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 ❝ si tu te trahissais, nous t'aurions tout à fait perdue ❞ ▬ vadim

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MessageSujet: ❝ si tu te trahissais, nous t'aurions tout à fait perdue ❞ ▬ vadim   Sam 15 Mar - 21:22

tu creuses ta tombe mon enfant

Il allait sur sa vingt-deuxième année. « Je ne sais pas quoi faire. » tristesse. « Maman est à ses côtés. » asthénie. « Les médecins ont dit que le pronostic vital est engagé. » sueurs froides. Je laisse mon coeur s'endurcir. « Le choc a été très violent. » état partagé. Espèce d'idiot. « ... » « La voiture allait très vite et d'après les différents rapports, il est en tort. Il a fait des tonneaux et est tombé dans le fossé. La moto est fichue. » nervosité. Si encore ce n'était que matériel je ne dis pas, mais là c'est tout de même d'une vie humaine dont il est question. Mon père semble très choqué. « Je te rappel dès que j'en sais plus. » des sanglots éclatent à l'autre bout de l'appareil et j'y reconnais très clairement ma mère. C'est ce qui me tue le plus. Je n'ai pas le droit à une seule minute de bonheur dans cette vie. Lorsque mon père raccroche, je mets quelques secondes à comprendre qu'il n'y a plus personne au bout du fil. Pourquoi ? Non, je ne pleurerais pas. Il ne mérite pas que je craque pour lui. Un vide pourtant se fait dans ma tête. Cette impression de ne plus être sur Terre et d'avoir quitté le sol. Le coeur battant à tout rompre, je laisse le téléphone sur le lit, ne prenant pas le temps de me demander s'il est à l'abri des griffes si bien aiguisées de Cookie. Ma gorge est comme nouée et je tente de canaliser mon attention sur autre chose que sur les pensées morbides qui m'animent. Pourquoi ? Pourquoi faut-il toujours qu'il parvienne à gâcher mon bonheur ? Les sorties de l'établissement sont très limitées et je ne peux de ce fait pas prétexter avoir besoin de voir physiquement ma mère. Au pire, ils auraient dû appeler la directrice pour me permettre de disposer quelques jours. Les parents manquent par moment cruellement de jugeote. Je ne craquerais pas. Je ne vais pas appeler Aymeric non plus: pas besoin qu'il constate que je suis faible pour la seconde fois. Il suffit juste que je trouve une activité pour m'occuper l'esprit, pour me libérer de toutes ces émotions qui se mélangent en moi. Colère. Souffrance. Tristesse. Frustration. Désinvolture. Partagée entre le mal que cet idiot de Nathaniel -qui est aussi mon mon frère- fait à ma famille et ce dégoût profond que j'ai à son égard. Mais personne ne mérite d'être gravement blessé ou de mourir gratuitement, je le sais. A ce moment là, l'histoire Vadim est bien loin de mes pensées. A la place de ces affreuses phrases, je crois percevoir ma mère qui profère des prières au lit de mon frère, pleurant toutes les larmes de son corps. Il n'est comme ça qu'avec moi. Débile profond. Ma gorge se serre de plus en plus et je sens les larmes me brûler les yeux. Je ne craquerais pas. « Tout ça c'est de ta faute, tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même. » des mots douloureux dans un sens. Des paroles adressées à un frère qui n'est pas là. Des paroles qui soulagent. J'ai besoin de prendre l'air. C'est fou de voir que même si nous sommes comme chien et chat, cette nouvelle m'irrite.


***
La salle de musique. Effleurer les touches. Jouer cette mélodie que nous avions en commun, un temps venu. Je me souviens de lui. Je me souviens de moi. Je me souviens de nous. Même si être aveugle a toujours été un gros problème pour moi, il n'a jamais cherché à me consoler. Ce n'est pas un frère. Mes doigts font une accélération sur les touches, accentuant la rythmique. Les yeux fermés, je sens les larmes couler contre ma volonté, s'écrasant lourdement sur la jupe noire que j'ai enfilée. Toutes ces phrases crument échangées et ces mots dits à la volée. Et dire que devant les parents il fait tout pour ressembler à un saint. Il a fière allure l'enfant modèle dans son lit d'hôpital ! Oui ça allait mieux. Bien entendu que ça allait mieux ! Mon annulaire s'éternise sur le do, y revenant à plusieurs reprises. Espèce d'imbécile. Me pourrir la vie ne te suffisait pas, il fallait qu'en plus tu t'attaques à celle de maman et papa. Crétin. Tu la vois mieux la vie maintenant ? Tu la voix mieux ?! Qu'est-ce que ça fait de ne pas être capable de se réveiller ? Qu'est-ce que ça fait de ne voir que l'obscurité ? Je fonds définitivement en larmes, continuant de jouer. La mélodie vient crescendo et lorsque les notes les plus graves sont là, j'appuie plus brusquement sur la dernière, la faisant durer. Yeux fixés droit devant moi, je me mets à imaginer le sentiment que peut ressentir une jeune soeur en apprenant que son frère adoré -qui bien entendu prend bien soin d'elle et l'aime plus que tout- vient d'avoir un accident. C'est que ça doit être bien différent de ce que moi je ressens actuellement. A des années lumière sans doute. J'ai une chance incroyable d'être seule dans cet endroit. Ma seule envie est de martyriser tout ce qui me passe sous la main. Les notes s'accumulent à nouveau et lorsque vient pour la deuxième fois la dernière note qui est un , je referme brusquement le clapet du piano à queue. Des pages qui stagnaient sur le porte-partitions s'envolent et finissent au sol. La respiration difficile, je me lève et m'approche de la fenêtre, dans l'espoir de retrouver mes esprits. J'aimerais ne plus être ici. J'aimerais être ailleurs, avoir une autre vie. Qui me parle ici, après tout ? A qui est-ce que je pourrais bien manquer, si ce n'est à Aymeric ? Nathaniel ne cessera pas de me détester. Non. Ils me détesteront toujours. Pour l'un comme pour l'autre, je ne suis qu'une trainée, pas vrai ? Maman, j'aimerais tellement être à tes côtés. Ne prenant pas en mesure les risques qui se présentent à moi, je m'installe sur le bord de la fenêtre. Nous sommes au troisième étage. « Mais elle est totalement folle ! Elle va tomber ! » installée sur le petit rebord, je penche la tête dans la direction de la voix. Aucune expression particulière ne peut se lire sur mon visage, si ce n'est toutes ces traces de larmes. Une seule personne semble s'inquiéter de ma position: pourtant je n'ai pas en tête de sauter, non non. Et puis il y a une petite marge quand même, ce ne serait pas de chance si jamais je venais à basculer. En fait, ça réglerait bien des soucis. Non. Mes parents en ont déjà assez à faire avec Nathaniel. Aymeric. Vadim. Nathaniel. Deux d'entre eux me pourrissent royalement la vie. Le simple fait de penser à eux me donne des nausées. C'est mon frère quand même, je ne devrais pas penser comme ça... Et pourquoi en fait ? Il se marre bien lui, quand je ne suis pas bien ou que quelque chose ne va pas dans ma vie ! On m'a toujours dit que le bâton revient toujours à son propriétaire. Mais pourquoi donc toujours cette inquiétude en moi ? Pourquoi donc être torturée pour un frère que je ne considère pas comme tel ? C'est peut-être égoïste de ma part, mais j'aimerais vraiment qu'il comprenne une bonne fois pour toute, ne serait-ce qu'à travers cet incident- qu'être handicapé n'est pas être assimilé à un monstre. Je ne lui souhaite cependant pas d'écoper de séquelles, non non. Mais par pitié, faites qu'il comprenne ses erreurs et qu'il s'excuse pour toutes ces années. « C'est pas la fille aveugle qu'on voyait toujours trainer avec Vadim avant, ça ? » « Elle est en couple avec le binoclard de terminale maintenant. Le mec qui est toujours avec elle. Il est tellement pas important que je ne connais pas son prénom. » donc je récapitule: si vraiment j'étais sur le point de sauter, elles s'amuseraient à parler... de ça sans chercher à prévenir l'administration ? Mais c'est quoi cette école de fous ?

« Cierra ! Mais qu'est-ce que tu fais ?! Descends de là tout de suite ! » sortie de mes pensées, je sursaute et vacille de droite à gauche. Pourquoi est-ce que je n'y ai pas pensé avant ? « Cierra, tu vas tomber ! » sa voix me parvient, mais j'ai l'impression que le temps autour de moi s'est arrêté et que les décors s'effacent. Au même moment, la porte de la salle s'ouvre et mon corps bascule définitivement dans le vide. Je suis en train de tomber ! Dans ma chute, je parviens à me rattraper au bord. De grosses gouttes de sueur figurent sur mon visage. En même temps, comment seriez-vous vous, dans une telle situation ? Frais et dispo peut-être ? Je n'ai pas vraiment conscience de la hauteur à laquelle je me trouve et combien l'impact pourrait être violent. Mes doigts commencent déjà à glisser sur le plastique. « Je glisse ! Je vais tomber ! » agripper ce plastique encrassé est répugnant, mais là pour tout avouer, la propreté est bien la dernière chose à laquelle je pense. « Aaah ! » les yeux fermés, ma main lâche littéralement le bord. Il se pourrait que monsieur et madame Lindner aient deux enfants sur la conscience.
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MessageSujet: Re: ❝ si tu te trahissais, nous t'aurions tout à fait perdue ❞ ▬ vadim   Mer 26 Mar - 10:18


Ces derniers temps, je ne suis plus dans mon état normal. J'en ai enfin pris conscience. Quoi que je fasse, j'ai besoin de savoir ce qu'elle fait. Depuis notre dernière entrevue, Cierra n'a plus quitté mes pensées. Au travers de la porte de la salle de musique, j'entends de nouveaux ses paroles. Tu n'as que ce que tu mérites... J'en ai parfaitement conscience vois-tu. ... Et moi aussi d'ailleurs. Qu'entends-tu par là ? Mes paroles t'ont donc affectées si profondément ? Je ne serai plus là pour te hanter l'esprit. J'aurais bien aimé te croire mais ce n'est qu'un mensonge. Plus le temps passe, plus tu m'obsèdes. Même sans pouvoir être à tes côtés, tu restes dans ma tête inlassablement. Alors, n'essaie pas de me mentir. J'ai prié pour ne pas te recroiser. Le Seigneur n'est plus mon ami. S'en remettre à Dieu. C'est tout ce que tu as trouvé ? Moi il ne m'a jamais apprécier alors... c'est sûrement de ma faute si tu dis ça. Tu as raison. Tu n'es qu'un imbécile. Au moins sur ce point, nous sommes d'accord. Dommage, j'aimais beaucoup cette mélodie. Pas autant que moi j'aime la tienne lorsque tu joues. Je t'ai suivi Cierra, je te suis souvent et bien malgré moi. Lorsque tu viens jouer du piano, je t'écoute, au travers de cete porte qui ressemble à une barrière infranchissable. Parfois je suis entré, mais tu n'as jamais demandé qui était là. Peut-être ne voulais-tu pas le savoir ? Je rumine, répète sans cesse, cette conversation à laquelle je n'ai pas pu trouver les mots avant de te laisser t'enfuir. Un acte manqué, c'est comme ça que ça s'appelle, non ? Réponds-moi Cierra. Ton silence me tue.

Comme très souvent ses derniers temps, je me dirige vers la salle de musique. Je ne sais plus très bien quel jour on est, je perds un peu la notion du temps. Pour essayer de t'oublier, je lis de nouveau comme un véritable acharné et je ne souhaite que savoir la suite de mon enquête policière, même si mon esprit vagabonde souvent en t'imaginant à la place du protagoniste féminine, châtain comme toi, aux yeux verts comme toi et avec un caractère bien trempé... comme le tien. C'est une fois de plus le piano qui m'a conduit vers la salle. Je t'ai reconnu, c'est bien toi qui joue, à force de t'écouter, j'en suis certain. Mais, quelque chose à changer aujourd'hui. Bien plus que ta mélancolie habituelle, je crois reconnaître un autre sentiment que je connais bien. De la rage. De la confusion. Et une infinie tristesse. Quelque chose est arrivé. J'en suis persuadé. Et lorsque la dernière note résonne et que tu fermes soudainement le clapet, je sursaute et une boule vient se former dans ma gorge. De la violence. Cierra est au plus mal. Je baisse la tête, confus et totalement embarassé. Et je ne peux rien y faire. Mon impuissance est totale et c'est bien ce qui me fait le plus souffrir.

Je ne me suis pas approché, j'entendais tout depuis le bout du couloir. Lorsque j'ai vu ses filles passées, j'ai eu encore plus envie de d'habitude de les frapper. Parlaient-elles vraiment de Cierra ? Je me suis planqué dans un tournant sombre pour entendre ce qu'elles disaient sans être repéré. " Elle est en couple avec le binoclard de terminale maintenant. Le mec qui est toujours avec elle. Il est tellement pas important que je ne connais pas son prénom. " Ba-boum. Mon coeur, je n'entends plus que lui. Pourquoi ai-je soudainement l'impression d'avoir reçu un coup de poignard dans la poitrine ? Alors, c'était vrai ? Je le savais pourtant depuis le début mais... en avoir la confirmation est d'autant plus déroutant. Aymeric. Ce chien galleux. Prend-t-il bien soin d'elle au moins ? Mes mains se mettent à trembler, je les contemple, une nouvelle fois impuissant face à ces sentiments qui me déchirent le ventre. Seulement je n'ai pas le temps de me lamenter un peu plus. Quand on parle du loup ... " Qu'est-ce tu fais là, trou du c*l ? " Me*de. Je l'ai pas vu arrivé celui-là. Pourquoi suis-je si peu attentif en ce moment ? C'est dingue comme je suis devenu faible. Je déteste ça.

" Rien qui te regarde que je sache. " Autant vous dire qu'on évite au maximum de se parler. Je ne vois vraiment pas pourquoi il est venu m'aborder cette fois-là... Ah si attendez... Parce qu'il n'y a pas Cierra peut-être ? " Si tu traînes encore autour de Cierra, tu vas voir ce que ... " Je lui plaque la main sur la bouche, ne souhaitant pas que le groupe de filles comprennent ce qui se passent. " Tout doux petit. Tout doux. Aboie moins fort où les autres vont rappliquer. Elles parlaient de Cierra justement. Il lui est arrivé quelque chose récemment ? " Je n'ai pas pu m'en empêcher. Nous avons la même taille mais je peux le maîtriser facilement. Il n'est pas du genre sportif voyez-vous ? Et même si nous nous sommes déjà battu, en ce moment je redouble tellement d'efforts que j'ai l'impression d'avoir pris d'avantage de muscles. Il me mord la main. Je le lâche aussitôt, étouffant un gémissement de douleur. " Sale bête ! " Il me lance un regard mauvais et part déjà vers la salle de musique. Il n'a pas l'air de savoir de quoi je parle et préfère m'ignorer. J'examine l'intérieur de ma main qui a juste un peu rougit avant de le suivre. Il a de la chance que ça saigne pas. Sinon, je lui aurais bien donné une autre leçon à ce toutou mal élevé.

Avant d'entrer, je peux entendre le ton apeuré qu'a pris soudainement Aymeric. Je n'ai eu pour réaction que d'accelérer le pas, pour vite voir ce qui était en train de se passer. " Cierra, tu vas tomber ! " Comment ça tomber... ? J'entre et le pousse un peu précipitamment pour voir Cierra. Elle est assise sur le rebord de la fenêtre... du troisième étage... Mais quelle inconsciente ! Avec ses dernières pluies, c'est devenu glissant de s'installer là ! Même moi qui le fait souvent je m'abstiens pour ne pas prendre de risque... Je suis sans voix, lorsqu'elle perd totalement l'équilibre sous mes yeux. Ce moment n'aura duré qu'une fraction de seconde mais je ne pourrais jamais oublier la peur qui s'est imprimée sur son visage à cet instant précis. Ses cheveux qui ont volé autour de son visage. L'arrêt cardiaque que j'ai fait au moment où j'ai compris que cette chute pourrait bien lui être fatale. Plus rapide qu'Aymeric, je me rus vers la fenêtre et un petit miracle vient faire repartir mon coeur. Elle s'est accrochée au bord. " Je glisse ! Je vais tomber ! " Sa vie ne tient qu'à un fil. Aymeric est tout autant paniqué que moi dans mon dos. Je pensais avoir plus de temps, mais je vois sa main glisser. Alors je n'hésite pas et me penche pour la rattraper par le poignet.

C'est son cri qui a agit comme un électrochoc. C'est moi qui la tient. Je suis le fil qui la rattache à la vie. Et au plus profond de mon coeur, ce sentiment me redonne la force dont j'ai besoin pour la remonter. " Je te tiens, ça va aller ! " Je n'aurais pas du parler. Peut-être qu'en réalisant que c'est moi, elle va vouloir que je la lâche ? A cette effrayante pensée, je ne la tiens que plus fort. " Donne-moi ton autre main ! " Ce n'est vraiment pas un exercice facile. Je sens que mes abdos en prenne un coup. Mais déjà si je tiens ses deux mains, j'aurais plus d'équilibre pour la remonter. J'arrive à l'attraper et lorsque que j'essaye de la tirer, je serre les dents. Mais rien y fait. " Aaah ! Je vais pas y arriver tout seul ! " Il faut qu'Aymeric arrête de trembler comme une fillette et vienne m'aider. On va éviter de le contrarier devant Cierra... Je souffle un bon coup avant de crier. " Aymeric ! Tiens-moi, je vais basculer sinon ! " Par bonheur, cet imbécile agit vite. Il me tient par la taille et fait contre-poids. Je peux commencer à tirer Cierra du mieux que je peux pour la remonter. La sueur perle mon front, je serre les dents et dans un dernier râle de douleur, je parviens à la hisser sur le rebord de la fenêtre et je la serre contre moi pour ne pas qu'elle retombe. Tout contre mon épaule, je l'a fait basculer dans la salle et je reste assis sur le rebord de la fenêtre. Essoufflé, replié sur moi-même, je regarde le sol sans oser faire quoi que ce soit d'autres. On a vraiment échappé belle. Autant physiquement que émotionnellement, cet effort m'a vidé. Je ne sais plus ce que je dois faire, je ne sais plus ce que je dois penser.

Alors qu'Aymeric se précipite sur elle pour la réconforter, je détourne le regard, gêné par ce spectacle. " Tout va bien ma puce ? " Celle qui se jette dans le vide on s'inquiète pour elle mais on en a rien à faire de celui qui l'a sauvé c'est ça ? Je reprends tout juste mon souffle, encore choqué parce que qui vient de se passer. Je ne sais pas si mes jambes me répondront encore si je décide à marcher. J'ai vraiment dû mobiliser tous mes muscles pour la remonter. Si on m'avait dit que sauver quelqu'un du vide était un exercice si douloureux, j'aurais peut-être hésité deux fois avant de me précipiter comme ça ! Je pense avoir retrouvé mon souffle. Cet étreinte m'est vraiment insupportable. Je viens tousser pour attirer un peu leur attention en me relevant. Mes jambes tremblent un peu mais ça à l'air de déjà aller mieux. " Merci mec. J'aurais pas pu la remonter sans toi. " Ca m'écorche la gorge de l'avouer mais je lui dis quand même. Parce que je suis honnête et vraiment reconnaissant pour ce qu'il a fait. " Et Cierra, j'aurais juste une dernière demande à te soumettre. " Je sais qu'elle préfère parler avec le grand Aymeric qui parle bien et qui est cultivé alors je lui montre que moi aussi je peux avoir du vocabulaire. " S'il te plaît ... " Je viens prendre sa main et la place contre ma joue. " Frappe-moi. " Comme la première fois que nous nous sommes rencontrés. Comme pour me prouver que ce qui vient de se passer n'a rien changé pour elle et que je reste celui qu'elle déteste et qu'elle repousse du mieux qu'elle peut. J'espère qu'elle le fera. Je n'aurais pas du être là. Ce n'est pas moi qui aurait dû la sauver. Alors, j'aimerais qu'elle me remette à ma place. Moi pauvre fou, totalement paumé.
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