heure. Je suis heureux de m'être faite une amie. " Ces paroles font monter en moi une énorme bouffée d'émotions positives, je suis touchée à un point inimaginable par ce qu'il vient de me dire. Je sens ma gorge se nouer, je suis incapable de prononcer un mot, un mot pour lui dire merci, pour lui dire que moi aussi je suis tellement heureuse, que je me sens tellement mieux avec lui à mes cotés. Vadim dépose un petit baiser sur mon front. " Je te protégerais. Tu pourras toujours compter sur moi. " Ces mots me rassurent encore plus. Je me sens moins vulnérable aujourd'hui. Bien que plus calme et apaisée, je suis toujours en colère, d'une colère noire, mais froide, glaciale et tranchante, comme des lames acérées. Si cet animal venait à passer par là maintenant, il ne m'aurait pas aussi facilement que la dernière fois, loin de là.

L'étreinte s’évanouit et nous nous asseyons. " Que dis-tu d'une pause avant de reprendre l'entraînement ? " Vadim ouvre une bouteille de coca et m'en propose, le sourire aux lèvres. J'accepte volontiers son offre, et puis tout d'un coup, j'éprouve le besoin de lui dire quelque chose d'important à mes yeux.

"Vadim... J'aimerais te dire quelque chose. D'abord, je te remercie infiniment pour tout, vraiment, sans toi je ne sais pas ce que je serais devenue, si je respirerais encore, si je serais là, tout de suite, ici à Nobilia. Je ne sais pas comment je pourrais assez te remercier, mais en tout cas, saches que moi aussi je serais toujours là pour toi, et que si tu veux de l'aide pour quoi que ce soit tu peux compter sur moi à tout moment. Maintenant je te considères comme mon frère, mon troisième frère, et jamais je n'ai rencontré quelqu'un d'aussi incroyable que toi je n'avais jamais vu ça, alors merci, merci, Vadim. Et puis même Sacha t'adore, alors que vous vous connaissez à peine, je l'ai senti, depuis que tu lui a parlé, quand je l'ai au téléphone il a l'air moins inquiet, plus tranquille, plus heureux, plus tout, tout du côté positif. Alors je voulais te dire merci. Voilà."

Et puis après ce monologue je regardes le ciel, quelques nuages d'un blanc laiteux s'y promènent maintenant, alors tout d'un coup je souris, l'un d'eux ressemble un petit peu à un phare  et ça me rappelle la mer, la Bretagne, mais sans les événements douloureux qui l'accompagne. Alors je souris encore plus, je me sens bien, je me sens heureuse, ce moment est parfait. Je me rappelles brusqement de mes jambes taguées au stylo Bic, alors je soulève un peu le bas de mon pantalon. Le stylo a un peu fondu à cause de ma course, et a déteint sur l'intérieur de mon pantalon. C'était vraiment une idée stupide.

Je regardes encore un instant le ciel, oui, décidement, ce moment est parfait.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] [deuxième suite] Après l'hôpital, PV Vadim   Dim 2 Fév - 22:19

" Vadim... J'aimerais te dire quelque chose. D'abord, je te remercie infiniment pour tout, vraiment, sans toi je ne sais pas ce que je serais devenue, si je respirerais encore, si je serais là, tout de suite, ici à Nobilia. " Ma gorgé de Coca a dû mal à passer. Je sens une étrange chaleur en moi. Je ... n'ai pas l'habitude d'être remercié de la sorte. " Je ne sais pas comment je pourrais assez te remercier, mais en tout cas, saches que moi aussi je serais toujours là pour toi, et que si tu veux de l'aide pour quoi que ce soit tu peux compter sur moi à tout moment. " Tes mots me suffisent amplement. Je détourne un peu le regard, espérant qu'elle ne remarque pas la gêne qui m'a soudainement envahit. " Maintenant je te considères comme mon frère, mon troisième frère, et jamais je n'ai rencontré quelqu'un d'aussi incroyable que toi je n'avais jamais vu ça, alors merci, merci, Vadim. " Ne t'ai-je pas dit que tu étais ma petite soeur ? Un sourire se pose sur mes lèvres. " Et puis même Sacha t'adore, alors que vous vous connaissez à peine, je l'ai senti, depuis que tu lui a parlé, quand je l'ai au téléphone il a l'air moins inquiet, plus tranquille, plus heureux, plus tout, tout du côté positif. Alors je voulais te dire merci. Voilà. " Wouah. Sacha me fait penser à Maksim lorsqu'il était encore innocent et avait confiance en moi. Cette époque est si lointaine. Lana s'impose à moi avec ses mots. C'est ... déstabilisant. Je m'applique à regarder l'horizon, à reprendre une gorgée de Coca. Je ne sais que répondre, aussi, elle m'imite et semble perdre son regard dans le vague.

Elle relève alors doucement son pantalon et je peux y voir les dessins et autres inscriptions qu'elle a sur les jambes. Je ne peux m'empêcher de trouver ça un peu étrange, mais je ne me permettrais pas de juger. Lorsqu'on souffre on fait n'importe quoi. Et s'il y a bien une personne qui a souffert, c'est bien ma petite sœur. " Les filles sont tellement plus douée avec les mots. " Je me tourne vers elle. " Moi qui aime la littérature, je suis incapable d'exprimer ce que je ressens. Et toi, en quelques phrases, tu viens de me dire ce que tu avais sur le cœur : et le pire, c'est que je ne sais même pas comment te répondre. " Je referme le Coca. Mais lui laisse à porter de main. Je savoure ce silence un instant avant de reprendre. " Et crois-moi, j'en souffre beaucoup. " Sans bouger, je relève la tête. Ma peine a toujours été là. Elle fait partie de moi. Elle est ce que je suis. Je ne m'en débarrasserais jamais mais Lana m'offre avec son écoute un moyen de parfois, la laisser de côté. " Cette journée est magnifique. Mais nous devons reprendre l'entraînement ! " Oui... j'aurais toujours du mal à parler de moi. Et penser à autre chose, m'aidera a enlevé cette gêne qui est venu tout à coup entre nous.

Je redeviens autoritaire. " Nous avons un ennemi à combattre. Les points à suivre sont les suivants : méfiance, prudence et violence. Si jamais il t'attrape, il aura gagné. Il faut lutter Lana ! C'est ton moyen de survivre ! " Je tiens mon poing fermé devant moi, fronce les sourcils et met le ton. " Allez fais-moi dix pompes soldats ! " Puis soudainement, en voyant sa tête. Je me mets à rire. " Je plaisantais, voyons. " Je reprends un ton plus agréable. " Tu m'as dit avoir fait un peu de boxe en pensant à lui ? Alors vas-y. Frappe-moi pour me faire reculer. Je vais parer tes coups, je ne suis pas un sac de sable. Pieds, poings, donne-tout pour me faire reculer. " Je me tiens près et elle se met en position. Je suis un expert en art martiaux. Je suis concentré et détecte la moindre de ses intentions. Elle avance férocement. J'ai presque du mal à parer. C'est une vraie furie. Elle a vraiment dû s'entraîner longtemps et je vois en elle toute la haine qu'elle déverse dans ses coups. Au bout de plusieurs minutes. Je lui attrape la jambe qu'elle voulait me lancer dans le ventre pour l'interrompre.

" Stop ! Temps mort. C'est très bien. Regarde un peu où on est maintenant. " Par rapport au coin pique-nique, nous voilà presque revenue dans la forêt. Si elle fait pareil avec Alex, il va avoir du mal à comprendre ce qui lui arrive. " Tu es très douée. C'était parfait ! Concentration et volonté, tu as tout donner et j'ai bien reculer. Mais là, je t'ai laissé faire. Je vais maintenant moi aussi essayer de t'attaquer. On va bien voir comment tu te défends cette fois. " Je souris légèrement. Je la vois qui se décourage un peu alors j'ajoute. " Je crois en toi Lana. " Fier de mon effet j'enchaîne avec une question. " Prête ? " Et notre entraînement peut reprendre. Elle dévie mes coups m'empêchant de l'attraper. Je pars, j'avance, elle se faufile, ne se laisse pas faire. J'essaye de l'attraper, elle fait l'anguille comme je lui ai dit. Je suis très fière de mon élève. Elle veut me repousser, m'empêche de m'approcher, enchaîne ses coups. Enivré par le combat, je me laisse porter. Et j'oublies soudainement que c'est un entraînement. J'ai envie de combattre. Mon sang bout, elle a réveillé mon esprit de compétition qui est si redoutable pour tout ceux qui l'ont croisé. En quelques pas, je lui montre que je serais le vainqueur. Je l'occupe, j'esquive, je pars, je destabilise et ... je disparais.

Ça fait toujours un choc. Quand je resurgis dans son champ de vision, Lana est au sol, je tiens encore l'un de ses poignets, et je suis penché juste au dessus d'elle je souris : encore gagné. Seulement, elle n'a pas abandonné, tire un grand coup sur son bras et je perds l'équilibre. Maladroitement, je tombe sur elle. Mes yeux se sont fermés. Une sensation douce. De la chaleur je crois. Mes lèvres, contre d'autres lèvres. Un baiser russe ? Non, c'est différent. Je reprends mes esprits. Me redresse soudainement. Je prends une jolie teinte pivoine et je m'écarte d'elle le plus vite possible. Je crois que si je parle maintenant, je vais bégayer tant la surprise est grande. En déglutissant, j'essaye de clarifier la situation. " Je ... ne t'ai pas fait mal ? Je t'assure... c'est toi qui ... et puis j'ai... raaah ! Je déteste être comme ça ! " Oui, c'est horripilant de ne pas être dans mon état normal. Je ne veux pas qu'elle se méprenne ! Décidément... il faut que ça recommence. L'image de Cierra s'impose à moi. Je ferme les yeux, cherche à balayer cette image. Elle pleure lorsque je l'ai rejeté. Je n'ose plus bouger. Je déteste les filles. Elles sont toutes pareilles ! Pourquoi faut-elle qu'elle joue avec moi à chaque fois ?! Mon cœur se resserre. J'ai dû mal à respirer. Lana, aide-moi.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] [deuxième suite] Après l'hôpital, PV Vadim   Lun 3 Fév - 20:29

Vadim a l'air un peu gêné, je le suis également d'ailleurs. Je me sens agréablement apaisée, et reposée. Nous perdons tous deux notre regard dans le vague, parfois, le silence est tellement plus simple pour se comprendre, je sens comme... Comme de la wi-fi qui passerait entre nous deux en cet instant, je ne saurais pas vraiment l'expliquer, mais c'est juste magique.

" Les filles sont tellement plus douée avec les mots. Moi qui aime la littérature, je suis incapable d'exprimer ce que je ressens. Et toi, en quelques phrases, tu viens de me dire ce que tu avais sur le cœur : et le pire, c'est que je ne sais même pas comment te répondre." Peut être que ce que je pense va paraître idiot, mais dire que tu ne sais pas quoi répondre est déjà dire quelque chose, quelque chose de sincère, et seule la sincérité est importante à mes yeux.
Un court silence s'installe, un silence un peu... féerique? Comme de la neige.. Froid comme un congélateur mais d'un froid doux et agréable, de la neige pailletée? Je divagues totalement.  un microscopique silence qui laisse quelques courtes secondes le temps de ressentir la perfection du moment.


" Et crois-moi, j'en souffre beaucoup. " Son visage se crispe un instant en une expression qui me fend le cœur. Une petite gêne s'installe sournoisement, je déteste ça, c'est comme une barrière, une barrière invisible mais bien présente.


 " Cette journée est magnifique. Mais nous devons reprendre l'entraînement ! " Il change brusquement de sujet, et j'en suis soulagée. Il troque son expression un brin torturée contre un air plus militaire, et annonce:
" Nous avons un ennemi à combattre. Les points à suivre sont les suivants : méfiance, prudence et violence. Si jamais il t'attrape, il aura gagné. Il faut lutter Lana ! C'est ton moyen de survivre ! " Vadim brandit son poing serré devant lui, et fronce durement les sourcils.  " Allez fais-moi dix pompes soldats ! " Militaire, effectivement. Je n'arrive pas à savoir si il est sérieux ou non. Si il est sérieux, il risque d'être déçu, parce que je n'arrive même pas à aligner deux pompes... Le rire de Vadim me tire de mes réflexions si intenses, et dit: " Je plaisantais, voyons. " Il prend un ton plus doux, et quitte son expression de chef militaire autoritaire. " Tu m'as dit avoir fait un peu de boxe en pensant à lui ? Alors vas-y. Frappe-moi pour me faire reculer. Je vais parer tes coups, je ne suis pas un sac de sable. Pieds, poings, donne-tout pour me faire reculer. " Euuuuh... Mais j'ai juste tapé régulièrement dans un punching-ball, hein! J'appréhendes un petit peu je l'avoue. Ola, ola, olala! Il est déjà en position. Je crois que je ne peux pas reculer... Bon et bien tant pis. C'est parti.

J'avance furieusement, lâche mes bras, ils s'envolent, je ne penses plus qu'à frapper. Des coups, des coups, et de coups... Comme j'aurais aimé avoir eu cette nouvelle force quand il était encore temps... Mais jambes rejoignent la danse. Je frappe, je frappe, j'avance, je cognes, et  heureusement que Vadim esquive bien, car je suis déchaînée, et totalement inconsciente de la violence de mes gestes. J'aimerais tant pouvoir frapper Alex comme ça, et lui cracher au visage, le  laisser étendu au sol comme  une poupée de chiffon en charpie... Je cognes de plus belle, je suis hors-contrôle, et puis j'amorce le mouvement de lancer une jambe dans le ventre de mon adversaire, lorsque Vadim me l'attrape pour me stopper. " Stop ! Temps mort. C'est très bien. Regarde un peu où on est maintenant. " Je reviens soudainement à la réalité. Nous sommes plus proche de la forêt que de notre coin pique-nique. Je haltes en silence, je sens à nouveau cette colère en moi, ce désir de vengeance, faire payer le prix de tout ce qu'il a détruit autour de moi... Il a éclaté ma famille, révélé l'indifférence de Laurent, hanté mon petit frère si précieux pour moi, il m'a vidée, comme si il avait aspiré mon âme, ce qui a fini par me pousser au pire, mais Laurent m'en a empêchée, quelques heures avant de partir à l'autre bout du monde comme si de rien été, il a tout dévasté, ravagé, effacé.  Je le hais.

" Tu es très douée. C'était parfait ! Concentration et volonté, tu as tout donner et j'ai bien reculer. Mais là, je t'ai laissé faire. Je vais maintenant moi aussi essayer de t'attaquer. On va bien voir comment tu te défends cette fois. " Je ne me sens pas d'attaque cette fois. Je suis incapable de me défendre. je peux attaquer, je peux détruire si je le veux, seulement si on s'attaque à moi, je ne fais pas que vaciller, je m'écroules. De sombres pensées m'assaillent à nouveau. Je me sens baisser les bras, tout lâcher à nouveau, me laisser emporter, et je ne sais pas me relever. " Je crois en toi Lana. " Je relèves la tête. Ce garçon a le don pour redonner de l'espoir. Depuis que je le connais, tout me parait moins difficile. Ce n'est plus si compliqué de se lever le matin, et de se dire "Tu es vivante". " Prête ? "Je crois. Je me rappelles d'une chose. Je dois être une anguille. Alors je glisse, je me faufile entre les coups. Et je me remets à en lancer. Seulement je n'ai plus la même rage qu'il y a seulement quelques minutes. C'est un peu un combat désespéré. Je me sens un peu comme un fantôme. Un fantôme qui reviendrait hanter son bourreau. Un fantôme qui regrette la vie. C'est plutôt vrai chez moi. Je regrette ma vie d'avant, où tout était si simple, malgré les problèmes d'argent. Mais désormais je sais que rien ne pourra plus jamais être comme avant. Pourtant Vadim me présente de nouveaux horizons. Qui sont si beaux, je le sais et j'en suis tellement heureuse... Seulement une part de moi sera à jamais morte. Trop de cendres se sont envolées, et elles sont parties trop loi,, impossible de les récupérer maintenant.

Je combats toujours avec vigueur, mais sans conviction. Et tout d'un coup je vois  Vadim disparaître comme par magie, envolé. Puis je ne comprends plus rien, tout va trop vite, je finis par terre, immobilisée, les poignets  captifs, dominée par Vadim. Seulement je me sens si fantomatique que je serais prête à m'endormir comme ça. Même si c'est vraiment inconfortable. j'entends au loin comme une mélodie de piano qui me berce, je crois que je vais vraiment finir par dormir. Mais Vadim ne serait pas content, alors je reprends le combat. Je tire sur son bras, et Bam! Il perd l'équilibre, et s'écroule sur moi. Dans la chute ses lèvres se posent contre les miennes. C'est un accident vraiment accidentel, seulement ce contact déclenche un ouragan dans ma tête, car je revois tout d'un coup défiler tout ce qu'Alex a essayé de me voler, et je retrouve finalement ma colère ardente, mais au moins je ne suis plus un fantôme.

Vadim se relève brusquement, comme un ressort, et bondit à des kilomètres plus loin (j'exagère un brin quand même). Je me relève doucement, parce que le gazon n'est pas hyper confortable. Vadim est rouge coquelicot, pivoine, sang, coucher de soleil, comme mes cheveux, framboise, ce que vous voulez. Je suis vraiment gênée, je n'aurais pas du tirer sur son bras en fait, j'aurais mieux fait de dormir.


" Je ... ne t'ai pas fait mal ? Je t'assure... c'est toi qui ... et puis j'ai... raaah ! Je déteste être comme ça ! "

Au début, Vadim parait juste affreusement gêné, il se dandine comme un pingouin. Et puis au fil des quelques instants qui s'écoulent, son expression se fait douloureuse, il ne me parait pas normale. Il est comme tout à l'heure. COmme... Quand il a pleuré. Je ne peux pas le laisser dans cet état. Non impossible je dois absolument faire quelque chose.

Il a l'air perdu, non, noyé dans ses pensées, qui doivent être bien sombres. Je m'approches doucement de lui, profondément inquiète. Je ne veux pas qu'il pleure à nouveau, c'était tellement atroce de le voir dans cet état. Le plus délicatement que me permet ma voix déformée, je dis: "Vadim... ça va?" Il ne me répond pas tout de suite. Ses yeux sont perdus dans le vague, puis il baisse la tête. "Vadim??" Je lui relèves doucement la tête en le prenant par le menton. Je ne sais pas quoi faire, il semble vraiment mal. Vadim s'il y a quelque chose de grave dis le moi. Je t'aiderais je te le promets.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] [deuxième suite] Après l'hôpital, PV Vadim   Lun 3 Fév - 23:07

Cierra a réussi à tout détruire. Tout ce qui restait de bien en moi. Elle est encore présente dans mon esprit. Dès que je ferme les yeux. J'entends son erreur qui a fait que tout à basculer " Aymeric... " Alors qu'elle était dans mes bras. Alors que je l'embrassais. Alors que je lui avais ouvert mon coeur... Il a suffit de rien pour briser toutes les nouvelles émotions qui bouillonnait en moi en cet instant. De rien du tout. Il a suffit qu'elle pense à ce Clébard. Bien sûr qu'il l'aime, il l'a embrassé devant moi. Mais... elle l'avait repoussé. Alors pourquoi ? Pourquoi penser à lui ? Mon poing se resserre, mes yeux sont vides, aucunes larmes ne coulera plus aujourd'hui. Je n'avais jamais ressenti un tel gouffre. J'ai même l'impression que c'est pire que la trahison de Margaux. J'ouvre mes yeux vides, choqué par mes propres pensées. Comment a-t-elle réussi à faire pire que Margaux ? Ce n'est pas comparable. Il faut que j'arrête de penser à ça. Où suis-je déjà ? Lana. " Vadim... ça va ? " Elle s'inquiète pour moi. Mais j'ai du mal à m'échapper de mes souvenirs. Il m'attire, comme une spirale infernale. " Vadim ?? " Je me sens tellement seul face à ce malheur. Tellement. Mais Lana est là. Mes yeux voient de nouveau. Elle est auprès de moi. Sa chaleur. Comme un aimant, je me blottis dans ses bras tel un enfant.

Je n'ai pas l'impression de pouvoir parler. Mais il faut que ça sorte. Sinon, je ne me contrôlerais plus rien et je risque de faire des dégâts. Comme lorsque j'ai insulté Cierra. J'avais tout oublié, qui j'étais, ce qui se passait : je n'étais plus que rage et haine. Je suis comme ça lorsqu'il s'agit de mes sentiments, tout est à l'intérieur, enfouit profondément sous un amas d'idées reçus, de méchanceté et de glace. Oui de la glace. C'est ça. C'est comme moi. Je m'agrippe un peu plus à elle. Comme a une bouée de sauvetage, j'essaye de reprendre contact avec le monde. Peu à peu. Lorsqu'elle se met à chanter, je me concentre sur sa voix et arrête de penser à celles qui m'ont déjà brisé. Je dois arrêter d'être si sensible. Dès que je le suis, on me fait du mal. Je voudrais reprendre ma carapace de glace. Celle que Cierra a fait fondre. Mais elle n'est plus là. Je suis si vulnérable dans les bras de cette petite soeur tombé du ciel, que j'ai aidé et qui est encore là en ce moment même. " Pardon. J'espère que je ne t'ai pas rappelé de mauvais souvenir ? " Toujours contre elle, c'est moi qui déglutit en pensant que cette phrase s'adresse plutôt à moi-même.

Ces mots, elle ne veut plus parler d'elle. Elle veut entendre mon histoire, pourquoi je suis dans cet état. Un pâle sourire revient animer mes lèvres alors que je mets fin à cette étreinte rassurante. " Lana, tu as des cheveux et une voix de feu. Toute cette chaleur me fait fondre. Moi qui vient du grand nord et qui ne suis fait que de glace. " Voilà que je deviens poète ? C'est pas si mal, j'ai l'impression de me sentir mieux en parlant comme ça. Je pose une main sur sa joue, si chaude sous mes doigts gelés. Je me plonge dans son regard étincelant qui ramène un peu de lumière dans ma vie. " C'est étrange parce que je veux t'aider alors que je ne sais pas comment m'aider moi-même. " Elle cherche et trouve les mots qui me font penser qu'après tout, elle aussi pourrait bien m'aider. Mais pour ça, il faut que ça sorte. Si j'arrive à lui  dire : je pourrais de nouveau être comme avant, du moins je l'espère. L'ombre s'est agrandie autour de nous. Le soleil brille toujours mais l'après-midi a avancé. " Le jour où tu m'as tout dit sur ton histoire, j'ai vraiment cru que je n'étais pas la bonne personne. Que tu te trompais. Je n'ai pas compris d'où venait toute cette confiance que tu m'as accordé. " Ma main s'est placé dans son cou, je ne la quitte pas des yeux. Je sens sa respiration sur mes doigts, je m'apaise et essaye de respirer à son rythme. Un truc que je faisais quand j'étais gosse je pense.

" Être noble n'est pas une situation enviable. J'ai certes quelques privilèges comme énormément d'argent mais même si nous ne manquons de rien matériellement, ma famille a toujours été désunie par la faute de mon père. " Toujours lui, le seul à l'origine de tous mes problèmes. J'essaie de ne pas trop y penser, me concentrant sur Lana qui m'écoute attentivement. " Ma mère est une personne très importante pour moi. Elle est si douce avec nous. Je suis l'aîné des Miloslav. J'ai un petit frère comme toi qui s'appelle Maksim. Ainsi qu'une autre petite sœur, bien plus jeune que toi qui se prénomme Irina. " Ma famille. Ma petite Riri me manque beaucoup. Son sourire et ses colères surtout. Pourquoi ? Elles avaient le mérite de me faire oublier le reste. Je suis comme un doudou pour elle, je dois toujours tout réglé pour la miss. J'aime m'occuper d'elle et je ne me sens coupable de m'être échappé en France comme ça. " Mon père m'a toujours rejeté. Parce que je ressemble à ma mère, que je ne suis pas assez -français- à son goût. Mon frère lui, lui est semblable en tout point. Tu imagines donc que l'on se déteste Maksim et moi. " Je me détourne des souvenirs douloureux qui m'envahisse, fermant les yeux pour me concentrer sur la respiration de Lana, qui suit mon histoire avec attention. " Dès qu'il a pris conscience de cela, il a toujours cherché à me faire du mal. Il me volait mes amis, mentait pour me faire punir. Nous avons que deux ans d'écart et je me laissais faire. Notre mère n'aimait pas nous voir nous battre alors je ne faisais rien. J'encaissais toute cette haine qu'il déversait sur moi. " J'essaye de lui décrire comment depuis tout petit je n'ai pas réussi à me faire accepter par les autres. " La situation était intenable à la maison entre mon père et moi ces derniers temps. Ma mère a décidé de m'envoyer ici pour apaiser un peu les choses. "

J'aurais aimé lui en dire plus mais d'instinct, j'ai poussé Lana et je me suis reculé ensuite. Une lame est venu se planter dans l'herbe et nous ait passé juste devant les yeux. Une présence ? Comment n'ai-je pas pu la sentir ? Je me lève aussitôt pour essayer de le rattraper mais trop tard. Il s'est évanouie dans la forêt et je ne pense pas pouvoir le pister. J'ai été trop lent. Un mot est attaché au manche du couteau qui a failli nous blesser, j'ai bien peur d'en connaître l'auteur. Lana a déjà le mot entre les mains, elle a eu aussi peur que moi je pense. Je viens m'asseoir auprès d'elle, l'entourant de mes bras, tout en lisant par-dessus son épaule. L'étau se resserre, ils reviendront c'est certain.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] [deuxième suite] Après l'hôpital, PV Vadim   Mar 4 Fév - 20:50

Vadim vient se blottir dans mes bras. Quelques secondes passent, puis je le sens me serrer encore plus fort, comme on serre une peluche pendant un cauchemar. Je le sens dans un état critique, c'est atroce de le voir comme ça, je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas quoi dire, parce que je ne sais pas pourquoi il est dans cet état, et j’élabore tout un tas de scénarios des plus catastrophiques. Je le sens toujours angoissée, il me serre tellement fort, il a l'air si vulnérable, alors qu'il y a quelque secondes il était le plus fort! La seule chose qui me vient à l'esprit et de lui chanter quelque chose, la première mélodie qui me passe par la tête. Je fredonne doucement l'air d'une berceuse que ma mère me chantait avant, je ne me souviens plus des paroles, juste de la mélodie si douce, si apaisante. Seulement ma voix de punk ne me parait pas être appropriée, mais je fais avec les moyens du bord.  Je sens Vadim se détendre doucement.  " Pardon. J'espère que je ne t'ai pas rappelé de mauvais souvenir ? " Vadim... Arrêtes de faire semblant je t'en prie. Je sais très bien moi-même que ça ne sert à rien, ça m'a menée au bord du gouffre quand j'ai tenté d'ignorer. Je soupire discrètement.

  Lentement, Vadim se détache de moi, et esquisse un faible sourire. " Lana, tu as des cheveux et une voix de feu. Toute cette chaleur me fait fondre. Moi qui vient du grand nord et qui ne suis fait que de glace. " Dans un autre contexte, j'aurais peut-être lancé un petit "this girl is on fireeeeee", mais là il en est hors de question, je trouve qu'il n'y a absolument rien de drôle. J'écoute attentivement Vadim. Il pose sa main glacée sur ma joue, et plonge son regard dans le mien. " C'est étrange parce que je veux t'aider alors que je ne sais pas comment m'aider moi-même. " Je soupire mentalement. Il est un peu têtu quand même. "Vadim. Si tu veux que j'essaie de t'aider, je suis là, je te l'ai déjà dit. Tu n'as pas à avoir peur d'essayer, ça ne coûtera rien, je ne vais pas m'enfuir, je ne vais pas te mépriser, je vais essayer de t'aider! Est-ce que tu veux bien essayer de le comprendre?" Je luis sourit doucement. Ses yeux s'ouvrent un peu plus, il a l'air d'avoir fini par comprendre. Et il me répond. " Le jour où tu m'as tout dit sur ton histoire, j'ai vraiment cru que je n'étais pas la bonne personne. Que tu te trompais. Je n'ai pas compris d'où venait toute cette confiance que tu m'as accordé. " Sa main est posée dans mon cou, et se soulève légèrement au rythme de ma respiration. Sans me lâcher des yeux, il continue. " Être noble n'est pas une situation enviable. J'ai certes quelques privilèges comme énormément d'argent mais même si nous ne manquons de rien matériellement, ma famille a toujours été désunie par la faute de mon père. " Il fronce un peu les sourcils en parlant de son père. D'après son expression, ça n'a effectivement pas l'air d'être la joie chez lui.  " Ma mère est une personne très importante pour moi. Elle est si douce avec nous. Je suis l'aîné des Miloslav. J'ai un petit frère comme toi qui s'appelle Maksim. Ainsi qu'une autre petite sœur, bien plus jeune que toi qui se prénomme Irina. Mon père m'a toujours rejeté. Parce que je ressemble à ma mère, que je ne suis pas assez -français- à son goût. Mon frère lui, lui est semblable en tout point. Tu imagines donc que l'on se déteste Maksim et moi. " Effectivement. Je l'écoute, j'essaie de comprendre, mais j'ai du mal à imaginer pouvoir un jour détester et être détestée par Sacha Je crois que ce serait pour moi impossible de vivre ainsi. Je vois Vadim fermer les yeux, il respire plus profondément, comme pour essayer de repousser au loin ce qu'il doit ressentir. " Dès qu'il a pris conscience de cela, il a toujours cherché à me faire du mal. Il me volait mes amis, mentait pour me faire punir. Nous avons que deux ans d'écart et je me laissais faire. Notre mère n'aimait pas nous voir nous battre alors je ne faisais rien. J'encaissais toute cette haine qu'il déversait sur moi. "   Entendre ça me choque. Comment peut-on être ignoble de cette manière avec son propre frère?! " La situation était intenable à la maison entre mon père et moi ces derniers temps. Ma mère a décidé de m'envoyer ici pour apaiser un peu les choses. " Je suis toujours prête à l'écouter et a essayer de l'aider, mais brusquement Vadim me pousse et recule. Une lame vient de nous passer sous les yeux, à quelques centimètres seulement, et vient de se planter dans l'herbe. Une seule chose à dire. Oh mon Dieu. A la lisière de la forêt quelques feuilles e mouvent, marquant le passage de l'auteur du crime, mais il est bien trop loin et rapide pour que nous envisagions de le rattraper. Seulement la lame n'est pas ce qui me fait le plus peur. C'est le papier qui y est scotché. Je le décroche. Nous nous asseyons, Vadim m'entoure de ses bras. Je suis choquée. Veut-il réellement ma mort? Je touche instinctivement ma gorge. J'ai de nouveau peur. Peur que l'histoire se reproduise et qu'elle aille plus loin, peur de tout voir s'effondrer à nouveau, alors que je commence à peine à me reconstruire. Et peur de ce que peut contenir ce message. Je déplie brusquement le papier. J'y reconnais l'écriture d'Alex, encore une fois, une fois de trop.

   Je te vois, je t'entends.
   Mais toi tu es aveugle et sourde.
   Je suis près de toi, plutôt de vous je suppose
   Tu me cherches du regard mais en vain.
   Je suis caché, je te traques,
   Et cette fois seule la violence de mes mots te blessera
   Tu ne me trouveras pas, mais très vite je t'aurais.
   Pas dans quelques jours ou heures.
   Bien moins.
   A tout à l'heure, feu, à tout à l'heure VADIM.
   Oui, je connais ton nom.


Je prends ma tête dans mes mains et m'allonge sur l'herbe. Je ne sais plus quoi faire, je ne sais pas à quoi m'attendre, j'ai peur de m'effondrer, peur d'être trop faible, peur de tout, peur d'Alex, peur de voir d'égrener si vite les seconde qui passent. Je retire mes mains de mon visage, et perds mes yeux dans le ciel. J'arrache une poignée d'herbe, violemment, et la balance devant moi.

Je crois que ça ne va pas être possible de continuer comme ça. Mes limites sont presque dépassées, et après, ce sera l'explosion.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] [deuxième suite] Après l'hôpital, PV Vadim   Mar 4 Fév - 21:12

Ce mot me coupe le souffle. Je n'ose même pas imaginer la réaction de Lana qui brusquement se détache de moi et se met à trembler. Elle bout de l'intérieur, je connais cette réaction. J'ai l'impression de me reconnaître. Pour s'apaiser, elle lève les yeux au ciel. Quel salo***d. Il l'a fait tellement souffrir. J'en oublie tout et alors qu'elle arrache de l'herbe pour la balancer devant elle. " Nous manquons de temps Lana. " Je ne vois vraiment pas comment il compte si prendre. Je vais me rapprocher des autres. Même si nous sommes dimanche, il reste des gardes partout à Nobilia. Tout ce que je sais, c'est qu'on ne peut pas rester isolé comme ça. Lana n'est pas avec moi. Elle me regarde sans me voir : une nouvelle fois, je l'ai perdu. Elle ne peut pas m'aider pour le moment. C'est à moi d'être le plus fort. A moi de la protéger. A moi de la sortir de là. Pourquoi ? Parce qu'elle a promis de m'aider et que ça : personne ne me l'avait jamais dit avant.

Je lui prends la main et nous retournons auprès des autres. Sur le chemin, je suis aussi anxieux qu'elle. " Il a effectivement un complice à Nobilia. Même si c'est le cas, nous devons faire quelque chose. Je ne lui faciliterais en aucun cas la tâche. " Je marche vite et regarde tout autour de moi, comme un aigle, j'aimerais prendre de la hauteur. Je m'arrête alors et me tourne vers ma protégée. " Je suis désolé. Je te parle de mes problèmes alors que tu en as de bien plus grave que moi. " Soudainement, elle semble exaspérer. Mon attitude lui déplaît ? Je n'y comprends décidément rien aux filles. J'écoute patiemment ce soudain élan de colère tout en prenant soin de voir qui nous observe. Elle parle encore et nous sommes toujours prêt du gymnase. Je l'interromps soudainement. " ... tu as sûrement raison. Mais je ne pense pas ce que soit le moment. " Je lui montre alors un agent d'entretien qui nous regarde de manière peu discrète et assez nerveuse depuis tout à l'heure. Je me mets à chuchoter : " Restons prudent. " Nous continuons d'avancer vers l'enceinte sécurisé de Nobilia et il continue de nous suivre. Essayons de lui tendre un piège, s'il est vraiment celui que je crois.

La suite par ici.
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[TERMINE] [deuxième suite] Après l'hôpital, PV Vadim

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