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 Quiproquo| P.V Cierra et Manon

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MessageSujet: Quiproquo| P.V Cierra et Manon    Ven 14 Mar - 16:08




Quiproquo


Cierra S. LINDNER et Manon T. LAMY



Un an qu’elle était là et jamais Noah ne s’était sentie aussi détester. Dans un certain sens cela lui faisait plaisir, mais elle avait mal également. On l’avait assignée à une chambre et elle venait tout juste de se faire expulsé de la dite chambre à cause de sa mauvaise réputation. La réputation il n’y avait que ça d’important ici et ce fait désolait Noah. Bien évidemment elle n’en voulait pas aux filles qui l’avaient mis à la porte, mais le fait était là elle était à la porte. Elle soupira tout en empoignant ses affaires se dirigeant vers l’administration, pour le moment il fallait qu’elle trouve un nouvel endroit où dormir.  La tête de la secrétaire l’agaça un peu, oui elle avait été mis à la porte par ses colocataires et alors ?! Bien heureusement celle-ci ne fit aucun commentaire et lui donna les clés de sa nouvelle chambre, la numéro quatre. Une fois encore Noah parcouru les couloirs se dirigeant vers sa nouvelle chambre tout en repensant aux paroles de ses ex-colocataires.

« Tu crois vraiment que nous allons accepter une fille comme toi ? Tu n’es même pas de la noblesse, t’es juste riche ! »

« Tu t’es cru où ? On est pas dans un centre pour délinquants va voir ailleurs ! »

Noah ne comprenait même pas pourquoi elle avait eu droit à cette allusion plus que douteuse. Un centre de délinquants les rumeurs sur son compte étaient-elles aussi exagérés que ça ? Elle secoua la tête chassant les perles qui s’étaient formés au coin de se yeux, elle était forte et ce n’était pas quelques prétentieuses qui allaient la faire pleurer. Il en fallait bien plus pour la désespérer, passant une main dans son dos elle se rappela les mots tatoués.

« Reste forte» murmura-t-elle, oui elle resterait forte pour son frère.

Ce n’était pas cette école qui allait la faire pleurer, elle se l’était jurée. Passant une main dans ses cheveux  elle inspira profondément chassant ses noires pensées. Sa valise toujours en main elle ouvrit la porte produisant un déclic qui résonna désagréablement dans le silence omniprésent.  Noah poussa la porte le plus silencieusement possible au cas où un des occupants serait en train de dormir. Malgré son aversion pour les autres elle ne tenait pas particulièrement à se faire détester dès le premier jour et puis changer à nouveau de chambre ne l’enchantait pas vraiment. Elle jeta un coup d’œil à la pièce et tomba nez à nez avec une jeune fille qu’elle devinait plus âgée qu’elle assît sur son lit le regard errant. Instinctivement Noah laissa échapper un soupir de dédain, et voilà chasser le naturel il revient au galop. La demoiselle sut qu’elle avait fait une bêtise en croisant les yeux vides de la fille en face d’elle. Passer son temps à l’hôpital pour rendre visite à son frère lui avait fait rencontrer de nombreuses personnes dont une jeune aveugle qui avait exactement les mêmes yeux que sa nouvelle colocataire.  Noah avait l’habitude de blesser les gens et d’être traitée de tous les noms, mais en aucun cas elle n’était raciste. Bien au contraire être au contact de son frère lui avait appris la tolérance. Elle espéra que son soupir soit passé inaperçu bien que cela soit fort probable et alla poser sa valise sur un lit inoccupé.  Un autre soupir lui échappa, mais cette fois-ci de fatigue et voilà elle venait encore une fois de faire une boulette. Elle pinça l’arrête de son nez et se jeta sur son lit de peur de faire une autre gourde. Dans un sens ignorer l’autre fille pouvait être considérer comme du mépris, mais cette idée n’effleura pas l’esprit de Noah.







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MessageSujet: Re: Quiproquo| P.V Cierra et Manon    Ven 14 Mar - 21:30

je subis cette cacophonie qui me scie la tete

Un baiser. « Tu es sûre que tu ne veux pas que je reste un peu avec toi ce soir ? » un petit rire nerveux s'échappe de mes lèvres. « Si tu traines encore ici, un garde va finir par comprendre que tu n'es pas dans ta chambre en faisant son tour de garde. » deuxième baiser. « Cierra... » m'étant déjà attelée à ranger des affaires dans ma chambre, je me retourne pour lui faire face. Un murmure. Deux mots. Deux mots qui suffisent pour me plonger dans un émoi profond. « Je t'aime. » baiser qui se veut plus profond, plus passionné. J'en lâche le balai, posant les mains tout contre son visage, voulant profiter encore un peu de sa présence. Mais qu'est-ce que je suis en train de faire ? « Allez... file maintenant ! » rougeurs apparentes sur les jours, je fais mine de rien et ramasse les papiers qui traînent: à force, je sais plus que bien m'orienter dans cette chambre étrange. Et encore, heureusement que je suis toute seule, que la directrice a été compréhensive quant à mon handicap. C'est vrai quoi... je n'ai pas besoin de changer mes habitudes et encore moins d'avoir quelqu'un dans les jambes. Depuis quelques jours ça va un peu mieux. En fait... c'est depuis... depuis qu'Aymeric m'a avoué ce qui lui pesait sur le coeur depuis quelques semaines. Bien entendu, j'ai mis un certain temps à lui pardonner l'épisode Vadim et la violente réaction qu'il avait eue. De toute façon, l'autre idiot a tous les torts. D'ailleurs, je ne pense pas l'avoir recroisé: à moins qu'il se fasse tout petit ? Il a toujours intérêt. Un petit sourire se dessine sur mes lèvres et je sifflote un petit air, mettant les indésirables à la poubelle. « Ah, au fait Cie' ! Pour les vacances- » je sursaute, balançant dans la foulée la première chose qui me passe sous la main: une paire de chaussures. « Mais qu'est-ce que tu fais encore là ?! Tu m'as fichu une de ces trouilles ! » mon coeur reprend un rythme cardiaque stable. « Je voulais te demander si c'était toujours d'accord pour les vacances, tous les deux, prés de la mer. Tu sais les prochaines vacances arrivent à grands pas et il faut déjà réserver. » sa voix se fait embarrassée et je ne peux m'empêcher de me sentir coupable. « On en reparle demain ? Là je n'ai pas vraiment la tête à penser aux vacances et puis j'ai des tonnes de devoirs à terminer aussi. » soupir. « Il est dix-huit heures Aymeric... le garde a été formel: il faut que tu sois tous les soirs dans ta chambre à dix-huit heures jusqu'à nouvel ordre, sinon il prolonge ta sanction. Oh. N'oublie pas de manger aussi, il a dit que tu avais l'autorisation pour manger à vingt heures. » trois soirs que c'est comme ça. Les joues encore plus rouges, je lui fais signe de disparaitre. Il est mignon. Il en aura fallu du chemin pour en arriver là. Mais tout est bien mieux maintenant, non ? Je me le demande encore.

Dix-neuf heures. Le français et l'anglais c'est fait. Heureusement que l'ordinateur est là pour m'aider, sinon je n'en mènerait pas large. Bon alors, qu'est-ce qu'il me reste à faire au final ? Vadim. Des yeux négligents, trop aveugles pour voir. Des mots vides. Me voilà en train de replonger sans même comprendre pourquoi dans cet état de léthargie. Il faudra bien que je pense à me réveiller un jour. Ce n'est certainement pas en restant dans cet état que je vais avancer et je n'ai pas envie de ressembler à certaines lavettes qui se coupent les veines. Je sais qu'il y a quelques jours à peine j'étais vraiment descendue bac, mais je me suis rendu à l'évidence: ça lui ferait beaucoup trop plaisir de me voir mal et je n'ai certainement pas envie de lui faire ce plaisir. Idiot. Les paroles d'Aymeric me reviennent sans cesse en tête aussi. Et puis il y a cette scène du baiser forcé de l'autre soir. Et puis aussi toutes ces petites choses qui dans une tête forment un tout. Par moment, le cerveau humain ferait vraiment mieux de se mettre en pause. Si seulement c'était possible. Imaginez un peu, ne plus être obligé de penser tout le temps, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Poussant le vingtième soupir de la journée, j'entreprends alors soudainement de m'allonger sur le lit, ne serait-ce que pour profiter du calme de l'instant. Pas de Aymeric. Pas de Vadim. Pas de professeur. Pas de remarques. Non. Juste moi et ce très appréciable silence. Ferme les yeux ma petite Cierra. Ferme les yeux et vois comme tu es bien.

Croc. Croc. Plaf. La porte ? Prenant quelques secondes à comprendre ce qui est en train de se passer, je me redresse et me frotte les yeux. Quelqu'un... est entré dans ma chambre ? Je crois entendre un soupir. Depuis quand rentre t-on chez les gens sans même avertir de sa présence avant ? Non mais c'est vraiment du gros n'importe quoi. Ou alors, on m'a prévenue mais je n'ai rien entendu, étant en train de dormir ? Non, ça m'étonnerait fortement, même dans mon sommeil je suis à l'affut du moindre bruit. Un deuxième soupir. « Non mais allez-y surtout... faites comme chez vous. » je crois qu'en plus de ça, elle vient de sauter dans le deuxième lit, à côté du mien. « On ne vous a jamais appris à frapper avant d'entrer ? Ou au moins à signaler votre présence d'une manière plus polie ? Est-ce que ça vous dépasse ces notions de politesse ? » j'ai en horreur qu'on me prenne de court et surtout en ce moment en fait. « Mais qu'est-ce que vous fichez là au fait ? Ici c'est ma chambre, pas la vôtre ! » je monte d'un ton, indignée de cette présence non désirée. Les soupirs à moitié voilés commencent aussi à m'agacer et il n'en faut pas plus pour que je me lève et me dirige vers la porte, lui indiquant la sortie. « Ce n'est pas une chambre de passe, alors pour dormir dans un endroit qui n'est pas le sien, c'est l'infirmerie et pas ici ! Me suis-je bien faite comprendre ? En plus l'administration ne m'a rien communiqué, alors si ça se trouve vous n'avez pas que de bonnes intentions. C'est le comble quand même. » je fronce les sourcils. « Et puis allez-y, soupirez surtout, montrez bien que je vous dérange alors que je suis dans ma chambre. » un air boudeur prend place sur mon visage, tandis que je m'apprête limite à appeler les gardes. Si c'est une colocataire, désolée mais il aurait fallu me mettre au courant avant et non pas attendre que je sois devant les faits ! Au final cette directrice n'est pas si bien organisée et bienveillante que je le pensais: et moi qui croyais que les choses étaient bien claires à ce sujet, je suis dégoûtée. Je n'ai besoin de personne. Je me répète, mais je crois que c'est la pire punition que l'on puisse me faire pour le moment: m'obliger à supporter quelqu'un dans le seul lieu de repos que je connaissance actuellement, ma chambre. Je n'apprécie pas le fait que l'on se pointe comme ça chez moi, que l'on se plonge comme ça dans ou sur un lit... non mais quel culot ! Au pire ma grande... les présentations ou les excuses, ça existe. Est-ce que je la connais ? Aveugle, mais pas animal. C'est louche tout ça. « Allez. DEHORS ! »
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MessageSujet: Re: Quiproquo| P.V Cierra et Manon    Mar 15 Avr - 14:25




Quiproquo


Cierra S. LINDNER et Manon T. LAMY



Noah était fatiguée, fatiguée de tout ce mépris, de tous ces regards. Elle voulait juste qu’on lui fiche la paix une bonne fois pour toute et qu’on la laisse tranquille.

« Non mais allez-y surtout... faites comme chez vous. »

Elle passa une main dans ses cheveux agacée, mais pas par les paroles de sa nouvelle colocataire juste agacée de se faire une nouvelle fois engueulée par une personne qu’elle connaissait à peine.

« On ne vous a jamais appris à frapper avant d'entrer ? Ou au moins à signaler votre présence d'une manière plus polie ? Est-ce que ça vous dépasse ces notions de politesse ? »

Elle haussa les épaules avant de se rappeler que l’autre ne pouvait pas la voir. Elle voulut s’excuser, mais n’en eut pas le temps de nouveau coupée par la voix de la brune.

« Mais qu'est-ce que vous fichez là au fait ? Ici c'est ma chambre, pas la vôtre ! »

« A partir de maintenant si et désolé si je vous ai dérangé, mais à ce que je sache je n’ai pas à demander la permission pour entrer dans ma chambre ! »

Elle fixe la jeune fille tandis que celle-ci se lève et lui désigne la porte. Noah poussa un nouveau soupir n’ayant aucune envie de se retrouver de nouveau à la porte.

« Ce n'est pas une chambre de passe, alors pour dormir dans un endroit qui n'est pas le sien, c'est l'infirmerie et pas ici ! Me suis-je bien faite comprendre ? En plus l'administration ne m'a rien communiqué, alors si ça se trouve vous n'avez pas que de bonnes intentions. C'est le comble quand même. »

Un rictus déforma le visage de Noah, elle n’avait absolument rien contre cette fille, mais aujourd’hui elle était fatiguée et elle n’avait en aucun cas envie d’aller chercher une nouvelle chambre.

« J’ai déjà changé de chambre une fois et j’ai absolument pas envie d’en changer à nouveau donc faudra bien me supporter et en aucun cas je sortirai d’ici de plus j’en ai marre qu’on me dise de dégager à chaque fois que je suis quelque part ! Je suis là alors maintenant j’y reste point ! »

Habituellement Noah n’aurait pas réagi comme ça surtout après son attitude qui n’était pas vraiment des plus polis, mais aujourd’hui elle en avait plus que marre de cette école, mais surtout de ces élèves qui se prenaient pour les rois du monde. Sa colocataire ne cessait de lui donner des ordres depuis qu’elle était arrivée et ça avait le don de mettre Noah particulièrement en colère.

« Et puis allez-y, soupirez surtout, montrez bien que je vous dérange alors que je suis dans ma chambre. »

Elle faillit laisser échapper un autre soupir, mais se retient avec grande peine. Elle détestait être contrainte à faire quelque chose.

« Allez. DEHORS ! »

S’en fut trop pour Noah qui crispa ses poings au bord de l’explosion, elle avait beau être patiente cette fille commençait vraiment à lui courir sur le système.

« Hors de question ! Maintenant c’est aussi ma chambre et si vous n’êtes pas contente allez donc vous plaindre à l’administration ! »

Elle avait dit cette phrase sur un ton assez ironique, elle n’était vraiment pas d’humeur aujourd’hui c’était une certitude.



HRP:
 






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