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 [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason

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MessageSujet: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Ven 7 Fév - 13:07

Nobilia, quel endroit merveileux. Je crois que je ne regretterais jamais d'avoir changer de voie. Passer d'illustre philosophe à simple professeur de lycée était comme une évidense pour moi. Enfin, je me sens heureux dans mon métier. Bon je ne cours plus les soirées mondaines et ne couche plus à droite à gauche avec tout un tas de jeunes gens fort charmants (bien que je dois avouer que je me sens un peu seul ces temps-ci) mais au moins, j'ai l'impression de servir à quelque chose. Oui c'est ça, en plus de continuer d'écrire sur ma première passion, la philosophie, je peux essayer de transmettre à de jeunes nobles de rang ou d'esprit ma manière de voir les choses et une autre façon de décrire le monde. Ma quête d'élévation spirituelle continue son cours depuis que j'ai une stagiaire américaine à mes côtés. Zoey est d'une beauté rare, de corps et d'âme. Je ne me lasserais jamais de sa compagnie et je dois bien avouer que je suis un peu déstabiliser pas sa manière d'être. Nous partageons le même appartement et je n'arrive pas à comprendre si elle est attirée par moi ou pas. Enfin ! Je vais laisser là ces proccupations terre à terre et je vais retourner dans la salle des professeurs, histoire de voir du monde en ce mercredi après-midi pluvieux et déprimant. Je ne donne pas de cours en cette période. Et ma stagiaire est à son cours de danse. J'ai bien voulu l'accompagner mais elle m'a gentiment fait comprendre qu'elle préfèrait être seule plutôt qu'observer lorsqu'elle répétait. Je me suis alors incliné : encore.

J'avance dans les couloirs à moitié désert. Seuls ceux qui sont en retenu sont contraint de rester en salle d'étude cet après-midi. D'ailleurs, je passerais bien à la bibliothèque plus tard : bien que la bibliothécaire m'ait interdit de séjour. Il me semble que c'est sa remplacante qui me recevra en ce jour béni. Et d'après ce que j'en ai entendu : elle est fort charmante. J'ai vraiment envie de la rencontrer. Mon humeur est encore plus exécrable par temps de pluie. Un rayon de soleil comme elle, ne pourra que réchauffer mon coeur si seul et délaissé en ce moment. C'est alors que j'approche de ma destination, la salle des professeurs que je rencontre un adulte que je n'avais jusqu'à présent pas rencontrer. Etrange, un nouveau ? Je suis à Nobilia depuis sa réouverture et j'étais même là au temps du premier directeur, père de la directrive actuelle. C'est même lui qui m'a accepté dans cet établissement et qui a longtemps veillé sur moi. Il a une allure particulière, très chic quelque part. Grand brun, un peu lunatique. Je reste un instant médusé par ce visage si blême et ses grands yeux gris. Un physique pareille n'est pas donné à tout le monde. J'essaye de garder mon calme, je ne sais pas qui il est après tout. Je sors mes lunettes de ma poche : histoire d'avoir l'air un peu plus d'un professeur. Si c'est un individu malveillant, je préfère être prudent. Il n'a pas bougé et semble être perdu dans la contemplation du paysage. Il est décidément très intriguant. Je ne sais pas comment l'aborder. Surtout qu'en me rapprochant, je m'aperçois qu'il est légèrement plus grand et plus imposant que moi. Je n'ai pas l'habitude de ne pas avoir l'avantage niveau taille. C'est un peu... étrange comme situation.

" Excusez-moi, monsieur. Mais qui êtes-vous au juste ? " Mon ton et mon expression doivent bien informé l'intrus que je suis : on ne peut plus sérieux. Je connais tout le monde ici. Je suis au courant de tout. Alors pourquoi n'ai-je jamais entendu parler de lui ? Est-ce un professeur ? Un deuxième infirmier peut-être ? Ou encore un nouveau membre de l'administration qui vient visiter le bâtiment un mercredi après-midi ? Je reste sur mes gardes, surtout que sa manière d'être m'intrigue. Lorsqu'enfin il se décide à décliner son identité, je m'empresse de redevenir plus agréable et lui tend une main chaleureuse. " Alan Thibault. Professeur de philosophie et de français. Je ne vous avez encore jamais vu. Comment cela se fait-il ? " L'individu me paraît pourtant toujours aussi froid et distant. Je ne peux m'empêcher de détourner mes yeux de son regard hypnotique. Des yeux si clairs, c'est un peu déroutant. Je ne suis pas ici pour me faire d'ennemi. Alors tâchons de faire plus ample connaissance !


Dernière édition par Alan THIBAULT le Lun 21 Avr - 15:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Ven 7 Fév - 19:09






Je suis arrivé à Nobilia il y a à peine une heure. J'ai rapidement déposé mes effets personnels dans mon appartement, et j'ai entrepris de visiter un peu l'établissement au gré de mes envies. Mon voyage s'est parfaitement bien déroulé, la première classe de l'avion était on ne peut plus confortable, ce qui n'était évidemment pas pour me déplaire, car il est certain qu'une coupe d'excellent champagne ne se refuse jamais, surtout confortablement installé dans un fauteuil inclinable et moelleux. J'espère que Scar aura été bien traité durant son voyage, sinon les éventuels fautifs entendront bien parler de moi, et cela risque de ne pas vraiment valoriser leur réputation. Pour le voyage, je suis parti du Liverpool John Lennon Airport, un quart de taxi et j'y étais, c'était parfait. Je voulais être vêtu de manière confortable, j'avais donc opté pour un jean basique et un polo léger de couleur blanche, mais cette tenue était à mon sens tout bonnement hideuse, c'est pourquoi dès mon arrivée à Nobilia je me suis empressé de me changer, et rectifier un peu ce qui ne me plaisait pas sur mon visage. Premièrement j'ai troqué mon jean contre un pantalon noir, la base selon moi. Mon polo de vieillard a vite fini au sac à linge, hors de ma vue! A la place, une chemise grise à liserés noirs. Après quelques instants de réflexion, une ceinture de cuir (noir, comment l'avez-vous deviné?) n'était pas de refus. Bien évidemment ma préparation n'était certainement  pas terminée, que nenni. Il fallait passer au maquillage bien sûr! Bien sûr, pas un maquillage comme les femmes, hors de question, non, je ne m'abaisserais jamais à une niaiserie pareille! Seulement un peu de poudre blanche, pour faire pâlir plus encore mon teint déjà blême, que j'aime à la folie. Ensuite, ma plus récente trouvaille, que j'aime adore et vénère: mon mascara pour cheveux, de couleur noire (et bien oui, cela existe, moi même j'en fus d'abord un peu étonné). Il renforce la couleur sombre de mes cheveux, et les fait contraster encore plus avec la couleur de ma peau. Le résultat est parfait. Il ne manquerait plus qu'une goutte de sang au coin de la bouche, et je pourrais jouer dans un médiocre télé-film vampirique pour adolescentes. Dracula est bien mieux que cela, il n'y a pas photo, c'est certain. Vampire... Voleur d'âme.. Traumatisme... Le lien s'est rapidement fait dans ma tête. Un titre envisageable pour mon ouvrage actuellement en cours d'écriture. Le vampire de la faim. Non, ça ne va pas, le titre est bien trop explicite, trop simple à saisir, cela n'est pas intéressant. Après cette petite remise à niveau de mon apparence, je suis sorti de mon appartement, pour entamer ma visite des lieux.

  Je suis maintenant dans le couloir du deuxième étage de cette prestigieuse école. Je déambule nonchalamment dans ce couloir presque désert, et me retrouve face à un tableau superbe. Artiste anonyme. Quel dommage. Cette représentation du visage d'une femme en larmes est des plus poignantes. Son visage reflète une détresse intense, et me rappelle l'expression que j'ai parfois pu croiser sur le visage de certains patients. J'entends des bruits de pas qui s'approchent doucement de moi, mais je ne remue pas d'un millimètre et reste perdu dans la contemplation de ce chef-d’œuvre. Bien sûr, l'individu ne peux s'empêcher de me faire sortir de cette bulle contemplative. C'est bien dommage, ce tableau commençait à m'inspirer. " Excusez-moi, monsieur. Mais qui êtes-vous au juste ? " Je me tournes vers l'homme qui me parle, et le dévisage peu discrètement, il me parle d'un ton très sérieux, un peu trop administratif, aurais-je tendance à dire. Il à l'air très méfiant. Enfin, j'ai l'habitude à vrai dire. La plupart des gens réagissent de cette manière la première fois qu'ils me voient. D'après ce que l'on m'a dit, mon style très sombre aurait tendance à provoquer ce genre de méfiance. Je me décides tout de même à répondre à cet homme. Son ton n'ayant pas été chaleureux pour le moment, je me décides à garder moi aussi ma distance et ma froideur glacial. "Jason Warrington. Psychologue scolaire de l'établissement. Puis-je me permettre de vous retourner la question, monsieur?" je n'ai en aucun cas perdu mon excellente maitrise de la langue française, mais ayant résidé en Angleterre durant plusieurs années avant de revenir en France, cela me fait un drôle d'effet, car je n'entends plus vraiment parler ma langue maternelle, mais je suppose que cette impression étrange disparaitra avec le temps! L'homme me tend avec empressement une main chaleureuse, que je serre avec vigueur. " Alan Thibault. Professeur de philosophie et de français. Je ne vous avez encore jamais vu. Comment cela se fait-il ? " Ce monsieur Thibault prend directement un ton plus cordial; ce qui me plait. Encore quelques minutes de test, et je laisserai tomber mon masque de froideur. Il détourne son regard du mien. Cela doit être dû à mes yeux, déroutants à ce qu'il parait. "Oh Monsieur Thibault! Enchanté! J'ai lu bon nombre de vos ouvrages, d'ailleurs remarquables. Si vous ne m'avez jamais vu, c'est tout simplement car je suis arrivé ici il y a moins d'une heure, je suis nouveau ici, fraichement débarqué de mon Angleterre natale." Après cela, je ne peux m'empêcher de lui proposer de discuter autour de quelque nourriture ou boisson. "Me feriez-vous l'honneur de partager un en-cas avec moi? Thé, scones, café, cupcakes?" Cela doit paraitre assez étrange, je propose une collation à quelqu'un tout en simulant une froideur excessive. C'est une sorte de test que je fais passer souvent aux personnes que je rencontre. "La succube de la faim. Non. Titre de mauvaise littérature." décidément je manque d'inspiration pour le titre de cet ouvrage, cela fait des semaines que je cherches en vain un titre adéquat. Monsieur Thibault me lance un regard légèrement surpris. Découvrons si vous êtes à la hauteur, Monsieur!
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Sam 8 Fév - 21:14


Le nouveau psychologue ! Mon ton se fait nettement plus chaleureux et je redeviens l'homme sociable et avenant que je suis. Ses réponses ne cessent de me surprendre. " Oh Monsieur Thibault! Enchanté! J'ai lu bon nombre de vos ouvrages, d'ailleurs remarquables. Si vous ne m'avez jamais vu, c'est tout simplement car je suis arrivé ici il y a moins d'une heure, je suis nouveau ici, fraîchement débarqué de mon Angleterre natale. " J'ai un léger moment d'absence. " Vous me connaissez, vous vous intéressez à la philosophie ? J'en suis vraiment flatté dans ce cas. Votre voyage s'est bien passé ? " C'est assez étrange. Il me flatte tout en parlant de manière monotone et distante. Sa voix est envoûtante elle aussi, j'ai un peu de mal à cerner sa façon de penser. Ce Jason me paraît en tout point intéressant. J'ai tendance à apprécier les personnes qui sortent de l'ordinaire. Pour toute réponse, j'ai droit à une invitation qui me paraît être en premier lieu une excellente idée. " Me feriez-vous l'honneur de partager un en-cas avec moi? Thé, scones, café, cupcakes ? " Mais le ton qu'il emploie est si glacial. A-t-il vraiment envie de passer un moment avec moi ou se sent-il obliger ? Je ne connais pas particulièrement l'humour anglais et je me sens un peu largué. " Avec grand plaisir. " Je cache ma gêne derrière mon sourire impacable. Je n'aime pas montrer que je ne suis pas à mon aise. Me déstabiliser n'est pas chose aisé, aussi beau soit mon interlocuteur.

Puisque le psychologue ne répond pas immédiatement, je m'empresse de combler le silence qui s'installe entre nous. Je déteste ça. " Vous êtes-vous déjà installé ? J'ai un appartement de fonction, j'ignore si vous êtes mon nouveau voisin ou si vous avez préféré rester en ville. Vous êtes anglais d'origine ? Où viviez-vous en Angleterre ? " Je suis très bavard, surtout quand je suis gêné par une situation. Mais je pouvais pas deviner que ce qui va suivre, me mettra encore plus mal à l'aise. " La succube de la faim. Non. Titre de mauvaise littérature. " Cette fois je n'arrive pas à cacher ma surprise. Il ne m'a pas écouté ? Quel étrange personnage. Essayons tout de même de rester courtois. Je ne veux pas me fier aux apparences : c'est l'expérience qui parle. " Un titre ? Vous écrivez aussi ? Trouver le titre de son ouvrage est bien la chose la plus difficile qui soit. Mais ce n'est que mon humble avis. " Je commence alors à marcher un peu, je n'aime pas trop l'ambiance des couloirs lorsque le temps est si maussade. La salle des professeurs est si proche après tout.

Mais je me retourne, pour voir qu'il n'a pas avancer. Je prends le temps de retirer mes lunettes tout en le fixant de manière soutenu. Je le fais souvent aux personnes que je veux séduire. Je sais que mon regard se révèle quand je retire les verres qui les cachent. Simple réflexe, je n'attends pas spécialement de réaction. " Où pouvons-nous aller pour déguster cet en-cas ? Je connais un café assez proche mais il faudrait sortir. Ou bien avez-vous ce qu'il faut chez vous ? " Je m'approche alors de lui et très sérieusement je lui annonce. " Très bien. Mais est-ce que nous pourrions nous tutoyer ? Je préfère entretenir de bonnes relations avec mes collègues et comme nous sommes amené à travailler ensemble désormais... appelle-moi Alan je te prie. " mon sourire est toujours là et une nouvelle main se tend vers lui pour conclure cet accord amicale. J'aime vraiment faire des rencontres : aussi étrange soit-elle.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Lun 10 Fév - 17:55





Avec un sourire, Mr. Thibault me répond. " Avec grand plaisir. " Je ne ne réponds pas immédiatement, je suis perdu dans mes pensées. Je repense à ce tableau, il y avait quelque chose de spécial dedans. Je revois cette expression de souffrance, de détresse, et de fragilité. Dans ces yeux, il y avait comme quelque chose que j'aurais déjà vu quelque part. Lauren. Ma gorge se noue, un goût amer me monte à la bouche. A nouveau, je sens comme sa présence derrière moi. I'll miss you, Jason... I'll miss you.... Toi aussi tu me manques. J'ai l'impression que tu te tiens derrière moi, impalpable mais présente. Ton souffle glacé me parcoure la nuque, mes poils se hérissent et je frissonne. Please, stay Lauren! Don't leave us now! Please! Don't close your eyes... No! Fight! You can do it.  I'... I am sure... Please... You cant' leave me! You can't! Say something, Lauren! say something! Don't let you die! Why? Why, Lauren?! Sister, please... No... No... No... Je revois la scène, les paroles sont toujours gravées dans mon esprit, au mot près, en anglais, ce sinistre souvenir est intact. je la revois répondre à mes supplications, d'une toute petite voix, si faible...  "I'll miss you, jason... I'll miss you." Et puis lle a fermé les yeux... Et... Et puis voilà, c'était fini, tout s'effondrait, seul son corps déjà squelette restait  côté de moi, et quelques larmes survivantes perlaient encore sur ses joues creuses, je me suis agenouillé au pied du lit, la tête posée sur son buste, secoué de sanglot. L'hôpital a ensuite téléphoné aux parents pour moi. Son fantôme me hante, il erre dans mes cauchemars désormais. Sa vie a été aspirée jusqu'à la dernière goutte, comme par une succube, qui aurait dévoré sa faim puis sa vie et son âme. Je n'entends pas que l'homme me parle. " La succube de la faim. Non. Titre de mauvaise littérature. " Je sors brusquement de mon monde, le visage surpris de Mr. Thibault me rappelle au moment présent.

  " Un titre ? Vous écrivez aussi ? Trouver le titre de son ouvrage est bien la chose la plus difficile qui soit. Mais ce n'est que mon humble avis. " Merci de m'avoir soustrait à ce fantôme, Monsieur. Je caresse ma nuque aux poils encore dressés, je sens toute ma colonne vertébrale comme glacée. "Oui, j'écris tout comme vous, mais des ouvrages de psychologie. Et je suis parfaitement d'accord avec vous sur ce point." Je suis encore un instant noyé par mes souvenirs. Lauren, heureuse, riant en me poussant à la balançoire, avec une couronne de marguerites dans les cheveux.

    " Où pouvons-nous aller pour déguster cet en-cas ? Je connais un café assez proche mais il faudrait sortir. Ou bien avez-vous ce qu'il faut chez vous ? " A nouveau il me tire hors de ces visions du passé qui m'engluent dans la douleur qui subsiste au fond de moi. Il a avancé, alors que je n'ai pas bougé. Il a retiré ses lunettes et me fixe. Je réfléchis un instant. "Si vous le désirez, j'ai dans mon appartement de fonction une grande collection de thés, et des scones maison à la myrtille. Cela vous convient-il?" Mr. Thibault s'approche de moi, l'air très sérieux. " Très bien. Mais est-ce que nous pourrions nous tutoyer ? Je préfère entretenir de bonnes relations avec mes collègues et comme nous sommes amené à travailler ensemble désormais... appelle-moi Alan je te prie. " Il sourit, et me tends une main amicale. Ce type m'inspire plutôt confiance, il me parait sympathique. Je serre donc sa main avec vigueur, et affiche un léger sourire. Il réussit plutôt bien mon test pour le moment. Je suis certain qu'il gagnera cette épreuve haut la main. "C'est entendu, Alan. Tutoyons-nous. En route."

Nous nous dirigeons silencieusement vers mon appartement. j'ouvre la porte, et invite Alan à s’asseoir sur un des fauteuils qui entourent une table basse. Je m'n vais chercher un plateau et des tasses. "Qu'est-ce que vous... Tu veux comme thé? J'ai de tout! Préfères-tu des scones à la myrtille ou bien des cookies?" Oui, le goûter est mon péché mignon. J'ai toujours beaucoup de choix, et uniquement des choses de qualité. Et il est vrai que je ne peux me passer de mes scones maison... La recette familiale que ma mère m'a enseignée il y a quelques années est tellement bonne! je me délècte d'avance, et lorsque Alan a fait son choix, je reviens et pose le plateau sur la table, avant d'aller faire bouillir de l'eau pour le thé.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Lun 10 Fév - 21:51


" Qu'est-ce que vous... Tu veux comme thé ? J'ai de tout ! Préfères-tu des scones à la myrtille ou bien des cookies ? " Je ne me sens pas très à mon aise ici. Il est toujours aussi froid et la pluie dehors n'aide pas à donner un peu plus de chaleur à la pièce. Le gris acier des yeux qui me fixent attendant une réponse, ne m'aide pas à me décontracter. " Un thé vert sera parfait et ... des scones, s'il te plaît. Ça fait une éternité que je n'en ai pas mangé. " Il repart aussitôt. Quelle allure. J'ai vraiment du mal à comprendre comment il fait pour paraître si froid. Je vais finir par attraper un rhume à ce rythme là. Mais le gentleman que je suis en toute circonstance devrait arrêter de penser de cette manière. C'est un écrivain aussi après tout. J'imagine que je peux trouver des sujets de conversation ? Lorsqu'il revient, j'essaye de reprendre mon sourire apparent pour détendre l'atmosphère. " Merci. "

Avant de dire quoi que ce soit, pour ne pas paraître impoli, je goûte aussitôt au scone que j'ai devant moi. A peine ai-je mordu dedans, le goût est tout-à-fait remarquable ! Et je m'y connais. " C'est délicieux, vraiment ! " Comme un enfant heureux, je souris de toutes mes dents. Je crois que l'innocence de Zoey que je fréquente assiduement à déteint sur moi. Depuis qu'elle est là, j'ai moi aussi des réactions assez enfantines. Et ça me fait un bien fou ! Je me reprends tout de suite en lançant une conversation pour détourner l'attention. " J'aime fréquenter d'autres écrivains. C'est toujours enrichissant. Quel est le thème du livre dont tu cherches le titre actuellement ? " J'essaye encore une fois de paraître détendu. La chaleur du thé et le délice des pâtisseries réussit un peu à réchauffer l'atmosphère. Mais il reste encore à déchiffrer le caractère de mon hôte. Et ça c'est une autre affaire. Je ne veux surtout pas paraître indiscret, alors quelque soit sa réponse, je détourne peu à peu la conversation. " Mes titres je les trouve souvent en me demandant quel est l'idée essentielle qui représente le mieux tout ce que j'ai décrit au travers de mon manuscrit. Quand j'y arrive pas, mon éditeur m'aide. Il est très doué pour ça. C'est son métier en même temps. "

Mon naturel bavard reprend un peu le dessus. J'espère ne pas trop le déranger. Mais s'il m'a invité après tout, ce n'est pas pour qu'on se regarde dans le blanc des yeux sans parler ! Reprends-toi Alan ! Il a l'air d'avoir ton âge, même s'il a une allure un peu particulière, il ne doit pas t'impressionner ! Après une autre gorgée de thé, j'esquisse un sourire un peu plus malicieux. J'essaye de vous franc jeu pour voir sa réaction. Je pense avoir réussi à gagner un peu sa sympathie. Et si sa réaction est mauvaise : je réussirais à me reprendre. " Dis-moi Jason : tu es aussi froid avec tout le monde ou juste avec moi ? " Si c'est un psychologue, il devrait se montrer à peu plus ouvert avec les autres. Je ne comprends pas son attitude. J'espère ne pas paraître trop indiscret mais mon naturel très curieux n'a pas pu s'empêcher de poser la question. J'espère que ma petite remarque, n'influera en rien la suite de cette conversation.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Mer 12 Fév - 15:35




" Un thé vert sera parfait et ... des scones, s'il te plaît. Ça fait une éternité que je n'en ai pas mangé. " Alan a fait son choix, je m'en vais faire bouillir de l'eau. "Va pour un thé vert, alors." Je reviens, le sers puis m'assois sur un fauteuil en face du sien.  " Merci. " Je l'observe discrètement pendant qu'il croque la première bouchée de son scone. Il est vêtu de manière très classique et élégante, costard-cravate. Du blanc, du noir.  " C'est délicieux, vraiment ! " Il arbore maintenant un grand sourire. "Je te l'accordes, j'ai toujours pensé que des scones ne peuvent être que succulents, mêmes ratés." Je lui sers une tasse de thé, puis à mon tour entame mon scone. " J'aime fréquenter d'autres écrivains. C'est toujours enrichissant. Quel est le thème du livre dont tu cherches le titre actuellement ? " J'écoute attentivement sa question tout en trempant mes lèvres dans mon thé. "Il est vrai que c'est toujours quelque chose d'instructif. En ce moment, je travailles sur un deuxième ouvrage à propos de l'anorexie, plus axé cette fois-ci sur les possibles causes de la maladie, ses conséquences et sur son inquiétant développement actuel dans notre société aux diktats de minceur. J'ai en revanche une énorme difficulté pour trouver un titre adéquat qui me plaise." J'avale une nouvelle gorgée de thé, puis repose ma tasse sur la table basse, dans sa petite soucoupe assortie. " Mes titres je les trouve souvent en me demandant quel est l'idée essentielle qui représente le mieux tout ce que j'ai décrit au travers de mon manuscrit. Quand j'y arrive pas, mon éditeur m'aide. Il est très doué pour ça. C'est son métier en même temps. " Mon interlocuteur sirote un instant sa tasse de thé, puis esquisse un sourire un peu malicieux. " Dis-moi Jason : tu es aussi froid avec tout le monde ou juste avec moi ? " Cette remarque  me fait instantanément esquisser un sourire en coin, et déclenche chez moi un léger rire. Je passe nonchalamment ma main dans mes cheveux, puis lui réponds.

  "Ce n'est que de la comédie, en réalité, et j'ai tendance à la jouer souvent au début de chaque nouvelle relation." Je conserve mon léger sourire en coin, et croque à nouveau dans mon scone à la myrtille. La pluie tape contre les carreaux, ce petit toc-toc aquatique est agréable, je trouve. je ferme les yeux, et  déguste un instant une petite lampée de mon thé. Cet homme m'a l'air remarquable, il a réussi mon test avec succès, et je me sens près à l'accepter.

    "Et toi, écris-tu quelque chose en ce moment? Ou bien un projet en cours de réflexion?" Je suis très intéressé, je trouve ça enrichissant de rencontrer cet homme dont j'ai lu les différents ouvrages avec un grand plaisir et une satisfaction intense. J'ai toujours été intéressée par la philosophie, lire à propos de ce sujet m'a toujours beaucoup apporté, bien que je ne maîtrise pas vraiment le sujet.

  Ma tasse de thé touche à sa fin. Je me ressers, après avoir proposé une seconde tasse à Alan. J'ai soudainement envie d'aborder des sujets plus légers, car je trouve ce petit goûter un peu trop professionnel et sérieux. "Dis-moi, depuis combien de temps travailles-tu ici? T'y plais-tu?" Pour le moment, je suis plutôt satisfait de ce que j'ai eu le temps d'observer: l'appartement est très confortable, mon bureau spacieux et agréable. La seule question que je me pose réellement pour l'instant est: de quels problèmes ces riches descendants vont-ils me parler en consultation? J'espère ne pas avoir uniquement affaire avec des problèmes futiles. Je déteste les futilités adolescentes.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Mer 12 Fév - 21:30

" Ce n'est que de la comédie, en réalité, et j'ai tendance à la jouer souvent au début de chaque nouvelle relation. " Un autre sourire trahit ma victoire intérieure. J'écoute toujours mes intuitions qui sont souvent bonnes. " Oh, je vois. J'espère bientôt faire tomber ce mur de glace dans ce cas. " Ce thé est tout aussi succulent. Ils ont bon goût ces anglais. Quoi qu'un peu bouillant pour moi. Je repose ma tasse méthodiquement, voyant que mon interlocuteur a envie de me poser une question. Mise à part nos voix, le seul bruit qui parvient à mes oreilles est celui de la pluie incessante. Une vision parfaitement déprimante. J'essaye de ne pas trop y penser pour ne pas perdre ma bonne humeur. " Et toi, écris-tu quelque chose en ce moment ? Ou bien un projet en cours de réflexion ? " Je prends quelques instants avant de lui répondre. J'en profite pour reprendre ma tasse de thé finalement : j'ai vraiment envie de la déguster quitte à me brûler un peu. Je trempe mes lèvres. " Depuis que je suis professeur à Nobilia, je n'ai plus beaucoup le temps d'écrire. Mais j'ai un projet effectivement. "  Encore une gorgée parce que c'est vraiment excellent. " J'aimerais y dévoiler ma manière idéale de philosopher sur l'amour. Mon éditeur me presse ses derniers temps pour que je lui envoie quelques chapitres mais : je n'arrive pas à me lancer. C'est étrange comme ce sentiment est particulier pour moi. Je ne veux surtout pas en faire une autobiographie mais je ne peux m'empêcher d'influencer ce que j'écris. " Les ouvrages de psychologie serait fort intéressants. L'anorexie est un sujet sensible qui touche énormément les gens dans notre société actuelle. Je serais curieux d'aller lire son ouvrage : histoire détendre un peu plus ma culture. L'amour est un autre thème qui touche tout le monde. Si je me lance dans son écriture, je sais que beaucoup de critiques m’attendront au tournant. C'est bien pour cette raison que je ne suis pas pressé de m'y mettre.

Jason me paraît peu à peu plus amicale, j'aime aussi lorsqu'on me renvoie la pareille dans une conversation. J'ai des idées, certes : mais seul je ne peux pas faire grand-chose. Il vient de terminer sa tasse. En bon invité, je m'empresse de la finir et en reprend un peu. La moitié cette fois. Je pense m'être assez brûlé la langue pour aujourd'hui. Je garde la tasse chaude entre mes grands mains soignées et observe un instant les yeux si particulier de mon nouveau collègue. Il est vraiment beau garçon. Mais à quoi je pense moi au juste ? J'essaie de me reprendre. Une autre question vient m'aider à penser un peu à autre chose. " Dis-moi, depuis combien de temps travailles-tu ici ? T'y plais-tu ? " Et bien, c'est dangereux de me lancer sur un sujet comme celui-là ! Mon naturel très bavard va vite reprendre le dessus : je ne me lasse pas de parler de mon poste à Nobilia. " Je suis ici depuis sa réouverture, il y a près de cinq ans. J'avais déjà mon doctorat en philosophie et je donnais des cours aux étudiants mais j'avais envie de changer d'air. Nobilia est vraiment un établissement fantastique. Je pense y avoir trouver ma place et c'est un vrai bonheur de pouvoir voir s'épanouir sous mes yeux toutes ses jeunes âmes qui font leur rentrée parmi nous chaque année. " Mon sourire s'est totalement métamorphosé. Oui j'adore cette école. Mélange de respect de la noblesse et désir d'apprendre aux meilleurs, à aucun moment je n'ai regretté ce changement d'orientation. J'étais né pour enseigner à Nobilia : c'est certain.

" J'espère bien sûr que tu t'y plaira aussi ! Nous n'avions pas encore de psychologue j'aimerais que tu m'expliques un peu comment ça va se passer. Les élèves vont prendre rendez-vous avec toi ? Je t'enverrais certains qui pourraient avoir besoin de tes conseils ? " Je m'interromps un instant, tout en continuant de le fixer, pour bien lui montrer que ma phrase est en suspend. " Promis, après on arrête de parler boulot. " Je sens que lui aussi se détend et l'atmosphère est un peu plus chaleureuse. Je reprends un scone pendant qu'il parle. Puis un autre. Après tout, je suis un invité : je me dois de faire honneur ! Je dis bien sûr ça uniquement pour me voiler la face : je sais bien qu'à ce rythme, je vais finir par prendre du poids mais qu'est-ce que vous voulez : mon plus grand défaut, c'est ma gourmandise. Je ne peux pas lutter face à ses pâtisseries. C'est bien trop compliqué pour moi. " Merci, je comprends un peu mieux maintenant. Je n'y connaissais vraiment rien en fait de compte. " Je cherche rapidement un sujet un peu moins professionnel. Voyons... Oui, je pense que ça ira.

" Je sais que c'est un peu mesquin mais : ce temps-là doit t'être familier non ? Personnellement, la pluie me déprime au plus haut point.  Et dire que ce n'est que le commencement ... "  J'essaie de m'éloigner de nos travaux respectifs mais c'est assez compliqué. J'aimerais en savoir plus sur lui et ses projets mais je peux être patient. Après tout, nous avons encore de nombreuses années devant nous avant de bien nous connaître. Et contrairement à monsieur Finnigan, professeur d'anglais que je déteste, j'ai bien l'impression que le courant passe entre nous. Je repose ma tasse de thé vide et regarde une nouvelle fois le spectacle déprimant de la pluie sur la fenêtre. " Est-ce que tu as l'un de tes ouvrages à porter de main ? J'aimerais beaucoup t'en emprunter un exemplaire. " Un léger sourire en coin et je pense qu'encore une fois, nous sommes sur la même longueur d'onde. Il faut que je fasse attention à moi : d'habitude c'est moi qui est le plus grand charisme lorsque je parle à quelqu'un. Je n'ai pas l'habitude de me trouver confronter à tant de charme. Je ferais mieux de rester sur mes gardes.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Jeu 13 Fév - 19:46



" Je suis ici depuis sa réouverture, il y a près de cinq ans. J'avais déjà mon doctorat en philosophie et je donnais des cours aux étudiants mais j'avais envie de changer d'air. Nobilia est vraiment un établissement fantastique. Je pense y avoir trouver ma place et c'est un vrai bonheur de pouvoir voir s'épanouir sous mes yeux toutes ses jeunes âmes qui font leur rentrée parmi nous chaque année. " Il sourit avec béatitude, cela doit être bon signe quand au potentiel de cette école à être agréable, d'après mes déductions. " J'espère bien sûr que tu t'y plaira aussi ! Nous n'avions pas encore de psychologue j'aimerais que tu m'expliques un peu comment ça va se passer. Les élèves vont prendre rendez-vous avec toi ? Je t'enverrais certains qui pourraient avoir besoin de tes conseils ? " Il s’interrompt un instant, puis ajoute: " Promis, après on arrête de parler boulot. " Il reprend un scone et m'écoute. "Et bien les élèves le souhaitant peuvent prendre rendez-vous, ou m'être envoyés par des professeurs ou autres membres du personnel si ils estiment que besoin est." Je peux voir Alan déguster scone sur scone, et je le comprends, c'est tellement bon ces petites choses! Je me détends un peu, l'atmosphère devient plus chaleureuse de fil en aiguille.  " Merci, je comprends un peu mieux maintenant. Je n'y connaissais vraiment rien en fait de compte. "


  Je balaye rapidement la pièce du regard, et jette un coup d’œil à la fenêtre. Le ciel est noir, et il pleut doucement, mais un faible rayon de soleil tente en vain de percer au travers de cette masse apocalyptique. " Je sais que c'est un peu mesquin mais : ce temps-là doit t'être familier non ? Personnellement, la pluie me déprime au plus haut point.  Et dire que ce n'est que le commencement ... " Cette constatation me fait encore une fois esquisser un petit sourire en coin. " Familier? Pas spécialement, il faut cesser de croire que l'Angleterre est le pays du déluge. Il est vrai qu'à Londres il pleut beaucoup, mais ma ville de Liverpool est bien moins sujette à ces intempéries humides. J'espère tout de même que ce temps ne durera pas indéfiniment, il est dur de monter à cheval avec une telle météo si elle est récurrente."
Alan pose sa tasse de thé vide dans sa soucoupe, et regarde rapidement par la fenêtre d'un air un peu déprimé.  


   " Est-ce que tu as l'un de tes ouvrages à porter de main ? J'aimerais beaucoup t'en emprunter un exemplaire. " Je m'extrais instantanément de mon fauteuil si confortable, et avance vers une de mes nombreuses valises, pas encore ouvertes ni rangées. Je l'ouvres, farfouille un peu dedans, et en tire une pile de trois ouvrages, que j'apportes vers la table basse. "Voilà tous mes ouvrages pour l'instant. Le premier, "Noyade", retrace le parcours d'un adolescent dépressif, de son entrée dans cette spirale jusqu'à sa victoire contre elle. Ensuite, il y a "Cicatrices", qui traite de la mutilation et divers de ses aspects. Et enfin, "Tuer Ana", qui parle de l'anorexie, mélangeant le récit du parcours d'une malade, et d'études sur les différentes possibles thérapies. Voilà ce que j'ai à te proposer."


 Alan se met à sourire légèrement, et je le laisse faire son choix. Je lui tends ensuite l'ouvrage qu'il désire, avec un petit sourire. J'ai envie d'en savoir un peu plus sur mon interlocuteur. "Dis-moi, quels sont tes loisirs, tes passe-temps?" Il pleut toujours dehors, et la lumière va décroissante. Je vais donc allumer une petite lampe pour éviter que la pièce ne soit trop sombre, bien que ce soit en général quelque chose qui me plaise: je n'ai pas envie de laisser mon invité dans le noir, je ne suis pas franchement certain qu'il apprécie.

Il ne reste plus un scone ni une goutte de thé, nous avons tout mangé et bu, c'est assez incroyable je l'avoue, mais les goûters de ce type sont mon pêché mignon, je le confesse.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Sam 15 Fév - 20:03

Jason est décidément un psychologue intéressant. " [...] J'espère tout de même que ce temps ne durera pas indéfiniment, il est dur de monter à cheval avec une telle météo si elle est récurrente. " Monter à cheval ? Vraiment ? Quelle drôle de préoccupation. Bien évidemment, je ne fais que le taquiner mais il réussit encore à me surprendre. Il est vraiment difficile de suivre le cours de ses pensées qui me semblent assez ... dissolu. Mais ça semble faire partie de son charme hypnotique et froid. Alors, pourquoi pas ? Le sourire aux lèvres, il me propose bientôt trois de ses ouvrages. Noyade, Cicatrices et Tuer Anna. Les trois sujets m'intéressent. Quand j'étudiais la philosophie, je lisais un ouvrage par jour. Ça fait bien longtemps que je n'ai pas autant lu. Voilà une belle opportunité. " Écoute, comme je me suis dans l'absolu incapacité de faire un choix : je vais t'emprunter les trois. " J'ai réussi à faire sourire ce mur de glace, je ne suis pas peu fier de moi.

Une curieuse question sort alors de la bouche de mon interlocuteur. Aurais-je éveillé sa curiosité par hasard ? " Dis-moi, quels sont tes loisirs, tes passe-temps ? " La luminosité s'est brusquement atténuée et Jason se lève pour aller allumer une lampe. Le soir tombe vite quand le temps est d'humeur aussi chagrine. Je tousse légèrement avant de répondre. " Mise à part la philosophie qui est ma grande passion qui occupe une grande partie de mon temps libre, entre conférences, séances de dédicaces, soirées mondaines... je dois avouer que je n'ai pas beaucoup de loisirs. J'apprécie le cinéma, je lis énormément et il m'est arrivé d'être invité à quelques parties de golfs mais c'est d'un ennui tellement profond que je me débrouille toujours pour décliner l'offre. " Je suis bien bavard et l'absence de thé ne me dérange pas plus que ça. J'aime cette atmosphère qui est un peu plus chaleureuse que tout à l'heure, malgré la pluie. Je m'empresse d'ajouter. " Et toi Jason, tu aimes monter à cheval alors ? "

Je suis sûr qu'il réussira encore à m'impressionner. Tout ce qu'il m'apprend est assez stupéfiant, je n'aurais pas imaginé qu'on puisse avoir fait tout ça. Moi qui ne suis ni sportif, ni casse-cou, il réussit très allégrement à obtenir mon respect. Je me lève alors, le laissant seul un instant, boire autant de thé à affecter ma vessie. " Je reviens dans un instant. " Mon appartement étant le jumeau de celui-ci je me dirige facilement et trouve l'endroit tant convoité. A peine suis-je ressortie que mon portable sonne. Je fais signe à Jason. " Excuse-moi vraiment, je dois paraître impoli... " Voyant qu'il paraît compréhensif, je décroche aussitôt. C'est ma petite protégée. " Allô Alan ! Je te dérange pas ? " " Pas du tout ma grande, qu'est-ce qui se passe ? " Je retourne lentement dans le salon, aillant Jason en face de moi. Je ne peux pas vraiment me douter à quelle point il peut tout savoir de moi rien qu'au ton que j'emploie et à mes expressions. C'est un psychologue après tout. " Un ami d'enfance me propose d'aller boire un verre avec lui ce soir. Je rentrerais plus tard que prévu. Ça ne te dérange pas ? " J'ai du mal à cacher ma déception. Mais j'essaye tout de même de la gommer dans ma voix. " Pas du tout, Zoey. Éclate-toi, tu as tes clés de toute façon ? " Elle me confirme puis me salut brièvement avant de raccrocher. Pourquoi je me sens soudainement si déprimé ?

Jason semble un peu s'inquiéter. " Oh ça ? C'était ma colocataire. Elle est américaine et me prévient qu'elle ne rentrera pas tout de suite. Elle est charmante, j'espère pouvoir bientôt te la présenter. C'est aussi une stagiaire de Nobilia. " Baissant le regard, un peu triste, je reprends la parole, espérant qu'il accepte ma proposition. " Viendrais-tu chez moi ce soir ? J'ai tout un tas d'alcool français pour un apéritif. " Boire seul n'est pas recommandé. Mais, je déteste être comme je suis. Ma main se met à trembler, je sors une cigarette. La garde éteinte entre mes lèvres. Un maigre sourire s'affiche. " Je suis désolé de me montrer dans cet état. " Pourquoi est-ce que je lui dit ? Qu'est-ce qu'il me prend ! Elle va arriver un peu plus tard, je ne pensais pas que son appel pouvait m'atteindre autant. On avait prévu de sortir ensemble ce soir... C'est sûrement pour ça que je suis contrarié. Je suis bête, absolument et définitivement bête ! Je dois me la sortir de la tête et au plus vite !
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Lun 17 Fév - 18:45

Il a choisi les trois ouvrages. Sans se poser trop de questions. Il m'a bien l'air d'être un grand lecteur. Cela me fait encore une fois sourire.  "Mise à part la philosophie qui est ma grande passion qui occupe une grande partie de mon temps libre, entre conférences, séances de dédicaces, soirées mondaines... je dois avouer que je n'ai pas beaucoup de loisirs. J'apprécie le cinéma, je lis énormément et il m'est arrivé d'être invité à quelques parties de golfs mais c'est d'un ennui tellement profond que je me débrouille toujours pour décliner l'offre. " Cet homme m'a l'ai d'être plutôt bavard, un peu mon contraire en somme, ce qui ne me déplaît pas, car qui souhaiterait subir une conversation silencieuse? Certainement pas moi en tout cas. Un lecteur, effectivement, mon hypothèse est confirmée, mais c'était si logique, en règle générale, un écrivain est également un lecteur. " Et toi Jason, tu aimes monter à cheval alors ? " Encore une fois je me passe la main dans les cheveux. J'ai un peu perdu l'habitude que l'on s'intéresse un minimum à moi, étant donné que la plupart des gens trouvent souvent mon apparence trop étrange pour venir me parler. "Et bien, oui, c'est quelque chose que j'apprécie beaucoup." J'essaie de faire un effort, et tentes d'être un petit peu plus bavard. "Mais uniquement avec mon propre cheval, Scar. Et jamais de compétitions pour moi. Je déteste ça au plus haut point." Je suis plutôt satisfait, je trouves qu'il y a du progrès. Après tout, Alan m'a très bien accueilli, je lui dois d'être ouvert et chaleureux. Je développe un peu plus ma réponse. "J'en ai fait un peu durant ma jeunesse, mais je détestait cette électricité, cette jalousie face aux trophées, toute cette pression, je ne ressentais aucun plaisir à monter dans ces conditions, malgré le fait que j'ai remporté quelques prix. Alors j'ai définitivement cessé la compétition." Je regarde un instant le plafond, et lisse des plis imaginaires sur ma chemise.


 " Je reviens dans un instant. " Je hoches la tête avec un léger sourire. Alan se dirige vers son appartement, et en revient après quelques minutes à peine. A peine a-t-il posé le pied dans mon salon que son téléphone sonne. " Excuse-moi vraiment, je dois paraître impoli... " Je lui lance un petit signe, lui faisant comprendre qu'il n'y a aucun problème. Pendant qu'il est au téléphone, je m'occupes de ranger ce qu'il reste de notre en-cas à la cuisine, pour ne pas paraître indiscret. Malgré tout, je ne peux pas ne pas entendre la voix d'Alan lorsqu'il répond ç son interlocutrice. " Pas du tout ma grande, qu'est-ce qui se passe ? " Aux premiers abords, il emploie un ton neutre, sans artifice il me semble. " Pas du tout, Zoey. Éclate-toi, tu as tes clés de toute façon ? " Soudainement, son visage se décompose, et sa voix tremblote un peu, bien qu’apparemment il essaie de cacher ce qui me parait être de la déception. Alan raccroche, et revient dans son fauteuil, une expression un peu triste et déçue au visage. Je fronce les sourcils. "Oh ça ? C'était ma colocataire. Elle est américaine et me prévient qu'elle ne rentrera pas tout de suite. Elle est charmante, j'espère pouvoir bientôt te la présenter. C'est aussi une stagiaire de Nobilia. " Je lui réponds d'un sourire neutre, tandis qu'il baisse les yeux, l'air légèrement abattu. Il a visiblement l'air de regretter sa présence, c'est gros comme le nez au milieu de la figure. " Viendrais-tu chez moi ce soir ? J'ai tout un tas d'alcool français pour un apéritif. " Je souris timidement, il a l'air vraiment affecté. "Oui, avec plaisir, c'est très gentil de ta part."



  Je vois sa main se mettre à trembloter, puis Alan sort une cigarette qu'il glisse éteinte entre ses lèvres, sur lesquelles se dessine un maigre sourire. " Je suis désolé de me montrer dans cet état. " Je sais que cela peut paraître méchant, malsain, tout ce que vous voulez, mais je me sens plus dans mon élément en compagnie de personnes dans un état comme tel. Peut-être l'habitude? Je me sens tout de suite plus ouvert, j'ai l'impression que je ne peux qu'aider. "Ne t'inquiètes pas. Elle reviendra. " Soudainement j'ai l'impression d'avoir commis une indiscrétion. J'ai oublié un instant que je n'étais pas dans mon bureau face à un patient. Je détournes brièvement le regard, et passe une main dans mes cheveux. Je réfléchis à un nouveau sujet de discussion à aborder, pour tenter de lui changer un peu les idées, c'est la meilleure chose à faire dans ce genre de situation. J'avoue sue je ne sais pas trop quoi dire, et un silence pesant s'installe, je déteste cela. Je préfererai dire n'importe quoi plutôt que de ne pas parler.


"Heuum... Par simple curiosité...Y a-t-il une bibliothèque ici?" La réponse me semble tout simplement évidente, au vu du prestige de l'établissement, mais je ne sais pas, i'avais tout simplement l'impression d'avoir le devoir de dire quelque chose, mais finalement j'aurais peut-être mieux fait de me taire. J'espère ne pas passer pour un idiot, et je passe une énième fois ma main dans mes cheveux.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Mar 18 Fév - 9:16

" Ne t'inquiètes pas. Elle reviendra. " Des paroles futiles, sans fond qui servent à réconforter. Des phrases comme ça j'en ai dit des centaines de milliers à mes amis, après une rupture douloureuse. Des mensonges de ce genre existent par dizaine et ne sont destinés qu'à vous donnez une pâle illusion de ce qui aurait pu être la réalité. Qu'est-ce que je raconte moi ? Elle me délaisse seulement une soirée ! Je vais tenir le coup, j'ai un nouveau collègue à questionner. Alors que je suis en pleine réflexion intérieure, je vois le nouveau psychologue, bien plus souriant que lors de notre rencontre, se dandiner en cherchant un sujet. Il n'est pas très à l'aise dans les conversations en dehors du travail à ce que je vois. Ce mur de glace fond progressivement. Il ne m'a pas l'air si terrible, cet homme au regard froid. Nous franchissons bientôt le seuil de son appartement, pour se diriger vers le mien. Alors que je sors les clés de ma poche, il se décide à rompre le silence que j'ai imposé par mes réflexions. " Heuum... Par simple curiosité...Y a-t-il une bibliothèque ici ? " Avant d'ouvrir la porte, je me tourne vers lui, retrouvant un petit sourire. " Bien sûr. La plus grand et riche bibliothèque que l'on puisse trouver dans une école. " Je pousse la porte et nous entrons.

Je vais vers la fenêtre qui mène sur le balcon et j'en profite pour allumer ma cigarette. La pluie tombe toujours, mon invité me suit et il fait quand même bien froid mais la chaleur proche de mes lèvres me fait oublier cette sensation. " Je te la ferais visiter si tu veux. Il y a un excellent rayon psychologie il me semble. J'ai déjà surpris plusieurs élèves s'y plonger. Je te les enverrais si tu veux : parler de ce domaine à un professionnel devrait être une expérience enrichissante. " Une bouffée ou deux, je me sens déjà mieux. Le soir est déjà là. Ce n'est pas si désagréable ce temps. Seulement celui qui m'accompagne semble avoir un peu froid. " Oh, reste à l'intérieur, j'arrive. Quel hôte indélicat je fais. " Voyant qu'il hésite à me laisser là, seul, je lui adresse un petit regard amusé. Il est vraiment très mignon comme ça. Je ne peux résister. " Si tu ne pars pas, je peux te prêter ma veste. " Sa réaction est intéressante. Ma cigarette est presque terminée et je ne vais pas abuser non plus. Mais mon petit effet m'a permis de retrouver mon sourire.

De retour à l'intérieur, je referme la fenêtre et monte un peu le chauffage pour mon invité. Tandis que je lui montre le canapé, je sors bientôt de mon placard un pinot hors de prix parfaitement excellent. " As-tu déjà goûté ? C'est une vraie petite merveille. " Dans mon appartement, je suis bien plus à l'aise et je nous sers avec décontraction et habilité. Lui tendant son verre, je l'oblige à me regarder dans les yeux pendant que nous trinquons. " Après un thé anglais, passé au vin français. Pour le mélange des cultures ! " Ce vin est juste admirable. Il laisse un tel goût de raison sur la langue, je l'adore vraiment. Si sucré et raffiné, on en oublierait presque la forte teneur en alcool. " Ce pinot est à ton goût ? " Je suis assis à ses côtés, sur le canapé confortable et je savoure ce vin magnifique. Sans le savoir vraiment, je me suis assez rapproché de lui. La chaleur de l'alcool envahit peu à peu mes sens. J'engage un nouveau sujet bien plus personnel. " Les femmes sont raffinées, belles, éblouissantes dans leur grâce. Zoey est une danseuse étoile. Tu la verrais danser... c'est tout simplement sublime. " Puis, après une nouvelle gorgée, je ne tourne vers lui. " Les hommes sont superbes, attentifs et dotés d'un charme puissant qui vous fait perdre pieds en un seul regard. " Mon sourire n'est pas seulement dû à l'alcool. Je le fixe, sûr de moi. Son charme, je n'y suis pas étranger. Je veux simplement lui faire comprendre. " Tu ne trouves pas ? " Une autre gorgée et je me sens tellement bien, en si bonne compagnie.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Mer 19 Fév - 18:55

Alan nous dirige vers son appartement, et avant d'ouvrir la porte il se retourne vers moi avec un petit sourire naissant. " Bien sûr. La plus grand et riche bibliothèque que l'on puisse trouver dans une école. " Il pousse la porte et nous entrons. Il se dirige vers le balcon, je le suis. Il allume sa cigarette. Il pleut toujours, la température est fraîche. " Je te la ferais visiter si tu veux. Il y a un excellent rayon psychologie il me semble. J'ai déjà surpris plusieurs élèves s'y plonger. Je te les enverrais si tu veux : parler de ce domaine à un professionnel devrait être une expérience enrichissante. " Je souris, mais commence à grelotter, je me frottes les mains l'une contre l'autre. " Oh, reste à l'intérieur, j'arrive. Quel hôte indélicat je fais. " Je ne sais pas, j’hésite, après tout il ne fait pas si froid, je peux tout de même lui tenir compagnie jusqu'à ce qu'il ai fini sa cigarette? Alan me lance un regard amusé. " Si tu ne pars pas, je peux te prêter ma veste. " Je me sens soudainement vraiment gêné, heureusement, l'obscurité doit masquer mes joues qui rougissent un peu. "Ne t'en fais pas, je suis déjà mouillé de toute manière."


   Il a terminé sa cigarette, et nous retournons enfin à l'intérieur. Alan me désigne le canapé, m'invitant à m'assoir. Pendant ce temps, je le vois sortir une bouteille d'un placard. " As-tu déjà goûté ? C'est une vraie petite merveille. " Il nous sert habilement, il semble bien plus décontracté désormais. "Et bien non, je l'avoue." Alan me tend mon verre, et soutient mon regard pendant que nous trinquons. " Après un thé anglais, passé au vin français. Pour le mélange des cultures ! " Je trempes les lèvres dans cet alcool. Ma bouche est alors envahie de saveurs remarquables. C'est un alcool remarquable. " Ce pinot est à ton goût ? " J'avale doucement ma gorgée. "Il est délicieux, Alan, merci beaucoup de m'y faire goûter." Pendant que je trempes à nouveau mes lèvres dans cette boisson exquise, je réalises qu'Alan se rapproche un peu de moi. Je me raidis, mais tente de rester détendu malgré tout.


  " Les femmes sont raffinées, belles, éblouissantes dans leur grâce. Zoey est une danseuse étoile. Tu la verrais danser... c'est tout simplement sublime. " Je souris, j'apprécie énormément les ballets classiques. Il a l'air de vriament l'apprécier, cette jeune-femme. " Les hommes sont superbes, attentifs et dotés d'un charme puissant qui vous fait perdre pieds en un seul regard. " Ma gorgée passe mal. Alan sourit, et me fixe, l'air sûr de lui. Je me rembruni immédiatement. Il doit être embrumé par l'alcool, et influencé par le fait que sa colocataire s'absente. Je pense donc qu'il n'est pas dans son état normal, je ne prends donc pas au sérieux ses sous-entendus. Il affiche un grand sourire. Je suis persuadé qu'il est entièrement influencé par l'alcool. "Tu ne trouves pas ? " Je passe ma main dans mes cheveux, c'est un tic chez moi lorsque je ne sais pas vraiment quoi dire ou que je me sens mal à l'aise.


"Et bien, je dois dire qu'étant donné que je ne suis pas... intéressé par les femmes... Je suis plutôt d'accord, seulement, chaque homme est différent, je crois qu'il est impossible de... Généraliser." Je me racles la gorge. J'ai soudainement le sentiment de m'être dévoilé, je déteste cela, à vrai dire je ne parles que rarement de moi ainsi, je déteste mettre à nu mon jardin secret. Je déteste cette expression. Elle me semble dépassée, stéréotypée, de couleur rose. Je hais le rose, le noir est une des seules couleurs à laquelle je rendes grâce.


J'avales une nouvelle gorgée d'alcool, et détournes le regard. Agir de la sorte me frustre. Habituellement, c'est moi qui fixe les gens, et eux qui évitent mon regard. J'ai le sentiment de ne pas être fidèle à moi-même en me comportant ainsi. Je lâches accidentellement un petit soupir, que je désirerais pouvoir effacer. Je ne veux pas qu'Alan prenne mal mon attitude, c'est juste que je ne suis pas habitué à être... si bien accueilli, et perturbé de la sorte par quelqu'un, je déteste dévoiler mes émotions et états d'âme au grand jour.


Il sourit toujours, et je me sens de plus en plus mal à l'aise, je sens son regard posé sur moi, j'ai l'impression d'être vulnérable, et je ne peux pas supporter. Je fermes les yeux un instant. J'aimerais respirer un grand coup pour me remettre les idées en place, mais ce serait indélicat de ma part. J'essaie de me détendre à nouveau. Je rouvres les yeux, et me tourne vers Alan. "Cet alcool est vraiment exquis. De quel château s'agit-il?"
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Jeu 20 Fév - 22:09

Jason est gêné. C'est adorable. Il passe sa main dans ses cheveux, encore mouillé par la pluie sous laquelle nous étions. Le regard fuyant, je vois bien qu'il n'est pas à son aise. Mais sa réponse à mes élucubrations confirment alors mes pensées. " Et bien, je dois dire qu'étant donné que je ne suis pas... intéressé par les femmes... Je suis plutôt d'accord, seulement, chaque homme est différent, je crois qu'il est impossible de... généraliser. " Les longues pauses qui ponctuent son discours sont révélatrices. Le psychologue est gay. Que c'est intéressant. Je ne sais pas s'il a bien saisi les indices que j'ai laissé pour lui faire part de ma bisexualité, mais sa réponse est tout-à-fait satisfaisante. " Voilà qui est très intéressant. " Je continue de le fixer avec mon sourire imperturbable désormais. Quelques gorgées de pinot et me voilà encore un peu plus heureux. J'en avais besoin il me semble. Jason est d'un charme fou, l'avoir à mes côtés m'aide à penser un peu à autre chose qu'à ma triste soirée perdue.

Après un petit soupir révélateur et une remise en question en fermant quelques instants les yeux ( oui je suis très observateur lorsque je cherche à séduire ) Jason se décide à reprendre la parole. " Cet alcool est vraiment exquis. De quel château s'agit-il ? " " Un connaisseur ? Celui-ci est un château Ollwiller qui nous vient tout droit d'Alsace. Je n'hésite pas à faire venir de loin, lorsque le produit est bon. Quel qu’en soit le prix. " Un petit clin d’œil et je finis ma coupe. Je pose mon verre en même temps que lui et frôle sa main. Très douce. Le contact avec une peau si fine est rare, j'essaye de faire comme si de rien n'était et m'empare de la bouteille. " Je te ressers ? " La soirée arrive lentement, j'ai bien envie de boire encore jusqu'à ce que je ne pense à rien de tout ce qui pourrait ruiner mon beau moral. Je ne voudrais pas lui forcer la main. Il a peut-être d'autre chose à faire. En attendant sa réponse, je me ressers moi-même et lève mon verre pour porter une sorte de petit toast. " A notre rencontre. Et au début d'une longue et étroite collaboration. " Je suis toujours aussi proche, ne cherchant pas à être discret. J'espère ne pas le faire fuir, avec mes manières de grand homme triste et débauché.

Je laisse aller ma tête en arrière, soufflant un peu, détendant ma nuque dans ce canapé de luxe. Une douce chaleur m'envahit peu à peu. " Tu sais Jason, je ne t'oblige pas à rester trop longtemps. Tu dois avoir une tonne de chose à faire depuis ton arrivée d'Angleterre, non ? " Je me redresse évitant de le fixer comme je viens de le faire. Je me détache un peu, le laissant respirer. Une autre gorgée, franchit mes lèvres pendant que je l'écoute me répondre. Par dessus mon verre, je lui jette soudainement un regard perçant. " Tu es sûr de toi ? Sache simplement que si tu restes, je ne sais pas si je vais encore pouvoir me contrôler longtemps... " Alan Thibault, le célèbre philosophe, voit ressurgir ses instincts de chasseur devant un étranger au physique si particulier et envoûtant. Mais qu'est-ce que je fais au juste ? Oui, parfaitement. C'est un ultimatum. Un râteau de plus, ce ne serait pas bien grave. Je m'en remettrais et notre amitié pourrait partir sur de bonnes bases. Je préfère que les choses soient clairement simplement. A lui de refuser si mes envies ne sont pas partagées.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Sam 22 Fév - 17:43

" Un connaisseur ? Celui-ci est un château Ollwiller qui nous vient tout droit d'Alsace. Je n'hésite pas à faire venir de loin, lorsque le produit est bon. Quel qu’en soit le prix. " Alan m'adresse un petit clin d’œil, avale le reste d'alcool au fond de sa coupe, et la repose sur la table en même temps que moi. Il frôle ma main, ce contact me fait frissonner. Je sens les poils de mes bras se hérisser. Pendant ce temps, Alan attrape la bouteille sur la table.  " Je te ressers ? " Il m'est tout à fait impossible de refuse. "Soit. Mais juste une goutte s'il-te-plait."  Il lève son verre. " A notre rencontre. Et au début d'une longue et étroite collaboration. " Je souris. Alan est très proche de moi, mais peu à peu l'alcool m'aide à me détendre. Il s'affale élégamment sur le canapé. " Tu sais Jason, je ne t'oblige pas à rester trop longtemps. Tu dois avoir une tonne de chose à faire depuis ton arrivée d'Angleterre, non ? " Une tonne de choses à faire? Je ne sais pas. Peut-être ouvrir mes valises et ranger mes affaires? Mais c'est quelque chose pour quoi j'ai toujours été rapide et organisé, cela me prendra certainement  peu de temps. Et puis après tout, je ne suis pas pressé, non? Alan se redresse pendant que je parles. "A  vrai dire j'ai tout mon temps, Alan." Je ponctue ma réponse d'un léger sourire en coin. Je trempe les lèvres dans ma coupe. L'alcool commence à me détendre et à me désinhiber un peu. Ma froideur distante habituelle commence à s'évaporer. Alan s'éloigne, et continue inlassablement de siroter sa coupe. Il me lance soudainement un regard perçant qui me perturbe encore une fois, mais j'essaie de ne pas détourner mes yeux des siens.  " Tu es sûr de toi ? Sache simplement que si tu restes, je ne sais pas si je vais encore pouvoir me contrôler longtemps... " Malgré la boisson qui commence à me monter à la tête, je ne peux m'empêcher de cligner de battre des cils et de rouler des yeux un peu surpris. Ses sous-entendus sont très clairs. Peut être que je ne laisse pas facilement paraître mes émotions, du moins si l'on exclut ma gêne désormais passée, mais je suis pour le moins perturbé et déstabilisé par Alan, je le confesse. Je décides donc à mon tour d'exprimer mes pensées


  "Le contrôle peut être nocif." J'avale doucement une gorgée de pinot. Pendant que je bois je le dévisage sans aucune retenue. La chaleur de l'alcool m'envahit de plus belle. Je me tourne dans sa direction, me rapproche à mon tour, et ajoute: "La retenue peut parfois laisser de belles occasions s'échapper..." Je souris encore, mais pas d'un simple sourire en coin, non! Je souris de toutes mes dents, d'un sourire presque carnassier. Et je ne le quittes pas des yeux. Maintenant, je ne détournes plus le regard. Plus du tout. Je suis bel et bien porté par l'alcool, mais cette sensation me plait.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Sam 22 Fév - 19:39


Sa réponse me laisse pantois. Sa gêne est parfaitement visible, mais il ne rompt pas notre contact visuel. Il est vraiment adorable ainsi. " Le contrôle peut être nocif. " Un sourire enchanté vient se poser sur mes lèvres. Je suis vraiment ravie. Je ne pouvais pas espérer mieux. Il se rapproche encore un peu plus de moi, son visage n'est qu'à quelques centimètres. " La retenue peut parfois laisser de belles occasions s'échapper... " Et il sourit. D'un magnifique et radieux sourire. Mon cœur s'emballe à la vue de ce cadeau. Je vais poser ma coupe sur le table, revenant au plus vite dans ma position initiale, passant mes doigts dans ses magnifiques cheveux noir corbeau. " Et il faudrait surtout pas laisser passer celle-ci ... " Je me plonge une nouvelle fois dans le gris profond de ses yeux, avant de m'approcher au point que nos nez se touchent dans une confortable chaleur. Je ferme les yeux, laissant en suspend ce moment magique. Le désir n'en monte que plus. Ça faisait bien longtemps qu'un homme ne m'avait pas tant plus au premier regard. " Tu es tellement beau, Jason. Ton physique ne doit pas passer inaperçu. Connaîtrais-tu déjà par hasard ... l'amour à la française ? "

Je suis très sérieux, je ne veux surtout pas rompre le charme. Curieux comme je suis, il est difficile de m'empêcher de poser tout un tas de question de ce genre. L'heure de dîner approche. J'espère qu'il voudra bien rester un petit moment en ma compagnie. Aussi brûlante soit-elle. J'aime beaucoup garder simplement ce contact. " Dans tous les cas, laisse-moi te l'enseigner. " Je me détache alors de ce contact, me lève et lui prend la main. Sans cesser de le fixer droit dans les yeux, je dépose un baiser sur le dos de sa main. " Voudrais-tu partager mon repas, ce soir ? Je vais appeler le traiteur. Ce sera pour fêter ton arrivée. " Je n'ai pas lâcher sa main, douce et fraîche dans le creux de la mienne. Sa réponse est celle attendue. " Je vais arranger ça tout de suite. " Alors que je lui lâche la main, en prenant soin de ne rompre qu'ensuite le contact visuel, je me dirige vers ma chaîne hi-fi pour mettre une musique d'ambiance. Un standard anglais devrait lui plaire. Je vais dans la cuisine pour m'emparer du téléphone.

" Très bien monsieur Thibault. Dans une heure, vous serez livrer. " " Merci à vous de toujours être si efficace. " Une heure. C'est tellement et si peu à la fois. Je reviens le voir. " La musique te plaît ? " Un plateau de petit four à la main, je lui en propose un avant de le poser sur la table. Je suis heureux. Malgré la pluie qui redouble et qui secoue le double vitrage en rythme. Heureusement que la musique plus joyeuse recouvre un peu ce bruit qui me déprime. " Ces petits fours ne valent pas tes scones, ils étaient vraiment excellents. Aurais-tu d'autres talents de cuisinier ? " Je me renseigne, essaye de mener une conversation légère. Je ne sais pas si elle pourra durer une heure enfin, je fais de mon mieux. Même si je ne peux m'empêcher de le dévorer des yeux. " Moi je me débrouille mais la plupart du temps je commande. Manque de motivation je pense. A propos, notre repas sera prêt dans une heure. Tâchons de nous occuper en attendant. " Je me ressers un verre, puisque la vu du mien vide m'attriste beaucoup. " J'espère être un hôte assez agréable, Jason. Je compte sur toi pour m'aider à m'améliorer. " Un autre clin d'oeil et je me remets à boire. Il faudrait que je me calme, mais ce pinot est si excellent. Ce sera mon dernier verre : sinon, je ne répondrais plus de rien.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Dim 23 Fév - 22:09

" Et il faudrait surtout pas laisser passer celle-ci ... " Alan passe doucement sa main dans mes chers cheveux, puis me fixe droit dans les yeux, et approche lentement son visage du mien, jusqu'à ce que nos nez se touchent. C'est un contact doux et tiède, se rapprochant un peu de la sensation ressentie lors d'un long bain de soleil passif. " Tu es tellement beau, Jason. Ton physique ne doit pas passer inaperçu. Connaîtrais-tu déjà par hasard ... l'amour à la française ? " Je ne réponds pas, je ne veux pas quitter cet état, j'ai la sensation d'être comme sur un nuage, embrumé par l'alcool, passif, totalement détendu, avec la chaleur du visage d'Alan contre le mien. A présent, les souvenirs morbides de Lauren me sont sortis de l'esprit, je suis comme dans un autre monde, et pour rien au monde je ne tenterais d'en sortir pour le moment. C'est peut-être lâche, seulement c'est plus facile à vivre, et les réminiscences macabres qui m'ont assailli tout à l'heure sont bien trop douloureuses pour que j'accepte de risquer les voir resurgir si vite. Alors j'abandonne momentanément toute résistance à l'alcool, et me laisse aller. " Dans tous les cas, laisse-moi te l'enseigner. " Alan éloigne alors sont visage du mien, se lève, et dépose un baiser sur le dos de ma main. Il me fixe toujours droit dans les yeux, et je plane tellement que je ne réagis pas. " Voudrais-tu partager mon repas, ce soir ? Je vais appeler le traiteur. Ce sera pour fêter ton arrivée. " Il tient toujours ma main, je finis par lui répondre. "Oh... Et bien... Oui." Alan me lâche la main. " Je vais arranger ça tout de suite. " Il lance une musique d'ambiance avec sa chaîne hi-fi, et téléphone au traiteur. Pendant ce temps, je sirote avidement mon verre de pinot. La seule information que je parviens à intégrer est que le repas sera prêt dans une heure.


  " La musique te plaît ? " Alan me tend un plateau de petits fours. J'en attrape un, puis il repose le plateau sur la table. Je croque dedans, et savoures, avant de me servir un autre petit verre de pinot. Je ne dirais pas que je suis ivre, seulement assommé et bercé d'illusions par la boisson. Il faut que je m'arrêtes, il est contraire à mes principes de me laisser aller de la sorte en public, car de plus si je continue sur cette lancée, je risque fort de déraper rapidement. " Ces petits fours ne valent pas tes scones, ils étaient vraiment excellents. Aurais-tu d'autres talents de cuisinier ? " Je pose ma coupe sur la table. "Et bien disons qu'autant je peux me débrouiller pour tout ce qui est pâtisserie, autant il vaut mieux ne pas me faire confiance pour les plats salés." Il est vrai que de ce côté là de la cuisine, je suis plutôt médiocre. " Moi je me débrouille mais la plupart du temps je commande. Manque de motivation je pense. A propos, notre repas sera prêt dans une heure. Tâchons de nous occuper en attendant. " Je vois bien qu'Alan ne me lâche pas des yeux, mais je n'y fais plus attention, je suis ici et ailleurs, mes pensées se floutent peu à peu, au rythme des gorgées d'alcool que j'avale. Il se ressert un verre à son tour. " J'espère être un hôte assez agréable, Jason. Je compte sur toi pour m'aider à m'améliorer. " Un autre verre. A combien en est-il, lui? Et moi? Je suis incapable de répondre à cette question. Je jette un coup d’œil à la bouteille. Elle est vide aux trois quarts. Ais-je tant bu que cela? Mes yeux jonglent entre la bouteille et mon verre, presque vide à nouveau. Puis entre Alan et mon verre. Je tente de me remettre les idées en place. Il y a quelques minutes, il embrassait ma main. Je n'ai aucunement bronché. Précédemment nos visages étaient si proche qu'une chaleur étrange m'envahissait. Mais n'était-ce pas plutôt celle de l'alcool? Alan, mon verre. Mon verre, Alan. Je pose à nouveau ma coupe sur la table. Je dois cesser de boire. Je viens de réaliser que je me suis laissé aller. Je pousse un soupir. Suis-je si lâche? Et dire que je répètes à longueur de temps à de nombreux patients que l'alcool n'est pas la solution à la douleur... La vertu incarnée. J'ai soudainement honte.


 J'éloigne un peu plus de moi la coupe posée sur la table. Si Lauren me voyait dans cet état... Lauren. Toujours et encore elle. Son fantôme me suit, me traque. Depuis que j'ai découvert la vérité sur ce qui s'est réellement passé, je me sens coupable. Coupable de ne rien avoir vu, coupable de ne rien avoir compris lorsqu'il en était encore temps, coupable de ne rien avoir pu faire pour elle. Je la revois assise à table, lors d'un des derniers repas de famille auxquels elle soit venue, fixant son assiette comme si il s'agissait d'une arme nucléaire, existant uniquement dans le but de la détruire, de lui brûler la gorge, de lui faire cracher son sang. Et dire que j'ose boire autant, pour me chasser sa souffrance et sa descente aux enfers de la tête, alors qu'elle, elle seulement, vivait le martyre, sans boire, sans se plaindre, en niant en bloc toute la douleur qu'il y avait en elle, et moi je bois, je bois comme un lâche, parce que je suis incapable d'assumer les conséquences de ma cécité passée, si j'avais vu plus tôt, si j'avais compris plus tôt, peut-être qu'elle serait encore là? Je ne peux même pas penser que je souffre, elle, elle a tant du souffrir que ma douleur ne peux rien être comparée à celle qui fut sans doute la sienne. Désormais, cette coupe me répugne, mon attitude me répugne, ma lâcheté me donne envie de vomir. Je ne suis qu'un misérable. Un pauvre con, voilà ce que je suis.


  Je passe nerveusement une main dans mes cheveux, qui à force doivent être tout ébouriffés. A nouveau je me renfermes, et ma froideur distante resurgit. Je me sens désolé de faire profiter Alan de mes humeurs négatives. De plus je tente de me persuader que seul l'alcool m'a poussé à agir ainsi avec lui, alors que je sais parfaitement que le fait qu'il me perturbe et m'attire n'y est ps vraiment étranger. Seulement j'ai l'impression qu'il me fait presque perdre la face, habituellement c'est moi qui transperce les gens du regard, moi qui les met mal à l'aise, moi qui les perturbe. Moi, moi, moi. En plus d'être lâche, me voilà narcissique. Moi, moi, moi. Lauren, Lauren, Lauren. Voilà à quoi se résume ma vie. Je ne suis qu'un pauvre con, oui. Un con bien misérable, qui tente de faire la leçon à des patients, à leur faire entendre raison, alors que moi-même je suis dans un cas tout aussi pathétique.


  J'englouti un deuxième petit four. Je suis terriblement gêné de me comporter de la sorte avec Alan. Je croise les jambes dans la direction qui lui est opposée, et baisse les yeux. "Les élèves ici sont-ils tous des riches insupportables et imbus d'eux-même? J'ai eu il y a quelques années une expérience négative dans un pensionnat privé très huppé en Angleterre. Ces gosses de riches venaient me consulter pour des pseudo-problèmes du typr ma mère ne veut pas m'offrir ces chaussures Prada hors de prix, dois-je la bouder pour lui faire entendre raison? J'ai démissionné au bout de trois mois. Mais cela m'a l'air d'être différent ici. Du moins j'espère que c'est le cas." Je replonge peu à peu dans ma noirceur habituelle. J'espère qu'Alan ne s'en offusquera pas. Je crois que l'alcool ne me réussit vraiment, vraiment pas.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Mer 26 Fév - 11:50

Je ne sais pas vraiment ce qui se passe. Jusqu'à présent tout se passait si bien ! J'ai lancé la livraison, mis une ambiance sonore décontractée, j'ai même sortie les petits fours pour accompagner le pinot. Alors ... pourquoi je sens Jason : ailleurs ? Il ne me répond toujours pas mais ça doit correspondre encore à son côté taciturne et froid. Ce silence accentue son charme et je parle pour essayer de le combler mais en vain. Il perd alors son sourire. A quoi peut-il penser de manière si appuyer ? Je ne suis pas d'accord. Il vient tout juste de répondre à mes avances : qu'est-ce qu'il lui prend ? Je le fixe d'avantage. Je déteste perdre l'attention de quelqu'un comme ça. Un long silence pesant accompagne ce soudain changement d'humeur. J'en profite pour manger quelques petits fours, histoire de reprendre un peu mes esprits. Laisser l'alcool embrumé mon esprit n'est jamais une bonne idée. Je risquerais de faire ... des choses regrettables. Après avoir enfin repris un amuse-bouche, Jason se décide à lancer un autre sujet. Sur un ton encore plus glacial que lorsque je l'ai abordé un peu plus tôt dans la journée.

" Les élèves ici sont-ils tous des riches insupportables et imbus d'eux-même? J'ai eu il y a quelques années une expérience négative dans un pensionnat privé très huppé en Angleterre. Ces gosses de riches venaient me consulter pour des pseudo-problèmes du type ma mère ne veut pas m'offrir ces chaussures Prada hors de prix, dois-je la bouder pour lui faire entendre raison ? J'ai démissionné au bout de trois mois. Mais cela m'a l'air d'être différent ici. Du moins j'espère que c'est le cas. " Je plisse les sourcils. Encore intrigué par son net changement d'attitude. J'essaye de cacher ma gêne en reprenant un air décontracté. " Je ne sais pas dans quel école tu as déjà travaillé mais sache que Nobilia est une école unique en son genre. Il n'y a pas que des nobles ou des bourgeois, loin de là. Notre établissement accueille tous les élèves qui souhaitent recevoir la meilleure éducation. " Je pose mon verre, me tournant vers lui pour appuyer mes propos. " Tu es là pour les accompagner dans cette tâche. Tu n'as qu'à renvoyer ceux qui ont de faux problèmes. L'autorité, ça a toujours du bon. Je t'aiderais si tu veux. Tu devrais travailler dans les meilleurs conditions possibles. Toutes les écoles n'ont pas un psychologue de ta renommé. Ceux qui ne te méritent pas, iront dépenser leur argent chez un faux psychologue qui voudra bien les écouter. " Il n'y a plus aucune trace de sourire sur mon visage, je le fixe, cherchant à voir au-delà du gris intense de ses iris. " J'y veillerais personnellement. " Je lui prends un autre petit four, essayant de paraître mon agressif. " La clé de mon enseignement est la discipline. Les fils à papa qui ne veulent pas m'écouter ne me joue pas leurs numéros longtemps. Plutôt que des heures de colles et autres punissions inutiles, eux, je leur réserve mon petit traitement de faveur. " Je relève un sourcil, avec un air amusé. Je ne lui ai jusqu'à présent exposé que ma figure de grand philosophe mondain. Il commence à faire connaissance avec monsieur Thibault, le professeur intransigeant et redouté.

" Je les convoque et j'appelle leurs parents. Eux se préccupe d'avantage de leur scolarité. Les nobles détestent mes appels et je leur rends bien. Moi-même j'ai mauvaise réputation dans ce milieu très fermé. Mes parents sont de bons petits bourgeois vois-tu ? Et comme j'ai été déshérité, je suis un moins que rien à leurs yeux. " Je reprends mon verre et me réinstalle dans le fond du canapé, prenant soin de regarder en face de moi. " C'est avec un certain plaisir, que je remets ses petits prétencieux et autres prétencieuses à leurs places. " Je fais tourner légèrement mon verre pour bien observer la robe de ce vin merveilleux et je le finis d'une longue gorgée avant de le regarder de nouveau un peu plus intensément. " Tu as le grand Alan Thibault pour toi tout seul ce soir. Tu n'as pas d'autres questions à lui demander ? Ou peut-être voudrais-tu que je te fasse une dédicace " J'essaye de paraître plus avenant maintenant que j'ai dévoilé cette partie de moi-même. Mais je veux qu'il sache que je suis de son côté. Entre intellectuels, il faut se serrer les coudes, pas vrai ?
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Jeu 27 Fév - 15:57

Je vois Alan froncer légèrement les sourcils. " Je ne sais pas dans quel école tu as déjà travaillé mais sache que Nobilia est une école unique en son genre. Il n'y a pas que des nobles ou des bourgeois, loin de là. Notre établissement accueille tous les élèves qui souhaitent recevoir la meilleure éducation. " Il pose son verre et se tourne vers moi. " Tu es là pour les accompagner dans cette tâche. Tu n'as qu'à renvoyer ceux qui ont de faux problèmes. L'autorité, ça a toujours du bon. Je t'aiderais si tu veux. Tu devrais travailler dans les meilleurs conditions possibles. Toutes les écoles n'ont pas un psychologue de ta renommé. Ceux qui ne te méritent pas, iront dépenser leur argent chez un faux psychologue qui voudra bien les écouter. " Il me fixe dans les yeux, c'est assez déroutant, j'ai comme l'impression que mon regard ne m'appartient plus. " J'y veillerais personnellement. " Je l'écoute silencieusement. " La clé de mon enseignement est la discipline. Les fils à papa qui ne veulent pas m'écouter ne me joue pas leurs numéros longtemps. Plutôt que des heures de colles et autres punissions inutiles, eux, je leur réserve mon petit traitement de faveur. " Il hausse un sourcil, et prend un air amusé. Lorsqu'il parle ainsi, je sens qu'il s'exprime en professeur, c'est assez amusant. " Je les convoque et j'appelle leurs parents. Eux se préoccupe d'avantage de leur scolarité. Les nobles détestent mes appels et je leur rends bien. Moi-même j'ai mauvaise réputation dans ce milieu très fermé. Mes parents sont de bons petits bourgeois vois-tu ? Et comme j'ai été déshérité, je suis un moins que rien à leurs yeux. " Alan reprend sa coupe, et je l'observe un instant. J'apprécie " C'est avec un certain plaisir, que je remets ses petits prétencieux et autres prétencieuses à leurs places. " Je l'imagine une seconde face à une foule d'élèves insupportables, ce qui me fait sourire, mais intérieurement uniquement. Il avale son verre d'une longue gorgée. A nouveau, il me fixe, plus intensément. Je réalise parfaitement que l'alcool n'est pas seul responsable de cette attraction étrange, mais il est tout simplement hors de question, et inconcevable que je me l'avoue. " Tu as le grand Alan Thibault pour toi tout seul ce soir. Tu n'as pas d'autres questions à lui demander ? Ou peut-être voudrais-tu que je te fasse une dédicace " Je me sens toujours un peu ailleurs. Je reste un instant silencieux. Je suis complètement assommé. "Et bien..." Les mots ne me viennent plus à l'esprit. Je n'ai jamais vraiment été de nature bavarde, mais là, c'est du jamais-vu. Je n'ai jamais eu non plus la capacité plutôt normale d'être capable de tenir une conversation logique. Oui, j'ai bien dit logique. Je suis plutôt doué pour passer du coq à l'âne, sans prévenir, comme ça, d'un coup. On me l'a souvent reproché, mais je n'y peux rien, c'est ainsi. Je jette un coup d’œil à la fenêtre. Il pleut toujours, et maintenant, la nuit est presque tombée. On peut déjà voir l'étoile du berger scintiller. "La lune est pleine, ce soir." Je la contemples un instant. Elle est d'un cercle parfait, éclatante. On peut voir ses cratères former comme un visage mélancolique. Cette vue me fait retrouver un pâle sourire.  "Elle est magnifique." Un nuage passe devant elle et la voile quelques secondes. J'en détourne le regard. C'est étrange de voir à quel point rien qu'une vison de ce genre peut m'aider à retrouver une bonne heure. Je suis déjà plus apaisé, je crois pouvoir dire que je suis plus serein.


"J'aime le son de la pluie contre les carreaux. C'est une mélodie agréable." Je suis peu à peu embraqué par mes rêveries habituelles, un peu comme un enfant je l'avoue. Quand je dis qu'il est difficile d'entretenir une conversation logique et continue avec moi, ce n'est en aucun cas un mensonge, malheureusement. Je m'enfonce dans le canapé, pose ma tête contre le dossier et ferme les yeux quelques secondes. A nouveau je me détends. Je me redresse, et souris à nouveau. "C'est un soir comme je les aime." C'est étrange, aujourd'hui je change d'humeur comme de chemise. Pourquoi? Je ne saurais pas le dire.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Lun 3 Mar - 21:19

Alors que je n'attends plus que sa réponse, il semble encore une fois perdu. A-t-il seulement écouté tout ce que je viens de dire ? Je parle tellement, je ne sais pas m'arrêter. Peut-être que je l’embarrasse ? Je viens l'aborder, lui demander qui il est, il m'invite mais ... j'ai comme l'impression de le forcer contre sa nature. Il préfère peut-être la solitude ? Moi qui suis si sociable, j'ai tendance à oublier que d'autres ne le sont pas. Sa longue réponse est bien la preuve de son désarroi. " Et bien... " L'alcool m'a définitivement embrumé, ce pinot est vraiment le meilleur. Heureusement que je ne suis pas seul. Quand c'est le cas, j'ai l'alcool triste. Mais en compagnie, je suis bien différent. J'espère que Jason pourra rester encore à mes côtés. " La lune est pleine, ce soir. " Je me tourne vers la fenêtre qu'il fixe avec un petit sourire, d'un regard absent. Je n'avais pas remarqué ce genre de détail. C'est drôle comme chacun à une vision différente de ce qui l'entoure. Quand moi je ne vois que lui, lui ne pense qu'à la lune. Dommage, Alan. Ton charme n'a pas du agir autant que tu le croyais sur lui finalement. La lune doit être plus intéressant que tes longs discours. Mais je ne me vexerais pas. Je ne suis pas comme ça. Toujours, je m'adapte.

" J'aime le son de la pluie contre les carreaux. C'est une mélodie agréable. " Il a l'air tellement calme. Comment fait-il pour penser ainsi alors que moi mon coeur bat un peu plus vite dès que je me risque à le regarder de plus près. Ce n'est pas juste. Il pose son verre, se détend enfin dans ce canapé. En silence, je l'observe, ignorant totalement le fond sonore que j'ai lancé qui viens de s'arrêter. Il pose sa tête en arrière, ses cheveux se dégagent de son visage ce qui le met encore plus en valeur. Et il ferme les yeux. Quel imprudent. " C'est un soir comme je les aime. " Je suis de nouveau proche de lui. Je n'ose pas le toucher. Mes yeux le font déjà bien assez, je ne sais pas si même les yeux fermés il peut sentir mon regard. " Vraiment ? Je pensais t'assommer avec mes discours. Tant mieux si tu apprécies quand même cette soirée en ma compagnie. " Démunies, j'essaye de me retenir et de ne pas parler. C'est un exercice extrême pour moi. Puisque... voyez-vous, soit je parle, soit j'agis. Rester à le regarder de la sorte est une bien belle occupation mais elle ne me satisfera nullement. Et puisque mon compagnon ne désire pas me parler...

Je me lève aussitôt et à pas de loup, je sors des bougies et les allume avec mon briquet une à une avant de choisir une musique d'ambiance un peu moins solennelle et plus décontractée. " La lumière du plafonnier te gâchera celle de la lune. J'ai pensé que ça pourrait te convenir. " Je me reprends ma place à ses côtés en me mettant légèrement plus près. D'un air un peu niais, avant un grand sourire, je prends un petit four pour lui donner. Mais je recule la main avant qu'il ne puisse le prendre. " Non. Ferme les yeux et ouvre la bouche. " Avec mon habituel petit sourire en coin, j'attends qu'il m'obéisse même s'il peut bien protester. Dès que je peux m'assurer qu'il ferme bien les yeux, je viens lui murmurer à l'oreille. " Mange-le en gardant les yeux fermés surtout. " Le petit four vient se loger dans sa bouche, tandis qu'il doit commencer à se rendre compte de quelque chose. Je l'avais mis dans la mienne avant de lui donner et la dégustation et bientôt suivi d'un baiser... au goût salé. Satisfait de mon petit effet, j'attends de voir de quelle manière il va bien pouvoir réagir.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Dim 9 Mar - 15:14

" Vraiment ? Je pensais t'assommer avec mes discours. Tant mieux si tu apprécies quand même cette soirée en ma compagnie. " Détendu dans le canapé, les yeux fermés, et les oreilles bercées par le son de la pluie qui toque doucement contre les carreaux, je me sens bien. Je sens Alan se lever, et je rouvres les yeux. Je le vois sortir des bougies, les allumer et les poser sur la table. Il change aussi la musique, elle se fait plus décontractée. " La lumière du plafonnier te gâchera celle de la lune. J'ai pensé que ça pourrait te convenir. " Je souris. Avec la lumière si particulière des bougies, j'ai l'agréable sensation d'être comme chez moi. Alan se rassoit à côté de moi, un peu plus près qu'auparavant. Il se tourne vers moi en affichant un grand sourire un peu figé, et me tend un petit four. Seulement au moment où j'allais l’attraper, il m'en empêche en reculant sa main. " Non. Ferme les yeux et ouvre la bouche. " Je fronces un instant les sourcils, un peu intrigué, puis finis par obéir, un peu surpris. Il chuchote alors à mon oreille. " Mange-le en gardant les yeux fermés surtout. "

J'ai l'impression qu'il se passe quelque chose. J'ai une atroce envie d'ouvrir mes paupières closes, mais je me retiens. La sensation de ce petit four dans ma bouche est un peu étranger, je ne saurais pas dire pourquoi mais il y a quelque chose de... différent? Je mastiques lentement, un peu plus perturbé encore. Puis je sens des lèvres se poser sur les miennes. Oh, je vois. Si c'est ça... La lune n'est plus ma principale préoccupation, désormais. Et bien je dois dire que ça ne me dérange vraiment, vraiment pas du tout. Si il en est ainsi, je crois que je vais à mon tour me laisser aller, pour une fois. Et puis j'aurais l'excuse de l'alcool bien qu'il ne soit pas vraiment entièrement responsable...


Je rouvres les yeux et plante mon regard dans celui d'Alan. Je ne souris aucunement, ni ne rougis, de nouveau conforme à mon image habituelle. Je reste ainsi quelques longues secondes. La lumière si particulière des bougies que j'affectionne tant me met plus encore à mon aise.Après quelques instants de ce regard, je prends doucement le visage d'Alan dans ma main et l'embrasse à mon tour, plus longuement cette fois. Car je le vois prendre des initiatives, et que je déteste rester passif, me laisser faire sans diriger. J'aime être aux commandes, tout diriger, me sentir maître de la situation, et aussi de moi-même.


Puis je me renfonces dans le canapé, après m'être un peu plus rapproché de lui. J'arbores un petit sourire en coin. J'ai envie que les rôles s'inversent, j'estime que c'est à mon tour de le mettre mal à l'aise. Oui, je sais qu'il m'arrive parfois d'être légèrement sadique sur les bords de temps en temps. Mais ce n'est pas un sadisme malsain, juste un petit sadisme gentil, non? " Dis-moi, Alan, es-tu déjà monté à cheval? Il faudra que je te présentes Scar. " Mon Dieu, qu'est-ce que je viens de dire? Maintenant, un cheval, ça se présente? déjà que je ne parles pas beaucoup, mais si en plus je dis n'importe quoi dès que j'ouvre la bouche... Affligeant. C'est tout bonnement affligeant.


Je crois qu'en fait ce n'était pas une très bonne idée de la part d'Alan d'allumer ces bougies, car additionnées à l'alcool, elles me donnent vraiment l'impression d'être chez moi, comme si j'étais en la compagnie d'une personne proche, et c'est quelque chose qui peut vite dégénérer... J'approches mes mains de son visage, et passe doucement mes index sur ses paupières pour lui indiquer de fermer les yeux. Puis comme je le faisais si souvent à Emmett, tout en fermant les yeux j'admires son visage à l'aveugle, par le toucher. Je suis la ligne de ses sourcils, puis effleure son front du bout des doigts, lentement j'épouse la forme de ses joues en y déposant mes doigts. je suis la forme des arrêtes de son nez, comme en sculpteur modèle l'argile, puis je suis le contour de son visage, en longeant d'abord la racine de ses cheveux, puis descendant sur les côtés je frôles la naissance de ses oreilles, en descendant vers sa mâchoire dont je sillonnes lentement le contour, avant de sentir sous mes mains son menton se dessiner. J'englobes son visage de mes mains, d'un contact infime, léger comme un souffle d'air, tout doucement pour ne pas risquer de lui faire mal. Ma main descend ensuite de son front vers ses lèvres, dont j'esquisse le contour du bout des doigts, avant de rouvrir les yeux et de penser très fort: qu'est-ce qui m'a prit?!
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Mar 11 Mar - 20:54

La réaction de Jason, est comme j'aurais dû m'en douter, pas des plus traditionnelles. Le baiser n'a pas été décevant, loin de là. Il m'a semblé légèrement surpris. Mais la suite a fait totalement basculer la situation. Après avoir avalé le fameux petit-four, le voilà qui rouvre les yeux. Au lieu d'être gêné et de détourner les yeux, de me repousser pour mieux me séduire ou bien de s'indigner de ce que j'ai fait... Le voilà qui plante son regard dans le mien. Ses grands yeux gris, sereins me regardent intensément. Tellement que c'est moi qui en rougit. Il ne sourit pas, mais accepte mes avances en m'imposant ce contact visuel, tout à fait déroutant. Au bout de quelques secondes, je sens ses mains qui viennent se glisser lentement dans mes cheveux et mon cœur s'emballe quand il vient m'embrasser de nouveau. Plus longuement. Plus rudement. Pourquoi je ne peux pas résister à ce contact insolent ? Nous avons le même âge, mais tout-à-coup, je ne sais plus vraiment qui serait le plus apte à être le dominant. Cette sensation de subir le désir de l'autre... m'enivre complétement lorsqu'il met fin à ce baiser fantastique.

Décidément, ce sont vraiment les hommes qui me font le plus tournés la tête. Quoi que je décide. Moi qui peut tester les deux amours et m'y convient dans les bras des deux sexes, je ne pourrais jamais complétement choisir. Parce que pour choisir, il faudrait aimer. Or je ne connais plus que le désir et la passion. Les sentiments amoureux sont et resteront un sujet tabous. Si l'on m'aime, je m'évapore, je ne peux plus rester et j'efface la douleur par mon absence. Mais si l'on me désire, j'ai beaucoup de mal à résister, je dois bien l'avouer. Jason est maintenant assis tout près de moi, lorsqu'il ouvre la bouche, je mets un temps à comprendre ce qu'il vient de dire. " Dis-moi, Alan, es-tu déjà monté à cheval ? Il faudra que je te présentes Scar. " Je le regarde comme s'il avait perdu un œil. Je tousse légèrement. " Tu te sens bien Jason ? " Avec un petit rire, je réponds à sa question. " Je suis déjà monté à cheval, dans mon jeune temps. Je serais ravie de faire la connaissance de Scar. " Son visage... est si... indescriptible. Je suis parfaitement incapable de savoir ce qu'il pense. Ça fait sûrement partie de son charme ? L'ambiance dans laquelle nous sommes plongés est apaisante. Surtout que les effets de l'alcool me donnerait envie de fermer les yeux. Je ne sais pas si ce sont les bougies qui ont fait changer une fois de plus Jason d'attitude, mais je préfère ses caresses chaleureuses que ses discours froids et distants. Je ne pensais pas qu'un tel personnage pouvait exister. Le psychologue semble être encore plus complexe que ses patients. Cette pensée me fait sourire.

Sans un mot, le voilà qui pose de nouveau ses mains sur mon visage. Ses grandes mains fraîches me font frisonner un instant. Je ferme les yeux. Mais... il ne m'embrasse pas ? Que fait-il au juste ? Lorsque j'ouvre de nouveau les yeux, je peux constater que lui-même les a fermé. Et il est en train de toucher chaque parcelle de mon visage. Je n'ose plus bouger. Je respire à peine. Ses mains se réchauffent peu à peu et lorsqu'il semble avoir fini sa douce exploration, il ouvre soudainement les yeux, surpris. Une fois de plus, sa réaction me déroute. Mon petit sourire en coin réapparaît. Je saisis l'un de ses poignets en plissant légèrement les yeux. Il pensait à quelqu'un d'autre et il est surpris de me voir c'est ça ? Je ne veux pas laisser passer une si belle occasion. " Qu'est-ce qui te plaît tant que ça dans mon visage ? Hum ? " Je me redresse et m'approche légèrement, tout en tenant toujours son poignet. Front contre front, je le fixe sans cesser de sourire et le fait reculer. Jusqu'à ce que je sois sur lui dans le canapé. Tout proche de son visage, je m'empare de ses deux mains, les approchant de mes joues. " Y'a-t-il quelque chose qui te rappellerait un ancien amant ? " J'essaye de le brusquer, test de nouveau ses réactions. Il faut que ce visage impassible se trahissent ! Je mettrais tout en œuvre pour réussir ! Je ne m'avouerais pas vaincu sans combattre ! Et sans lui laisser le choix, je l'embrasse de nouveau.

Je ne me contiens plus. Ou disons, moins que tout à l'heure. Ma langue vient lécher ses lèvres pour approfondir ce baiser que j'essaye plus endiablé que les premiers. Mes mains viennent le caresser du mieux qu'elles le peuvent et déjà, un genou s'est glissé entre ses jambes. Je cherche à le dévorer, ma bouche se plonge dans son cou, je l'embrasse légèrement et remonte jusqu'à son oreille. Ma voix grave et chaude peu alors résonner tout près de celle-ci. " Ose prétendre que je ne te fais aucun effet. " Je continue de l'embrasser encore un peu avant de m'appuyer sur mes bras et le contemple un instant d'un peu plus haut. " Quoi que tu me répondes, ton corps parle pour toi. " Avec un petit sourire, je reviens m'asseoir alors. Nous attendons toujours le traiteur. Je ne voudrais pas brusquer mon invité avant le dîner.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Mer 12 Mar - 19:05

Alan se remet à sourire, et prends un de mes poignets tout en plissant les yeux. " Qu'est-ce qui te plaît tant que ça dans mon visage ? Hum ? " Je souris. "L'ensemble me plait." Il se redresse et appuie son front contre le miens, toujours en souriant, et me fait reculer jusqu'à ce qu'il se retrouve sur moi. Il attrape mes deux mains et les approche de ses joues, très proche de mon visage. " Y'a-t-il quelque chose qui te rappellerait un ancien amant ? " Je clignes des yeux, un peu pris de court par cette question. En fait, je ne sais pas trop. Peut-être que c'est le cas? Je fronce les sourcils, et scrutes attentivement le moindre millimètre carré de son visage. " Pas vraiment... Juste les bougies... Non, je sais... Ta bouche, tes lèvres!" Oui, c'est ça! Il est totalement différent d'Emmett, ou de William, ou de n'importe qui d'autre, mais sa bouche, c'est presque exactement la même que celle d'Emmett! En fait je crois que j'ai vraiment abusé de ce pinot, je ne comprends même plus pourquoi j'agis ainsi, et je ne maîtrises plus très bien mes mots.


  Alan me coupe dans mes réflexions en m'embrassant encore une fois, bien plus ardemment. Je fermes les yeux, je laisse ses mains me caresser, je sens l'un de ses genoux se glisser entre mes jambes, et lui rends son baiser avec autant de fougue. Il se met à m'embrasser dans le cou, et remonte jusqu'à mon oreille, dans laquelle j'entends sa voix résonner doucement. " Ose prétendre que je ne te fais aucun effet. " Prétendre une telle chose serait mentir comme il n'est pas permis. Alan recommence à m'embrasser quelques instants, puis s'appuie sur ses bras, me regardant de plus haut. " Quoi que tu me répondes, ton corps parle pour toi. " En souriant, il se rassoit. D'un air faussement détaché, je réponds enfin. "Je ne prétends plus rien... Rien du tout." Un sourire un peux malicieux s'installe sur mes lèvres.

  Le traiteur n'est pas encore arrivé, et il reste encore un petit peu de temps à faire passer. Je me mets à l'aise dans le canapé, et songes qu'il faudra que je tâche d'aller voir Scar dès que possible, il doit se sentir un peu seul, le pauvre... Il faudra que nous fassions une petite promenade tous les deux, depuis les deux semaines assez chargées qui ont précédé mon départ pour la France, je n'ai pas eu une minute pour monter, et j'en suis vraiment désolé.

Je sors de mes pensées qui m'envahissent toujours malgré moi, et redonnes toute mon attention à Alan. Je l'observes attentivement, dans un silence qui me plait. Il est vrai que ses lèvres me rappellent beaucoup celles d'Emmett. Je préférais me le sortir de la tête, celui-là. Maintenant que j'habites en France, et que cela risque d'être définitif, il faut que je passe à autre chose. Au fond, je sais que si j'ai accepté de travailler à Nobilia, c'est d'abord car c'est un honneur et un plaisir pour moi, mais aussi parce que secrètement, je vois comme une solution pour éloigner mon passé le fait de changer de vie. Changer d'entourage, de paysage, de relations, de repères...

Je me mets un sourire, je ne saurais pas dire pourquoi. Je crois qu'Alan a une influence assez énorme sur mon humeur. Je continues de le regarder, fixant beaucoup ses lèvres, encore envahi par la chaleur de son précédent baiser. " Il fait chaud, ici. Je vais prendre l'air une seconde sur le balcon." Je ne veux pas paraître impoli où quoi que ce soit, mais les gouttes de pluie à l’extérieur additionnées à la chaleur de l'alcool et de mon corps totalement déboussolé par Alan m'appellent.

Je me lèves doucement, et sors. Je ne comptes pas rester longtemps dehors, il ne faudrait pas que rattrapes froid. Mais la sensation des gouttes fraîches ruisselant sur ma peau est si agréable... Je fermes les yeux. Il faut que je sois raisonnable, je vais être trempé! Il ne faudrait pas que je mouilles tout l'appartement d'Alan...
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Ven 14 Mar - 13:04

Je crois que j'ai réussi à faire mon petit effet. Je dois bien avouer que l'atmosphère semble être bien réchauffer et que les bougies ne semblent pas être les seuls responsables de ce phénomène. Je l'observe de là où je suis. Je revois encore les rougeurs qui l'ont envahis quand il a répondu à demi-mots à mes avances. " Je ne prétends plus rien... plus rien du tout. " Je n'ai pas aimé son regard froid qui se voulait confiant de tout à l'heure. Le destabiliser me va mieux. Il réagit enfin comme il le devrait et ça me rassure un peu. S'il changeait du tout au tout encore une fois, je pense que je serais totalement désemparé. Dans un silence de circonstances où nous reprenons tous deux nos esprits, je sors alors une de mes fidèles cigarettes et m'empare de la plus proche bougie pour l'allumer. La fumée m'aide toujours à reprendre le contrôle, à me calmer. Je sens le rythme de mon coeur reprendre une cadense convenable et je savoure l'instant présent.

" Il fait chaud, ici. Je vais prendre l'air une seconde sur le balcon. " Ouvrant les yeux, je le vois déjà passer devant moi pour retourner vers la porte-fenêtre. Il pleut toujours, mais je crois comprendre que la chaleur qui le consume n'est pas uniquement lié au chauffage de l'appartement. C'est avec un petit sourire satisfait, que je le vois sortir, faisant entrer avec lui un bris d'air frais qui m'aide à apaiser les effets de l'alcool déjà absorbé. Mais... il va se tremper. Le déluge n'a toujours pas atteint son terme. Je me lève, gardant ma cigarette en bouche, prêt à le rejoindre. " Ne reste pas, là tu vas prendre froid. " Je ne sais pas si l'averse réussit à couvrir totalement ma voix ou s'il a seulement ignorer ma phrase. Alors, lentement, je m'avance vers lui et entoure son cou de mes bras. Puis après quelques secondes, je souris. " Ma cigarette vient de s'éteindre. " Il n'aura pas suffit de beaucoup de temps pour nous tremper tous les deux. Je le ramène à l'intérieur et referme la porte-fenêtre. " Je vais nous chercher des serviettes. " Je dois avouer que même lorsque ses cheveux de jais sont mouillés, ça ne gâche en rien la perfection de son visage.

Je reviens avec deux grandes serviettes chaudes et lui recouvre la tête avec la première. Sans commentaire, je commence à essuyer ses cheveux soignement. Seulement je ne suis pas mieux loti et je frissonne un peu malgré moi en m'occupant de lui. Des gouttes coulent sur ma nuque et c'est assez désagréable. Mais je les ignore et m'applique à la tâche. " Regarde-nous. Deux vrais chiens mouillés. " Avec un petit sourire, je lui laisse la serviette sur les épaules avant de m'emparer de la mienne. Je plonge d'abord mon visage dedans, en poussant un petit soupir d'aise. Puis je déclare avec un léger sourire. " Tu as raison. C'est pas si mal la pluie, en fin de compte. "
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Sam 15 Mar - 17:24

L'eau ruisselle sur moi, dégoulinant jusqu'à mes pieds, il pleut des cordes. " Ne reste pas, là tu vas prendre froid. " C'est vrai... Mais je ne suis pas raisonnable. Je ne réponds pas, puis sens les bras d'Alan entourer mon cou. " Ma cigarette vient de s'éteindre. " C'est une véritable averse, il pleut à torrent. Mes vêtements sont trempés. J'ai toujours les yeux fermés, debout sous la pluie. Alan finit par m’entraîner à l'intérieur, je le suis et rouvres mes paupières. Il referme la porte-fenêtre. " Je vais nous chercher des serviettes. " Lui aussi est trempé. Il faudra que j'arrêtes de me comporter de manière si étrange et inutile. Mais: chassez le naturel, il revient au galop...


Alan revient avec deux serviettes, en saisi une, et en recouvre ma tête. Elle est chaude, et me réchauffe un peu. Il se met à essuyer méticuleusement mes cheveux. " Regarde-nous. Deux vrais chiens mouillés. " Je lâche un léger éclat de rire. Il laisse la serviette sur mes épaules, et puis attrape la sienne. Il plonge son visage dedans, et soupire de contentement. Il relève la tête, et déclare, un petit sourire aux lèvres: " Tu as raison. C'est pas si mal la pluie, en fin de compte. " Je souris à mon tour. " Il n'y a pas que la pluie qui est bien. "


  J'arbores à nouveau mon traditionnel sourire en coin. Ma tête est sèche à présent, toutefois mes habits sont toujours ruisselants. J'entreprends d'essayer d'en absorber un maximum d'eau à l'aide de ma serviette, et même si cela fonctionne, elle finit par atteindre sa capacité d'absorption maximale. Bon, au moins mon pantalon est juste humide maintenant, mais ma chemise est toujours trempée. Et si elle reste dans cet état, elle risque de faire dégouliner de l'eau sur mon pantalon, ce qui anéantirait mon travail. Je déboutonnes donc ma chemise, avant de la retirer. Je vais l'essorer au dessus de l'évier de la cuisine, c'est une véritable cascade. Puis je reviens, déjà un peu moins trempé. J'hésites un peu, puis la pose sur le dos d'une chaise. j'espère qu'elle ne gouttera pas trop par terre. je n'ose pas trop m'asseoir, j'ai peur de ruiner le canapé.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason   Lun 17 Mar - 11:22

Alors que je m'essuie à mon tour soigneusement, Jason me sourit. " Il n'y a pas que la pluie qui est bien. " Oh, vraiment ? Je garde cette pensée pour moi et continuer de sécher mes cheveux pour que les gouttes arrêtent de me couler dans le dos. C'est parfaitement désagréable ! Je suis pris d'un doux frisson lorsque je vois que sa chemise trempé fait apparaître son torse par transparence. Quel indécence ce petit psychologue. Je tousse et détourne le regard. Il n'y a que les manches de ma chemise qui sont trempé pour ma part. Je suis un peu mieux loti que lui sur ce coup-là. Il s'applique à absorber l'eau de sa chemise mais la serviette n'est pas assez efficace apparemment. Alors que je pense pour ma part être redevenu sec, le voilà qui commence à détacher sa chemise. Je ne peux m'empêcher de l'observer. Il est vraiment bien bâti. Il m'a bien dit aimé l'équitation ? Je devrais peut-être mis mettre, mes tablettes de Nutella ne s'en porteraient que mieux...

Je l'entends qui va jusque dans la cuisine pour l'essorer. Je ne voudrais pas qu'il prenne froid. Avant qu'il ne revienne, je passe dans la chambre pour changer de chemise et lui en prendre une au passage. Je pense que nous faisons à peu près la même taille, même si je me fais tailler des chemises sur mesurer à cause de mes larges épaules. Je reviens bientôt vêtu d'une simple chemise blanche à moitié boutonné avec une autre noir, que j'ai jeté sur mon épaule. Le voir torse nu, avec son jean trempé et son petit air gêné pourrait presque me faire totalement perdre le contrôle. Je souris, lui tendant la chemise. " Tiens, ne va pas attraper froid. " Puis je baisse les yeux vers son pantalon trempé. J'ai une furieuse envie de lui retirer lorsque je m'approche de lui pour l'aider à fermer ses boutons sans lui demander son accord. " Je vais te prêter un pantalon aussi je crois. Ne bouge pas, tu vas en mettre partout. "  Une petite flaque d'eau à ses pieds s'est déjà formé. Bon j'dois bien avoir une jean large qui pourrait lui convenir... Voilà. Je le sors de mon placard et le balance sur le canapé tandis que je me dirige vers la cuisine. " Ta chemise séchera plus vite sur une radiateur... Dis-moi, tu n'es pas habitué à te débrouiller seul, si ? " Sa façon d'agir sans ne rien dire, de manière hésitante, me fait penser à un jeune étudiant paumé dans une maison qu'il ne connaît pas. Je trouve cette attitude absolument adorable.

Lorsque je reviens, je prends son jean trempé et repart pour le mettre avec sa chemise. Je reviens m'asseoir à ses côtés sur le canapé, nous sommes enfin secs. " Quelle idée d'aller se tremper comme ça. Tu n'as pas froid au moins ? " J'approche simplement ma main pour la poser sur ses cheveux encore frais. Je les ébouriffe et retrouve le sourire, lorsque la sonnette retentit. " Ce doit être le traiteur. " Je me lève pour aller décrocher l'interphone et dire au livreur de monter. Je me dirige alors vers la cuisine pour rapidement sortir deux couverts. Je viens placer le tout sur la table de la salle à manger. " Assis-toi, je m'occupe de tout. " Le livreur sonne directement à la porte et je viens lui ouvrir. En quelques échanges, je le règle, lui souhaite une bonne soirée, et m'aperçoit que je devrais boutonner un peu plus ma chemise parce que je suis à la limite de l'indécence de cette manière. Les plats sont chauds et je les pose directement sur la table, m'essayant en face de mon invité.

" En entrée, ce sera une salade de chèvre chaud. J'espère que tu apprécies le fromage ? Dans tous les cas, ne te force pas si ça ne t'inspire pas surtout... En plat principale, je nous ai choisi un risotto aux champignons. Oui j'aime beaucoup la cuisine italienne... Et en dessert, hum... ce sera une surprise. " Je me lève alors rapidement pour aller mettre au frais la boîte de pâtisserie qui renferme notre dessert. Puis j'ouvre la boîte qui continue la salade et remplit nos assiettes. J'ouvre la bouteille de vin qui l'accompagne et prend le verre de mon invité. " J'ai de l'eau si tu préfères arrêter l'alcool pour ce soir aussi. " Je veux vraiment le mettre à son aise et lui faire plaisir. S'il n'aime ni le fromage et les champignons, je suis un peu foutu. Je me suis fié à mes envies ce soir, ne sachant pas quoi lui faire découvrir. Dans tous les cas, je rallume la musique d'ambiance et j'ai allumé aussi quelques bougies sur la table. Ma chemise reboutonné et nos assiettes pleines, le premier dîner de Jason en France peut enfin commencer. " A la tienne. " Nous trinquons et je lui adresse un petit clin d'oeil. " A notre rencontre fortuite dans les couloirs de Nobilia ! " Espérons qu'en mangeant, il se montre un peu plus bavard que d'ordinaire... mais j'ai comme le pressentiment qu'il pourrait une fois de plus me surprendre...
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[Terminé] Entre écrivains, on se comprend ♂ pv Jason

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