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 " Fais ta dernière prière ! " ● pv Bénédicte

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MessageSujet: " Fais ta dernière prière ! " ● pv Bénédicte   Mar 18 Fév - 17:39

T'en prendre à elle,
n'était vraiment pas une bonne idée...


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Je n'arrive toujours pas à comprendre, ce que je fais là. Nous sommes mardi, le meilleur jour de la semaine : parce qu'on termine la journée par deux heures de sport et que c'est bien la seule matière dans laquelle je me sens à l'aise. La plupart des élèves sont parties. Je reste. Pourquoi ? Parce qu'une chieuse à réussi à faire pleurer ma petite sœur. Irina, dix ans, ma véritable soeur est encore en Russie. Non, je parle de Lana Descombres, en seconde, jeune prolétaire qui a réussit à entrer à Nobilia mais qui ne supporte pas le regard des autres. Nous nous sommes rencontrés durant l'événement sportif qui a eu lieu peu après la rentrée. Elle est devenue si importante pour moi. Son sourire et son cœur pure m'ont redonné foi en l'amitié. J'ai détesté la voir pleurer hier dans mes bras. C'est pourtant rare qu'elle me montre ce visage. Depuis qu'un certain Alex, pervers et fou de son état, avait jeté son dévolu sur elle, plus personne ne l'avait sérieusement ennuyé. Avant cette fille. Elle est dans ma classe et je m'apprête à aller lui rendre une petite visite. Elle partage sa chambre avec ma petite sœur. Lana est une jeune femme très belle mais elle n'ose se mettre en avant parce qu'elle a peur que de nouveau : un malade veuille la violer.

Qui aurait pu croire que ce n'est pas un malade mais bien une malade qui l'embête sans rien savoir ? Mon poing se referme. Quelques filles sortent du vestiaire, je surprends leurs conversations. " Hihi, on est les dernières tu crois ? " Une autre répond avec un sourire qui en dit long. " Non, Bénédicte la pouilleuse est restée pour prendre sa douche. " " Ah ouf, on est pas obligé de refermer derrière nous alors... " Elles passent devant moi et me remarquent. Dommage. " Han Vadim ! Qu'est-ce que tu fais tout seul par ici ? " Je déteste ça. De quel droit elle s'autorise à m'adresser la parole celle-là ? Comme à mon habitude, je fronce les sourcils. " Ça ne te regarde pas. " Et bien sûr, leur réaction n'est pas du tout celle désirée. " Aaaah ! Qu'il est froid et viril ! Je succombe !! " Je pousse un énorme soupir, souhaitant à tout prix les laisser partir : j'ai autre chose à faire moi ! " Mais va crever ! " Et alors que je montre les dents, elles finissent par partir en faisant de petites exclamations parfaitement détestables ponctuées de magnifiques : " Il est tellement cool ! " Mais bon sang ! J'ai rien fait ! Pourquoi est-ce qu'elles sont cette image de moi ? S'il y a bien une personne au monde qui n'est pas fréquentable : c'est bien moi. Alors qu'elles arrêtent de fantasmer comme des pucelles en chaleur !

Je me décide à entrer dans les vestiaires. Je crois que ma proie est toujours tranquillement sous la douche. Je m'assois sur le banc, en face de celui sur lequel elle a mis ses affaires. J'attends. Je ne suis pas pressé. Je repense à Lana en pleure. " Elle n'arrête pas de faire des sous-entendues bizarres ! Elle s'est même mis dans mon lit tout à l'heure ! " Je lui tends un mouchoir, elle se mouche bruyamment. " Tu sais Vadim, à quel point je déteste ce genre de contact depuis... Alex... Je ne le supporte plus ! " Je la prends dans mes bras pour la réconforter. " Calme-toi, elle ne sait rien de ce qui t'as traumatisé. Je vais lui en toucher deux mots demain. " Elle me repousse brusquement. " Tu ne la frapperas pas hein ! Elle est pas méchante ! C'est juste que... j'aime pas ce qu'elle fait ... " Si c'est Lana qui me le demande... Je ne peux pas refuser. " Très bien, c'est promis. " Je suis en colère, c'est certain. Mais j'apprends à me raisonner depuis que je suis à Nobilia. Espérons que son caractère ne soit pas trop brusque, sinon je risque de m'énerver... J'ai promis de ne pas frapper, alors je tiendrais cette promesse. C'est la première fois que je fais attention à elle depuis la rentrée. Je ne connais rien d'elle. C'est fou comme, pour ma petite soeur, je fais des choses que jamais je n'aurais pu faire auparavant. Voilà qu'elle ressort de la douche, je croise les bras, fixe le sol. " Rassure-toi je ne suis pas un pervers. " J'ai pourtant l'air un peu agressif. Espérons que la situation ne s'envenime pas trop. " Je veux juste te parler habille-toi. " Sans m'en rendre compte, je lui donne des ordres et j'adopte un ton méprisant : je sais que Bénédicte n'est pas noble et que c'est pour ça qu'on la méprise. Je me fiche pourtant moi des rangs de tout ça, mais j'ai été élevé comme ça. J'imagine que cette entrée en matière ne va pas beaucoup lui plaire.
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MessageSujet: Re: " Fais ta dernière prière ! " ● pv Bénédicte   Mar 18 Fév - 20:04




bénédicte roussel
« Vous les hommes vous êtes tous les mêmes. Macho mais cheap, bande de mauviettes infidèles. Si prévisibles, non je ne suis pas certaine que tu l'mérites. »

Une journée de beau temps, une journée comme les autres, une journée de merde. Bousculée, giflée et enfermée dans un des nombreux placards à balais, Bénédicte passait une journée normale en compagnie de ses camarades de classe. Aaah, quel plaisir. Elle était alors là, enfermée tel un chiot apeuré, il lui avait fallu un peu moins d'un quart d'heure pour défoncer cette foutue porte métallique. Le cours de français venait de terminer. Elle savait ce qui l'attendait cependant, sachant qu'aujourd'hui, nous étions malheureusement Mardi, ce qui l'attendait, c'était le sport. Bénédicte n'avait aucune difficulté en sport, au contraire, elle allait juste se retrouver avec ces putains de bourgeois. Tout le monde la détestait, et c'était réciproque. Vêtue d'une jupe froissée, et d'une chemise ressortant de sa précédente, son costume d'écolière ne ressemblait plus à grand-chose.

Assise sur ce banc en bois peinturluré, elle fixait alors son casier cabossait. C'était un rituel. À chaque ouverture de celui-ci, Bénédicte pouvait être certaine de trouver une connerie à l'intérieur. La dernière fois, ses affaires avaient été brûlés, et elle dut par conséquent retourner à son dortoir en tenue de sport. Oui, c'était le petit rituel des bourges. Être le bouc émissaire de la classe n'avait pas que des inconvénients, visiblement, puisque ses chères camarades de classe réservaient des surprises dans son casier. Elles étaient alors toutes prêtes pour commencer le cours, et avaient, bien entendu, enfermé la brunette dans les toilettes. C'est après s'être échappée par le dessus, qu'elle arriva habillée d'un jogging tombant, ainsi qu'un tee-shirt trop large, dans le gymnase. Le professeur lui envoya un avertissement dans la gueule, et l'envoya par la suite sur le banc le temps que les autres élèves terminent l'échauffement. Elle s'était faite deux petites tresses de chaque côté, laissant une mèche lui barrer le visage. Elle observait le sol, sourire aux lèvres. Une des filles, qui pour aucune raison, avait "pitié" de celle-ci, vint à sa rencontre en s'asseyant à côté d'elle, essoufflée après sa course d'endurance. C'était une bourge, comme toutes les autres. Physiquement parfaite, aucun défaut, peau nette et cheveux soyeux, vous voyez le genre. Euh, salut ! Je suis nouvelle et j'aurais voulu savoir... Et sans lui laisser le temps de terminer sa phrase, Bénédicte la poussa du banc où lequel elle était assise, sans broncher. Dégage, grognasse, j'en veux pas de ta sympathie. C'est vrai, elle allait tout simplement devenir comme toutes les autres en fin de compte.

Le cours était terminé et Bénédicte était de corvée, en gros elle devait ranger l'atelier entier. Les autres étaient toutes parties, elles avaient eu largement le temps d'installer la petite surprise que Bénédicte redoutait tant. C'est après une vingtaine de minutes qu'elle termina sa punition d'un coup de balais. Elle rejoignit les vestiaires et prit une douche en vitesse. Serviette autour de la taille, regardant autour d'elle s'il y avait la moindre personne aux alentours, s'approcha de son casier, mains tremblantes. Elle tourna de la main droite la poignée, cadenas défoncé, tenant de la main gauche ses affaires de sport, ainsi que du bout des doigts ses tennis légèrement usées. Jetant un bref coup d’œil, elle ne remarqua rien de particulier, à part un message scotché dans le fond. Crève, pouilleuse ! Sourire aux lèvres, elle choppa vivement ses affaires modestes et referma son casier sans ménagement. À cet effet, une tête était apparue contre les casiers voisins, et ne laissa le temps à Bénédicte de reprendre son souffle qu'il prit la parole. Vous allez jamais me lâcher, sérieux. Et, serviette autour de la taille, les cheveux ondulés descendants le long de ses épaules, elle s'essuya les cheveux sans vraiment faire attention à la présence du jeune homme. Et si moi je ne voulais pas parler avec toi ? Dit-elle d'une manière neutre. Elle était lessivée, et ne voulait surtout pas s'emmerder avec un chieur pareil. C'était un noble parmi tant d'autres, fantasme premier des pucelles de sa classe. D'ailleurs, faisait-il partit de sa classe ? Il devait bien avoir le même âge qu'elle environ, mais sa tête ne lui disait rien malgré ses deux années d'ancienneté, bizarre.

Elle détacha sa serviette, nue alors devant les yeux de son interlocuteur, enroula celle-ci autour de ses cheveux pour ensuite se vêtir rapidement, ne faisant guerre attention à celui qu'on appellera : le trou du cul de service qui sait pas quoi foutre de sa vie à part venir harceler une pauvre fillette dans les vestiaires.



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MessageSujet: Re: " Fais ta dernière prière ! " ● pv Bénédicte   Mer 19 Fév - 13:01

Mais qu'est-ce qu'elle a celle-là ?

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Enfin elle est devant moi. En serviette comme prévu, je ne peux m'empêcher de remarquer sa peau mâte et ses longs cheveux bouclés. Qui contraste parfaitement avec le ton abrupte et détaché qu'elle emploie pour me répondre séchement. " Et si moi je ne voulais pas parler avec toi ? " Sans aucune gêne, elle retire la serviette qui cachait encore son corps pour s'essuyait les cheveux. Je détourne le regard des rougeurs naissantes sur mes joues. Appliqué à regarder dans la direction opposé, je réponds sur une même ton glacial qui me va si bien. " Ecoute quand même. Je pense que ça pourrait bien t'intéresser. " Comment une fille peut-elle parler comme moi ? Moi qui suis déjà ami avec Lana, j'avais une très bonne image des prolétaires : elle est douce et gentille et je me fiche totalement de son origine sociale. Bénédicte ne semble pas du tout avoir fait le même parcours. J'ai l'impression de tomber sur ma propre version féminine. C'est un peu troublant.

Alors qu'enfin elle est enfin habillée, je reste assis sur mon banc, me dirigeant droit au but. " Je t'assure que je te ferais pas chier longtemps. " Je plante mon regard dans le sien. Je suis bien content que pour une fois, une fille ne s'intéresse absolument pas à moi. Je me sens ... plus serein. " Tu es bien dans la même chambre que Lana Descombres ? " Evidemment, elle me répond encore plus froidement et cherche vaguement à accorder de l'intérêt à ce que je dis. Un vrai garçon manqué. Je ne me laisse pas perturber. " Je suis son ami. Elle m'a parlé de toi. " Je détourne les yeux, essaye de garder mon calme. C'est assez compliqué d'expliquer tout ça. La communication, c'est pas du tout mon truc. " Lana n'est pas une poupée, d'accord ? Elle n'aime pas les familiarités que tu prends avec elle. " Je me lève enfin, mains dans les poches, prêt à donner plus de détail à mon interlocutrice si elle le désire. J'ai promis à Lana de ne pas la frapper. Mais j'ai l'impression que quelque chose cloche avec elle. Elle est tout autant sur ses gardes que moi. Je ne comprends rien à son comportement. Je ne sais pas pourquoi elle se méfie tant de moi. J'essaye d'être neutre. Espérons qu'elle en fasse autant. Mon calme ne tient pas à grand chose dans cette ambiance tendue.
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MessageSujet: Re: " Fais ta dernière prière ! " ● pv Bénédicte   Mer 19 Fév - 13:33




bénédicte roussel
« Vous les hommes vous êtes tous les mêmes. Macho mais cheap, bande de mauviettes infidèles. Si prévisibles, non je ne suis pas certaine que tu l'mérites. »

Un soupire s'échappa bruyamment de sa bouche abîmée par les changements de temps. Alors c'était un toutou, un pauvre petit chiot à sa maîtresse qui se ramasse les corvées qu'on lui ordonne de faire. C'était pitoyable, Bénédicte ne put s'empêcher de ricaner lorsqu'il lui annonça qu'ils devaient tous deux parler de sa chère camarade de chambre. Elle venait d'enfiler son costume, réajustant quelque peu sa jupe froissée. Laissant ses cheveux dégouliner, c'est en attendant que son interlocuteur cesse de parler qu'elle se rapprocha enfin de manière à être séparée de quelques centimètres de sa bouche. Gentil toutou. Sourire aux lèvres, elle se retourna mains croisées. Je me demande ce qu'elle t'a proposé en échange que tu viennes me parler à sa place... Une partie de jambe en l'air, peut-être ? Elle répondait de manière à ce qu'il ne réponde plus rien, à ce qu'elle ait le dernier mot. Cet homme face à elle possédait visiblement un caractère bien à lui, dommage qu'il soit à la merci de cette manière. Elle contourna le jeune homme, frôlant presque son épaule à la sienne et chuchota. Et Lana n'aura pas toujours son toutou derrière elle, je te conseille par conséquent d'éviter ma route à l'avenir si tu tiens à elle. Elle rigolait encore de sa connerie, les doigts entremêlés derrière son dos.

D'apparence on ne pouvait pas voir à quel point c'était une peste, une personne qu'on avait envie de frapper contre les casiers, une personne sans cœur. En vérité, elle s'en battait royalement de cette Lana, elle ne voyait même pas qui c'était entre toutes les nanas de sa chambre. Car oui, elle n'arrivait pas à planter un prénom sur un visage, dommage. Ne quittant pas les vestiaires pour autant, plantée juste à côté de la porte, elle tournait autour de son index le porte-clef, sourire forcé dessiné sur ses fines lèvres. Maintenant si tu pouvais sortir ça serait chouette, je dois fermer les vestiaires, vois-tu ? Elle le prenait un peu pour un con, en fait. Elle n'écoutait limite même pas ce qu'il avait à dire, jugeant ses motivations pitoyables.



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MessageSujet: Re: " Fais ta dernière prière ! " ● pv Bénédicte   Mer 19 Fév - 22:02

Attends... comment tu me causes toi ?

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Alors que j'ai fini ma tirade, elle se rapproche de moi. De super près. Je louche sur son visage. " Gentil toutou. " Impact. Je sers mes poings et mes dents, qu'est-ce qui lui prend ?! Elle se détourne de moi et commence à insinuer des choses parfaitement inacceptables sur Lana. Partie de jambes en l'air ? Comment peut-elle salir une fille comme elle aussi facilement ? Sans aucune vergogne, rien, juste de la pure méchanceté ? Je crois que peu de sangs circulent actuellement dans mes doigts tellement mes poings sont serrés. Calme Vadim. Calme. C'est juste une pauvre fille qui déteste tout le monde et qui ne veut rien entendre. Bien. Je respire et retrouve mon calme. Le toutou de Lana hein ? D'éviter sa route ? Sans aucun problème, ce n'était pas dans mon intention de devenir quoi que ce soit pour elle de toute manière. Elle me tourne autour, avec sa mine qui affiche ce faux sourire froid et méprisant. Elle m'avait semblé belle pourtant. Dommage que ce caractère soit si méprisant. Je m'impressionne par mon calme. La voilà près de la porte, je m'avance déjà vers la sortie.

" Maintenant si tu pouvais sortir ça serait chouette, je dois fermer les vestiaires, vois-tu ? " Je m'approche, à pas lent, ne cessant de la fixer. Sans aucun signe précurseur, je tape dans sa main pour lui faire lâcher ses clés et m'en empare avant de froidement jouer avec. " Minute, on a pas fini nous deux. " Je les fous dans ma poche, voyant de quelle manière elle va réagir. Le gymnase est désert à cette heure-là, ça tombe bien.  Par prudence, je suis posté entre elle et la porte, en parfait pilier pour l'empêcher de sortir. Qu'elle tente ce qu'elle veut, je ne suis pas quelqu'un que l'on berne facilement. J'ai tout mon temps, tout à coup. " Pense de moi ce que tu veux j'm'en cogne. Mais que tu puisses insinuer que Lana est une pute, je n'apprécie pas vraiment des masses. " Je garde les clés, retiens la porte, près à m'en servir de bouclier en cas t'attaque. " On ne doit pas parler de la même personne. La fille aux cheveux rouges ? Ça ne te rappelle rien ? " Elle est quand même unique en son genre, bon sang ! Un petit sourire revient s'afficher sur mes lèvres. Je ne me laisserais pas faire. Je veux lui parler, qu'elle le veuille ou non. Ça me change beaucoup cette situation... Cela faisait un baille que quelqu'un ne s'était pas mis au travers de mon chemin. C'est très intéressant.

Je ressors les clés de ma poche, jouant machinalement avec. " Si pour toi défendre quelqu'un c'est être comparé à un clébard, alors je suis le plus chiant et le plus hargneux de tous les clebs du coin ! " Comme des personnes arrivent, je me décide à fermer la porte. Et puis sans prévenir, je sors la clé pour nous enfermer dedans. " J'espère que tu n'es pas pressé non plus. " Je les remets dans ma poche et m'assois sur le banc. Jusqu'à ce qu'elle se décide à m'écouter. Combien de temps mettra-t-elle avant d'en venir aux poings ? Je parie pour quelques secondes. Pas plus. J'ai promis de ne pas la frapper. Je n'ai rien promis à Lana concernant le fait de la mettre en rogne, d'éviter ses coups, de lui faire divers clés de bras et de la laisser s'énerver toute seule ? Que le spectacle commence.
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MessageSujet: Re: " Fais ta dernière prière ! " ● pv Bénédicte   Jeu 20 Fév - 8:53




bénédicte roussel
« Vous les hommes vous êtes tous les mêmes. Macho mais cheap, bande de mauviettes infidèles. Si prévisibles, non je ne suis pas certaine que tu l'mérites. »

Elle faisait encore sa maligne, tournant le trousseau de clefs autour de son doigt, le sourire étant bien présent sur son visage. Enfin, ce n'était pas pour longtemps. Sans la moindre prévention de sa part, il lui frappa la main de sorte à ce que les clefs tombent, ce qui immédiatement changea la situation, donnant avantage au camp adverse. C'est qu'il était coriace, en plus de cela ! Déjà qu'il était têtu, mais si en plus c'était un emmerdeur de première, Bénédicte n'allait pas sortir de ces foutus vestiaires de sitôt. Mine boudeuse, bras croisé, sourcil gauche légèrement relevé comparant à son voisin qui lui restait immobile. Non, elle n'avait pas l'habitude qu'on la vienne faire chier de cette manière, et ça lui restait horriblement à travers la gorge. Comment pouvait-il avoir impact sur elle rien qu'avec de simples mots ? Il l'énervait.

Il lui décrivait la fameuse victime de notre brunette, et écarquilla les yeux lorsqu'elle entendit la fille aux cheveux rouges. Cette fille était... comment dire, le modèle même de Bénédicte. En effet, elle la regardait beaucoup, admirant ses moindres faits et gestes secrètement. Non, il ne devait pas être au courant. Sans commettre l'irréparable, elle s'adossa contre le mur, ne laissant s'échapper aucune pensée, quoique. Je ne comprends pas tes motivations, ni ton intérêt dans cette histoire. En fait, je ne vois même pas qu'est-ce que tu viens faire là, à me parler. Elle regardait la poche du garçon contenant le porte-clef avec insistance. Donne moi les clefs maintenant. C'était un ordre, et il n'allait certainement pas accepter si bien qu'elle détourna son regard, gardant une facette neutre. Si tu aimes cette personne, va lui dire directement, à la place de venir me faire chier. Tu essayes de prouver ta bonne foi envers elle, mais je n'ai malheureusement pas peur de toi. Non, elle allait continuer, elle le voulait.

Elle était un peu recroquevillée sur elle-même, ses cheveux barrant entièrement son visage. Elle était beaucoup plus petite que lui, et physiquement, il l'intimidait énormément. Car oui, du haut de son 1 mètre 53, elle ne pouvait pas faire grand-chose. Plaçant une mèche derrière son oreille, une trace de rougeur était apparu sur ses joues légèrement typées. Je peux avoir les clefs maintenant, s'il te plaît ? J'essayerai de m'abstenir à l'avenir envers ta petite copine. On aurait cru un chien battu. Serait-ce une ruse de sa part ? Ce ne serait pas étonnant. Qu'elle soit devenue aussi "mignonne" en quelques secondes était étrange venant de sa part. Elle tendait la main, encore ce faux sourire dessiné sur ses lèvres.



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MessageSujet: Re: " Fais ta dernière prière ! " ● pv Bénédicte   Jeu 20 Fév - 16:31

N'essaye même pas de me mentir...

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Je suis très fier de mon petit effet. Sa langue se délit et elle cherche de nouveau à me déstabiliser. Dommage, ça ne fonctionnera pas deux fois sur moi. Au début je peux être surpris. Mais maintenant que je commence à comprendre à qui j'ai affaire, me voilà renfrogner dans une attitude plus négative. Elle est plutôt franche avec moi, j'apprécie. " Je ne comprends pas tes motivations, ni ton intérêt dans cette histoire. [...] " Alors c'est que tu ne connais pas l'amitié qui peut te lié à quelqu'un c'est bien ça ? Moi non plus, il y a quelque temps, je n'aurais pas compris ma propre attitude. Mais c'est une réaction qui ne s'explique pas. Lui parler d'amitié ne servira à rien si elle ne sait pas ce que ça peut bien être. C'est une chose qu'elle comprendra peut-être un jour... En tout cas, j'espère pour elle. Elle veut les clés. Je le vois dans son regard. Un ordre ne servira pas à me faire fléchir. S'il y a bien une chose que je rejette par dessus tout : c'est l'autorité. Continue comme ça et jamais je ne te laisserais sortir d'ici.

Toujours distante et neutre, elle change de méthode, voyant que je n'ai pas bougé d'un pouce. " Si tu aimes cette personne, va lui dire directement, à la place de venir me faire chier. Tu essayes de prouver ta bonne foi envers elle, mais je n'ai malheureusement pas peur de toi. " Pas mal. Mais toujours pas. Avec un petit sourire, j'articule quelques mots : " Je préfère te faire chier. " Si elle a peur ? Je ne sais pas encore vraiment. J'ai du mal à comprendre ce qu'elle ressent. Mon but n'est certainement pas de l'effrayer : juste de lui faire entendre raison. Elle baisse la tête, cherche autre chose. C'est que ça turbine dans sa mignonne petit caboche ! Est-ce que je vois des rougeurs sur ses joues ? " Je peux avoir les clefs maintenant, s'il te plaît ? J'essayerai de m'abstenir à l'avenir envers ta petite copine. " Vadim ! Reprends-toi ! Elle te traitait de tous les noms il y a quelques minutes : c'est vraiment trop beau pour être vrai. A la manière de l'enfant gâté que je suis, je croise les bras et détourne la tête. " Non, ça ne me plaît pas. "

Je me relève alors, mon sourire carnassier apparaissant. Avec les filles, je ne serais plus jamais naïf. Ce sont des créatures vicieuses qui se servent de leurs charmes pour arriver à leurs fins. Elles sont toutes pareilles. Lana a su me prouver qu'elle était une exception. Mais dans les yeux de la vipère que j'ai en face de moi, je ne vois aucune sincérité. Juste une envie de déguerpir au loin. Alors d'un ton un peu abrupte, je m'explique. " Tu mens. Et Lana n'est pas ma petite copine. " Restant très calme, je me détourne de la porte pour m'éloigner et retourner du côté des douches. C'est une fausse ouverture bien sûr. Si elle compte me sauter dessus alors que j'ai le dos tourné : primo, c'est totalement déloyal et de secundo, je lui ferais payer cher. Sèchement, en me tournant vers elle, je hausse un petit peu le ton. " Je n'aime personne, retiens-le bien. " Je pense que c'est plus pour moi-même que je dis ça. Je tousse un peu et me tourne vers elle. Reprenant un ton calme et mesuré. " Dès que tu seras sincère, je te rendrais ces clés. Bon courage à toi, je suis un vrai détecteur de mensonge. " La preuve c'est que j'ai horreur de ça. Si elle se montre enfin sincère, quitte à ce qu'elle se jette sur moi pour me dérober les clés, elle remontera un minimum dans mon estime. Pour avoir osé faire des sous-entendu sur Lana et pour avoir essayé de m'entourloupé, elle doit faire ses preuves. Ce petit jeu commence à me plaire.
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MessageSujet: Re: " Fais ta dernière prière ! " ● pv Bénédicte   Ven 21 Fév - 22:14




bénédicte roussel
« Vous les hommes vous êtes tous les mêmes. Macho mais cheap, bande de mauviettes infidèles. Si prévisibles, non je ne suis pas certaine que tu l'mérites. »

Non ça ne l'amusait plus. Habituellement, n'importe qui l'aurait frappé suite à ses impolitesses, mais non. Lui restait cloîtrer devant elle sans bouger d'un cil, l'intimidant à un point qu'elle ne savait plus quoi dire, ni que faire pour sortir de ce foutu pétrin. Il l'avait désarmé, c'était la fin. C'était ainsi que ce masque de fer allait tomber ? Il n'en était pas question. Elle ne supportait cette situation, et allait sans doute rabattre sa dernière carte. En effet, c'est avec subtilité en appuyant sur son atout de fillette qu'elle finit enfin par écouter ce stupide bourgeois. Non, Bénédicte ne pouvait tout simplement pas digérer le fait de se faire cerner de la sorte, et pour une fois, prit la peine de se taire. Elle l'écoutait enfin. Pour quelle raison ? Elle ne le savait pas. A vrai dire elle ne savait plus quoi argumenter, c'est qu'il était têtu le cochon. Et sans vraiment se rendre compte, elle écarquilla quelque peu les yeux, changeant de sujet après tout le charabia qu'il venait de sortir. Oh, tu dois être gay. J'aime bien les gays. Bizarrement elle était plus douce envers lui. Elle souriait sincèrement, ça lui éclaircissait largement le visage car oui elle ne voyait plus aucune menace devant elle. Attachant ses cheveux, elle fit découvrir son visage. Ses yeux clairs étaient très visibles, en oubliant son caractère, en face de lui n'était présent qu'une jeune fille âgée de 17 ans, rien de plus.

Elle se leva ensuite, et lorsqu'il se retourna, elle l’enlaça, collant sa poitrine à son torse. Elle le tenait fermement, sans prononcer un mot. Pour quelle raison faisait-elle ça ? Pour rien. Quoique. Technique efficace, les clés étaient entre ses doigts. En effet, elle avait fouillé sa poche scrupuleusement, et se retira, cruellement heureuse. Bon je t'aime bien, j'ai trouvé ce jeu très attrayant. Mais visiblement j'ai gagné ! Elle était toute contente. Elle pensait se cacher derrière son masque, mais son expression ne mentait pas. Ne serait-ce un instant, on pouvait apercevoir une once d'humanité. Les yeux scotchés sur son précieux, elle revint vers son interlocuteur. Mais... pour revenir à Lana... bah en fait t'a fait tout ça pour rien. Mais merci de m'avoir tenu compagnie hein ! Elle souriait au jeune homme. Un sourire qui avait disparu pourtant. Étrange que celui-ci arrivait à le faire revenir à la vie.

Elle était séparée seulement de quelques centimètres de lui. Un faible écart les séparait. Il était visiblement troublé, quoiqu'elle lui chuchotât une parole sincère, pour une fois. Tu reviendras me voir dans les vestiaires après le sport, à l'avenir ? Elle tenait fermement les clés derrière son dos. Ses yeux étaient dans les siens, attendant une réponse impatiente.


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MessageSujet: Re: " Fais ta dernière prière ! " ● pv Bénédicte   Ven 21 Fév - 23:53

Un étrange revirement de situation...
hébergé chez nimga.fr

Demander d'être sincère. Est-ce une chose si difficile ? Avec la plus grande prudence, j'essaye de comprendre ce qu'elle va faire. Elle n'a encore rien tenter. Aurais-je réussi à lui clouer le bec ? Va-t-elle se décider à m'écouter maintenant ? Rien n'est moins sûr. Cette grande salle vide et silencieuse à le don de m'apaiser. Je suis assez fier de moi. Il y a encore quelques semaines, je n'aurais rien fait. Ni pour Lana, ni pour elle. Si jamais par un grand hasard nous nous étions quand même rencontrer, je pense que je n'aurais absolument pas su être patient. Mais j'ai réussi à la faire taire. Pour au moins un temps. " Oh, tu dois être gay. J'aime bien les gays. " Cette remarque a le don de me mettre hors de moi. Je ressers le poing. Articule entre mes dents. " Tu ne comprends vraiment rien... " S'il y a bien une chose que je déteste, c'est qu'on me compare à ... ça. Dans mon pays, on les tabasse. C'est bien dommage que ce soit interdit par ici. Ma voix n'était pas très forte, j'essaye encore de maintenir ma colère à l'intérieur. Pour qui est-ce qu'elle me prend ? Pour un jouet c'est ça ? Je lui ferais ravaler ses paroles... et je me décide enfin à me retourner.

Elle est juste là. Soudainement contre moi. Une étreinte surprise. Comment ai-je pu baisser ma garde ? Comment a-t-elle pu se retrouver là ? Sans un mot, elle évite mon regard et me tient contre elle. Pressant sa poitrine contre mon torse. Cette chaleur. Pourquoi est-ce que je ne réagis pas ? Les bras ballants, je sens bien une pression dans ma poche puis le tintement des clés dans mon dos. Mes joues auraient-elles changer de couleur ? Mais... pourquoi... Lana me fait souvent des câlins, j'essaye de m'y habituer mais là soudaineté de la chose me fait perdre pieds. " Bon je t'aime bien, j'ai trouvé ce jeu très attrayant. Mais visiblement j'ai gagné ! " Elle a l'air si heureuse d'un coup. Son sourire est magnifique. Cette idée ranime ma colère. Pourquoi toutes ces filles détestables sont-elles si belles lorsqu'elles sourient ? C'est parfaitement déloyal. Je ne me laisserais pas abattre si facilement. Des clés qu'elle ne cessait de fixer, elle en revient à moi. " Mais... pour revenir à Lana... bah en fait t'a fait tout ça pour rien. Mais merci de m'avoir tenu compagnie hein ! " Un autre sourire encore plus éclatant, puisqu'elle me l'offre, se peint sur son visage. " Comment ça pour rien ? " Ma légère colère doit transparaître, un peu. Mais je n'arrive pas à avoir envie de la frapper. Même si mon poing tremble. Ce qui est assez paradoxale pour moi.

Elle est toujours si proche. J'ai du mal à oublier ce contact qu'elle vient de me voler pour reprendre les clés. Elle me fixe encore de ses grands yeux clairs trop innocents pour être honnête. " Tu reviendras me voir dans les vestiaires après le sport, à l'avenir ? " Elle a caché les clés dans son dos. Vadim, ne te laisse pas encore avoir. Tu m'entends ? Elle a peut-être gagné la première manche, mais la partie n'est pas fini. Je détourne un instant le regard, la couleur de ses yeux m'empêchent de réfléchir. C'est insupportable. " Pourquoi je perdrais mon temps à faire ça ? Puisque tu me dis que ça n'a servi à rien. Tu as les clés, tu peux partir. Je comprends vraiment pas ce qui te retient. " La glace reprend forme. Pourquoi je me battrais pour ses clés après tout ? Elle n'en a rien à foutre de ce que je peux bien lui dire. Alors pourquoi reste-t-elle ? Je la saisis par les épaules, me replongeant dans ses yeux. Grave erreur. " Lana a failli se faire violée. " Tant pis, je délivre mon message sans subtilité puisqu'elle s'en fiche. C'est une fille aussi pourtant ? Elle devrait se sentir concerner ? " Elle ne supporte plus qu'on la touche depuis. Limite, qu'on la regarde. Elle est toujours terrifiée et en fait encore des cauchemars, chaque nuit. Voilà pourquoi tu dois arrêter tes conneries et au moins, je ne serais pas venu ici pour rien. " Je sens que ma révélation a eu son petit effet tout de même. Je lâche ses épaules. Pourquoi est-ce que je tiens tant à la défendre ? Parce que je la comprends. J'ai vécu des choses similaires. Je sais ce qu'elle ressent et c'est aussi pour ça que je l'appelle « petite sœur ». Je pointe mon adversaire du doigt. " En tant que fille, tu devrais pouvoir imaginer. En tant que prolétaire, tu dois savoir à quel point c'est dur de s'intégrer. Alors n'ignore pas ce que je viens de dire. " Voilà, enfin le message est passé ! Tu vois mon vieux, tu peux le faire ! C'est pas si compliqué cette fameuse « communication » dont tu ignores tout. Un petit sourire au coin des lèvres, voyant qu'elle n'a toujours pas bougé, je ne peux m'empêcher d'ajouter. " Si tu ne sais pas ce que ça peut bien faire, laisse-moi t'en donner un rapide aperçu. " Sans lui laisser le temps de réfléchir, je passe ma main dans le bas de son dos et la ramène contre moi avec violence. Une main sur son menton, je lui relève la tête, me plongeant de nouveau dans ses grands yeux surpris. Je frôle sa bouche du bout de mon pouce, tout en m'humidifiant les lèvres. Puis je plonge, inévitablement jusqu'à sa bouche, tel un rapace affamé ne laissant aucune chance à sa proie.
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MessageSujet: Re: " Fais ta dernière prière ! " ● pv Bénédicte   Sam 22 Fév - 7:57




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« Vous les hommes vous êtes tous les mêmes. Macho mais cheap, bande de mauviettes infidèles. Si prévisibles, non je ne suis pas certaine que tu l'mérites. »

Elle venait de se livrer en quelque sorte à ce jeune homme, et ce qui était plus étrange encore, c'est qu'elle n'était plus sur ses gardes. Était-ce le fait qu'il soi-disant gay ? Sans doute. En vérité, elle n'en savait rien. Mais ce qui était sûr, c'est qu'il était le premier à découvrir ce sourire enfantin, et dirions-nous, le dernier. Tu ne comprends vraiment rien... Fit-il, désespéré. Au contraire, elle comprenait tout. Absolument tout. Ce qu'elle faisait, c'était de montrer de la naïveté face à lui pour l'observer plus amplement. Cela l'étonnait tellement qu'il n'en fût pas arrivé à la brutaliser physiquement, ce qui n'allait sans doute pas tarder. Comment ça pour rien ? Elle racla sa gorge quelque peu. Parce que, tu n'as pas à la savoir. Lorsque cependant elle l'invita, chose exceptionnelle à la revoir, il lui répondit froidement, et c'est à ce moment précis que notre chère Bénédicte reprit son expression du tout début. Cette expression glaciale à laquelle on ne voudrait pas s'y frotter. Il continuait dans son élan jusqu'à raconter l'histoire de Lana. Elle ne voulait pas y répondre. Et contre toute attente, il se jeta sur elle, lui volant un baiser par la force. Si tu ne sais pas ce que ça peut bien faire, laisse-moi t'en donner un rapide aperçu. Après ça, elle s'écarta légèrement de lui, les yeux vitreux.

Elle ne comprenait plus vraiment, en vérité. Elle qui pensait avoir le dessus, elle s'était finalement retrouvée prise dans son propre piège. Celle-ci perdit tous ses moyens et pour cause ses masques étaient tous tombés un par un contre le sol glacé des vestiaires. Elle le repoussa froidement jusqu'à lui mettre son poing à la figure. Tu ne sais rien de ce qui s'est passé entre Lana et moi ce soir-là. Alors occupe-toi de tes affaires, imbécile ! Hurlait-elle. Lui-même ayant trébuché sur le banc jusqu'à se retrouver au sol, elle commença à déboutonner sa chemise avant de venir s'asseoir sur lui, jambes écartées. C'est toi qui ne comprends rien. Disait-elle, le visage caché. Toute ma vie mon corps fut souillé pour assouvir vos désirs, vous les nobles. Je n'ai jamais eu de dignité, ni aucune fierté. Fais ce que tu veux de mon corps, je n'en ai strictement rien à faire de tout ceci. Elle s'énervait jusqu'à ce que des gouttes viennent s'abattre sur le corps du garçon. Ses poings étaient renfermés, et ils ne tardèrent pas à atterrir contre lui d'une force quasi présente.

Suite à cela, elle déchira sa chemise de tout son long, laissant tout apparaître, à première vue ses sous-vêtements. Qu'est-ce que tu attends ? Montre moi que tu n'es pas un lâche comme tous les autres, que tu vas jusqu'aux bouts des choses. Elle se détacha les cheveux suite à cela, apparemment une femme aux cheveux longs c'était plus excitant. D'un côté, Lana serait très heureuse d'apprendre que son chevalier d'argent avait tenté de violer une donzelle dans les vestiaires de l'académie. Lorsqu'elle saura ceci, elle sera tellement déçue...


Dernière édition par Bénédicte ROUSSEL le Dim 23 Fév - 10:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: " Fais ta dernière prière ! " ● pv Bénédicte   Sam 22 Fév - 14:48

Tel est pris qui croyait prendre …
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C'est un baiser sans vie, sans chaleur et sans envie. Elle me repousse. C'était à prévoir. Je voulais simplement... Enfin, je ne sais même pas ce que je veux. Je réponds juste à ses provocations, sans réfléchir ne serait-ce qu'un instant à l'ampleur des conséquences. J'ai l'impression qu'elle change de visage. Peut-être enfin commencerait-elle à vouloir parler sincèrement ? Aurais-je atteint cet objectif stupide ? Car oui, j'ai réussi. Mais à quel prix. Son poing m'arrive dans la figure et elle se met à hurler. "  Tu ne sais rien de ce qui s'est passé entre Lana et moi ce soir-là. Alors occupe-toi de tes affaires, imbécile ! " Elle devient violente. Je sens que je lui ai fait beaucoup de mal. Ses paroles se plantent dans ma poitrine. Oui j'en sais rien. Pourquoi je me suis permis de faire ça ? Pour Lana. C'est bien elle qui me l'a demandé non ? J'ai horreur de ce que je suis en train de penser. Je reporte la faute sur elle. Non, certainement pas. C'est moi qui l'ait blessé, j'assumerais jusqu'au bout. Je n'esquisserais aucun de ses coups. J'écouterais jusqu'au dernier signe l'ampleur de sa colère. J'absorberais tous les chocs sans même me défendre. Qui suis-je pour m'en prendre à elle après tout ? Je lui ai dit mes raisons, je veux connaître les siennes.

Sans vraiment m'en être rendu compte, je suis parterre, à sa merci. C'est la force de son coup de poing qui m'a fait trébucher ? Je ne sais pas vraiment, je ne vois qu'elle. Je ne mérite même pas d'exister pour lui infliger une telle peine. Je ne me rends plus compte de rien. Elle se penche vers moi, s'approche, toujours avec ce visage plein de colère. Elle déboutonne sa chemise. Vient s'asseoir sur moi. " C'est toi qui ne comprends rien. " Alors explique-moi ! Je ne peux pas deviner tes blessures. Tout comme toi j'en ai. Je suis encore là, je ne me défendrais pas. Alors libère ta douleur. Je comprends mieux ce que Lana voulait faire avec moi. Elle a toujours essayé de me faire parler mais j'ai refusé. A force de tout garder enfermé, je finirais pas exploser ? Comme elle est en train de le faire ? Non, je ne suis pas une fille. Je suis bien plus fort. Personne ne connaîtra jamais mon secret. "Toute ma vie mon corps fut souillé pour assouvir vos désirs, vous les nobles. Je n'ai jamais eu de dignité, ni aucune fierté. Fais ce que tu veux de mon corps, je n'en ai strictement rien à faire de tout ceci. " Je manque de souffle. Mon cœur bat anormalement vite. Mais à quoi je pense moi ?! Elle est sur moi ! Et se déshabille ! Comment peut-on ne jamais avoir eu de dignité ? Nous les nobles ? Que lui a-t-on fait subir pour qu'elle pense que ce genre de chose est tout à fait naturel ! Ah non, là c'est trop ! Je ne veux pas de ça !

Elle est assis sur ma taille, j'agite les bras en signal de détresse extrême. J'essaye de parler, de crier à mon tour mais rien ne sort de ma bouche. Je me sens rougir jusqu'au bout des oreilles, alors je croise mes bras sur ma figure. Je ne veux pas voir ça. C'est … C'est trop !! Pourquoi ? Je voulais lui faire peur ! Pas qu'elle me prenne au sérieux ! Elle commence à me frapper... Très sérieusement : je préfère ça.  Je commence à retrouver un peu d'air. Oui, tabasse-moi c'est mieux. Ça au moins, je connais. " Je ne sens rien ! Tu me tapes vraiment là ? " Elle s'arrête alors et un bruit de tissu déchiré me fait écarté un peu les bras pour voir ce qui se passe. WOUUUUH ! Stop !! Pitié ! Elle reprend ce qu'elle a commencé ! Je ferme les yeux, ne bougeant plus d'un poil, ne sachant absolument pas comment réagir." Qu'est-ce que tu attends ? Montre moi que tu n'es pas un lâche comme tous les autres, que tu vas jusqu'aux bouts des choses. " J'attends que mon cœur se remette en marche ! Allez Vadim. Tu es un homme oui ou non ! Ce n'est pas une femme à moitié dénudée qui va te faire peur !! Ma discussion intérieur s'emballe. Mes émotions éclatent : Si !! Parfaitement ! C'est dans ce genre de situation que je suis faible ! Totalement faible ! C'est horrible de l'admettre, mais toujours en me cachant le visage, j'essaye d'articuler quelque chose. " Arrête ! " Ma voix est si faible. Je me répète mais sans aucun résultat. Suis-je donc si pitoyable ? " Par pitié ! Laisse-moi partir !" Je reprends un minimum d'assurance et me redresse en prenant appuie sur mes bras, dévoilant ainsi mon visage d'une belle couleur pivoine, des yeux larmoyants et mon expression de chien battu. Je pense que très peu de mes adversaires ont déjà pu voir un tel visage. La honte peut se lire jusqu'au plus profond de mes yeux noisettes. " Je ne voulais pas … ça. Jamais. Ne pense pas une seconde que j'étais sérieux... " Elle est toujours sur moi, mon regard descend bien malgré moi sur son soutien gorge. Comme si cette vision pouvait me faire mal, je referme fortement mes paupières et détourne la tête. Trop tard. Mon nez saigne déjà.

Je me dégage de cet étreinte et fonce dans les toilettes à côté. Je prends du papier pour bloquer l’hémorragie. Oui parfaitement : je suis puceau. Alors n'allez pas me mettre dans des situations pareilles ! Je n'y connais rien à ces choses-là ! Et je ne veux surtout rien en connaître ! Pourquoi lorsque je me regarde un instant dans le miroir au dessus du lavabo, je vois le visage souriant de Cierra qui m'aide à m'essuyer le nez ? Je chasse ce fantôme, me redirigeant bientôt vers les vestiaires. Elle n'a pas fière allure avec sa chemise déchirée. " Je comprends un peu mieux ce que tu leur reproche aux nobles. Tu ne peux pas rester comme ça. " En prenant soin de ne pas la tâcher, je déboutonne ma chemise bordeaux et lui lance. Je porte toujours un débardeur noir en dessous. Sans la chemise, on voit un peu mieux mon pendentif en forme de croix.   Poster dans l'ouverture de la porte, je croise les bras et m'y adosse nonchalamment, je ne la regarde pas. Mes rougeurs étant toujours là, des traces de sang séché me reste sous le nez. " Ce sont des pourris. Jusqu'au plus profond de leur moelle. Je comprendrais parfaitement que tu me détestes aussi... Nous sommes juste répugnant. " Je décroise les bras pour de nouveau arrêter le sang qui se met à couler. Je n'ose même pas la regarder. J'en viens à me détester moi-même de ce que j'ai osé faire. Moi aussi j'ai abusé d'elle. Elle va bien pouvoir se moquer de moi. Et le pire, c'est qu'elle aurait bien raison.
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MessageSujet: Re: " Fais ta dernière prière ! " ● pv Bénédicte   Dim 23 Fév - 10:51




bénédicte roussel
« Vous les hommes vous êtes tous les mêmes. Macho mais cheap, bande de mauviettes infidèles. Si prévisibles, non je ne suis pas certaine que tu l'mérites. »

Ses nerfs lâchaient. Le poids était trop lourd à garder sur ses épaules. Elle n'en pouvait véritablement plus, et le fait qu'il ait découvert cette faiblesse la tuait. En effet, cette fameuse faille qui touchait son passé, alors qu'elle aurait pu jurer sur sa propre vie que jamais ça ne sera transmis. Elle en pleurait de haine contre lui, le frappait de plus en plus fort. Dans un état lamentable, il lui ordonna d'arrêter, chose qu'elle ne fut aucunement. En effet elle commença à descendre la fermeture de sa jupette, les yeux imbibés d'humidité. Il la supplia d'arrêter, elle continua par conséquent, se retrouvant simplement en sous-vêtements sur lui. Son nez commença à saigner, et d'un coup la dégagea afin de courir en direction des toilettes. S’essuyant les paupières en passant son poignet rapidement, elle s'était retrouvée là, parterre, à moitié dénudée. Tu ne comprends rien justement. Tu essayes de défendre une cause qui t'est inconnue. Tu as raison, je te déteste. Je te déteste à un point inimaginable. Rien qu'avoir ta tête dans mon champ de vision me donne la gerbe. Je n'ai qu'une envie c'est de t'enterrer vivant. Elle était toujours au sol, adossée au casier, visage haut. Elle le fixait avec une telle haine. Les jambes allongées de tout leurs longs, les bras plongeants, elle possédait actuellement les clés dans sa main droite.

Son soutien-gorge était noir, et ajustait à merveille sa jolie poitrine. Sa petite culotte était assortie, rien de bien extraordinaire. Les cheveux tombants, les yeux encore rouges, elle se mordit les lèvres avant d'attraper la chemise du garçon pour ensuite l'enfiler. Ça lui donnait un côté sexy, quand on regardait bien. N'oubliant pas qu'on était dans des vestiaires non chauffés, elle mourrait de froid et replia ses jambes contre son ventre, les entourant par la suite de ses bras. Donne-moi une clope. Ordonna-t-elle. Elle n'était pas vraiment méchante, juste elle-même.
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MessageSujet: Re: " Fais ta dernière prière ! " ● pv Bénédicte   Dim 23 Fév - 16:36

Même si je le voulais, je n'arriverais pas à te haïr...
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J'essaye d'être sincère. Je vois bien qu'elle l'est elle aussi en retour. Je pense ne pas pouvoir oublier de si tôt la violence de sa réponse." Tu essayes de défendre une cause qui t'est inconnue. " Elle ne m'est pas du tout inconnue. Mais comment le dire ? C'est impossible. Qu'elle pense ce qu'elle veut. " Tu as raison, je te déteste. Je te déteste à un point inimaginable. "Au moins, ça a le mérite d'être clair. Parfaitement clair. Mon nez a arrêté de saigner. Je ne sais pas pourquoi, ça remarque me fait si mal. Elle est en sous-vêtements et a accepté ma chemise. C'est déjà ça. A moins qu'elle est tellement froid qu'elle a accepté mon aide pour cette seule et unique raison ? Cette pensée m'attriste un peu. Elle semble avoir froid vêtue ainsi. Pourquoi ne se rhabille-t-elle pas plus que ça ?  Mais je ne suis pas là pour faire le sentimental. Lorsqu'elle reprend la parole, sa voix me glace le sang. " Donne-moi une clope. " Elle ne cache plus ses faiblesses. C'est étrange, elle se montre vulnérable tout de même face à moi. Et me demande de l'aider. Dommage pour elle, je n'ai jamais aimé fumer.

HRP:
 

" Si j'en avais, je t'en aurais donné. Mais en cas de coup dur, j'ai toujours ça sur moi. " Je vais vers elle, m'assois bien en face, et sort de ma poche une petite bouteille plate en plastique, qui contient de l'alcool de mon pays d'origine. " Si tu as froid, la vodka te réchauffera un peu. " Je lui donne. C'est le moins que je puisse faire. " Désolé mais moi, je ne peux pas te détester. Je n'y arrive pas. " Patiemment, je regarde en l'air. Je ne veux pas profiter de sa tenue légère. Il n'y a plus qu'un peu de sang séché sous mon nez. Le saignement n'est plus qu'un souvenir, je ne voudrais pas qu'il renaisse de ses cendres. " Mais au fond, tu me fais bien chier quand même. " Je parle naturellement moi aussi. Je suis un peu heureux qu'elle me parle sincèrement maintenant. Malgré tout ce qui a pu se passer. En retour, je ne me cache plus non plus. Pourquoi ? Je suis bon perdant, c'est tout.

" Qui te dit que je ne comprends rien exactement ? " Je n'attends pas spécialement de réponse. Je parle tout seul aujourd'hui. C'est comme si... cette confrontation m'obligeait moi aussi à être un peu plus sincère. " Parce qu'il faut être une jeune femme prolétaire pour avoir été souillée et être persécuté ? " Je lui lance un peu mon venin dans la figure, mais c'est de bonne guerre. " Si je défends Lana, ce n'est pas pour rien. Je suis bien placé pour vous comprendre : toutes les deux. " Décidément la journée est aux grandes révélations. " Si je suis partie de Russie, c'est parce que j'ai tabassé l'un de mes profs. Un connard de pédé. Qui lors d'une punition... a voulu abusé de moi. " J'essaye de rester froid pour cacher l'ampleur de la colère qui est resté vive en moi depuis ce jour atroce. Je la pointe du doigt, soudain un peu menaçant. " Même Lana ne le sait pas. Alors tant que tu garderas mon secret. Je garderais le tien. Marché conclu ? " Je lui tends alors la main, pour avoir son consentement et sa promesse. Je viens de lui remettre mon secret en compensation d'avoir accidentellement découvert le sien. Je suis réglo comme mec. Je ne veux pas la mettre encore plus dans l'embarras. J'espère qu'elle ne viendra pas tout foutre en l'air. Si elle vient à ignorer mon avertissement, je suis foutu.
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MessageSujet: Re: " Fais ta dernière prière ! " ● pv Bénédicte   Mer 26 Fév - 21:14




bénédicte roussel
« Vous les hommes vous êtes tous les mêmes. Macho mais cheap, bande de mauviettes infidèles. Si prévisibles, non je ne suis pas certaine que tu l'mérites. »

Contre le sol, dénudée de bon sens, seule et découverte par cet homme de base sans intérêt, n'était à présent devenue qu'une petite fille inoffensive. Sentant sa respiration s'écourter, le battement de son cœur s'accéléré, sa peau frissonnante, son regard plongé dans celui-ci sans même broncher ne serait-ce qu'un seul soupire. Prête à s'enfuir loin de tout ce merdier elle serrait des mains fermes ses clefs tranchantes. En effet, Bénédicte n'attendait que ça, le moment idéale pour s'éclipser.

Lorsqu'il refusa tout bonnement de lui offrir une cigarette et en échange, sélectionna une petite bouteille métallique en guise d’excuse, elle rejeta clairement et simplement cette offre sans ménagement, balançant à l'aide de sa main libre le précieux contre le sol. Écoutant son charabia sans vraiment faire attention, elle finit par bloquer, jusqu'à revenir vers lui, l'expression totalement neutre, le regard vitreux et ces lèvres qui ne s'étiraient pratiquement plus. Tu me fais rire. Elle se mit à rire soudainement. Un rire cruellement faux, rire sous le nez de son interlocuteur sans retenue, rire du passé des gens, c'était sans doute la pire chose qu'elle aurait pu faire, qu'elle aurait dû faire.

Attrapant sa jupe, foutant un coup d'épaule à celui-là sans retenue, elle l'enfila rapidement, mettant par la suite la chemise que le garçon venait de lui emprunter à l’intérieur. Ça faisait torchon, certes, mais que voulez-vous ? Et soi-disant, Lana ne devait pas être au courant... Intéressant. Vêtue à présent, elle se cambra légèrement sur sa droite, main appuyée sur sa hanche. Je ne dis rien à Lana, si tu deviens mon... toutou à moi. Voilà, c'était sa décision, son chantage à elle. Il devait dire oui, c'était une obligation.
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MessageSujet: Re: " Fais ta dernière prière ! " ● pv Bénédicte   Jeu 27 Fév - 8:53

Tu pousses le bouchon un peu trop loin, ma belle...
tumblr_mx7dw6bbcG1sl3h81o1_500.jpg

Je suis vraiment trop con. C'est l'effet Lana, c'est ça ? Je me suis vidé de tout mon bon sens et j'ai décidé de donner ma confiance aveuglément à tout le monde ? Cette garce ne veut rien de moi. Les nobles ont vraiment du la salir pour qu'elle m'en veuille autant alors que j'ai essayé de faire mon type bien. C'est sa réponse ? Balancé ma bouteille, qui heureusement est en plastique, tout en ignorant totalement cette main que je lui tendais ? Son sourire est froid. Tellement froid. J'a vraiment l'impression d'être face à mon ancien moi, version féminin. " Tu me fais rire. " Son rire résonne le long de ses murs vides qui nous entourent. Sans ma chemise, je frissonne un peu. Je dois me rendre à l'évidence : cette fille est folle. Il ne faut surtout pas que je lui montre mes sentiments. Ni mon inquiétude : c'est peut-être ça qui a fait qu'elle m'a rejeté. Elle n'a pas aimé la pitié que je lui ai témoigné. Je plisse les yeux. Lana aurait pourtant été fière de moi. J'ai fait mon possible pour ne pas la frapper. Je me retiendrais encore un peu même si ça commence à être difficile.

En reprenant sa jupe, elle vient près de moi pour me donner un coup d'épaule. Je recule un peu, l'observant qui l'enfile vite fait avant de jeter ma chemise sur le sol. Comme si c'était une chose sale, sans intérêt et dont il fallait absolument se débarasser. Charmant. Je me penche pour la ramasser, la défroissant un peu avant de la remettre. Elle est toujours devant moi. Elle a les clés. Pourquoi reste-t-elle ? Pour savourer sa victoire peut-être ? Son sourire ne m'inspire rien qui vaille. " Je ne dis rien à Lana, si tu deviens mon... toutou à moi. " Petit choc. Hum ? Je relève un sourcil. Serait-elle sérieuse ? Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer là. Ajustant ma chère chemise, qui sur moi a bien plus d'allure, je vais chercher ma bouteille que je prends soin de bien refermer et d'essuyer avant de la remettre dans ma poche. " C'est une menace ? " Je reviens vers elle, affichant un air neutre, cachant au plus profond de moi mon inquiétude pour cette fille perdue qui vient de cracher sur mon aide. " En plus d'être ingrate tu veux me faire chier jusqu'au bout si je comprends bien ? " J'avance, aillant toutes mes affaires plus rien de me retient ici. Ma mission a été mener à bien. Mais je ne vais pas rester dans cette même pièce que cette tarée, ne serait-ce qu'une seconde de plus.

" Dis-le à Lana. Dis-le à qui tu veux. Tu penses vraiment que quelqu'un te croira ? Toi, la petite prolétaire sans ami, martyrisée par tout le monde ? " Je suis devant la porte, toujours fermé, me retourne vers celle qui a les clés. " Personne ne croiera jamais que je t'ai confié quoi que ce soit. On te traitera de menteuse. Et aux yeux de tous tu en seras une. " Redevenu celui que j'étais, je me tourne vers elle, la dominant de toute ma hauteur. " Dès que tu ouvriras cette porte, plus rien de ce qui s'est passé ici n'existera. A toi l'honneur. " Elle est misérable dans cette uniforme à moitié déchirer. Et elle voudrait que le grand Vicomte Miloslav s'incline devant elle ? Je crois qu'elle va tomber de haut. Celui qui voudra me mettre à sa botte, en employant la force, n'est pas encore né.

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