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 « i'm the voice that calls your name » ● libre [MINIMUM DE 40 LIGNES]

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MessageSujet: « i'm the voice that calls your name » ● libre [MINIMUM DE 40 LIGNES]   Lun 6 Jan - 12:59

this darkness will flow into my eyes

Le calme de la nature. Plop. Plop. Plop. Plop. Il n'y a que ça de vrai. Installée sur le bord de la rivière, ordinateur sur le côté, je me laisse aller à cette apaisante atmosphère. Comme d'habitude, j'ai fait en sorte de trouver un petit coin tranquille, histoire de ne pas être dérangée. Pour une fois aussi, j'ai jugé bon de prendre ma canne, car ayant préféré me rendre ici toute seule, dans le but de me reposer. J'ai besoin de calme depuis l'épisode de l'infirmerie. Beaucoup de calme. Encore un peu boitillante, Aymeric m'a conseillé de ne pas sortir toute seule ce matin, mais je suis du genre obstiné. Et puis je sais m'adapter. J'ai dix-sept ans et bientôt dix-huit, je ne suis plus une enfant. Ou du moins, plus vraiment. Je crois qu'aujourd'hui nous sommes mercredi et que peu d'enfants ont cours. Quoique avec les nouvelles réformes qui passent au ministère, je ne suis plus sûre de rien. C'est perturbant comme cet endroit est calme, on entendrait presque les mouches voler. Je n'ai pas envie de rentrer au pensionnat ce soir. Avec le temps qui se rafraichit, elles se font un peu plus rares quand même. Tellement pas envie. Ce manque d'enthousiasme parvient à m'embrouiller dans mes pensées. Poussant un petit soupir, je me redresse contre l'arbre afin d'être assise dos à son tronc. J'ai un peu de lecture à faire. Oui voilà, je crois que c'est le bon livre. Mes doigts effleurent les documents. « (...) Ils étaient justement en train de passer sur un pont franchissant des eaux profondes. Et dès que la mariée se leva et se pencha par la fenêtre du carrosse, sa belle-mère et sa belle-fille la poussèrent si fort qu'elle tomba dans la rivière. L'eau se referma sur elle ; à cet instant apparut à la surface d'eau une petite cane d'une blancheur immaculée qui flottait en suivant le courant. Le frère sur le siège du cocher n'avait rien remarqué ; il continuait à foncer avec le carrosse jusqu'à la cour du roi. Son regard était voilé mais percevant l'éclat de la robe dorée il était de bonne foi lorsqu'il conduisit devant le roi la fille noire à la place de sa sœur. Lorsque le roi vit la prétendue mariée et son inénarrable laideur, il devint fou furieux et ordonna de jeter le cocher dans une fosse pleine de serpents. Pendant ce temps, la vieille sorcière réussit à ensorceler le roi et à l'aveugler à tel point qu'il ne les chassa pas, ni elle, ni sa fille ; et mieux encore : elle l'envoûta si bien que le roi finit par trouver la mariée noire plutôt acceptable et il l'épousa. » J'adore lire des contes. Celui-ci est des frères Grimm et est bien moins sombre que ceux de Perrault pour qui j'ai une certaine préférence. Pourtant, ça devrait me blaser à la longue de toujours entendre les mêmes fins, de ne jamais être réellement surprise mais... à croire que la routine me plait bien. En fait, j'aime les histoires en tout genre. On m'en a raconté une récemment sur ce lac. On raconte que deux amoureux s'y seraient suicidés suite à la décision de leurs parents de les séparer, il y a de cela deux siècles et que depuis ce temps, on peut voir l'eau prendre une couleur rougeâtre dès que le soleil se couche. Les rumeurs de ce genre, moi ça m'intéresse toujours. Bien entendu, je ne suis pas ici pour voir ce phénomène, étant donné que c'est hors de mes capacités, mais peut-être percevrai-je autre chose. Après, je ne me fais pas d'illusion: la nature est remplie de petits parasites et d'animaux en tout genre, alors une mauvaise interprétation est tout à fait possible. Non. Je veux être sûre de moi.  « (...) Et tout à coup, la petite cane se transforma - et devant le roi apparut une fille d'une beauté indescriptible ressemblant comme deux gouttes d'eau à la belle du tableau de Régis. Le visage du roi s'illumina de joie et comme la jeune fille était toute mouillée, il fit immédiatement apporter une robe magnifique et ordonna qu'on l'en vêtit. La Jeune fille lui raconta ensuite comment elle se fit abuser par sa belle-mère et sa belle-sœur et comment celles-ci l'avaient poussée à l'eau. Mais en premier lieu elle pria le roi de faire sortir son frère de la fosse aux serpents. Le roi exauça son voeu et se dirigea ensuite vers la chambre de la vieille sorcière. Il lui raconta l'histoire telle qu'elle s'était passée. » hum non, ce n'est pas la meilleure histoire.

Oh, et vous vous demandez sans doute pourquoi Cookie n'est pas avec moi? En fait, monsieur a sans doute trouvé une petite amie à aller fréquenter. C'est que même les petits chatons ont droit à leurs lots de sensations. Après avoir lu une autre petite histoire, je referme le livre et m'allonge vraiment tout contre l'herbe profitant de sa fraicheur, fermant à nouveau les yeux. Les oiseaux chantent depuis quelques minutes et ça m'apaise réellement. De vagues souvenirs me reviennent en mémoire. De très lointaines mémoires.


*** flashback ***
« Maman! Maman écoute les oiseaux qui chantent! C'est beau! » elle me prend dans ses bras, me faisant tourbillonner. « Je savais que venir ici te ferait du bien. Enfin je retrouve ma petite Cierra! » nous nous amusons, tandis que mon frère lui est en train de pratiquer la pêche avec papa. « Ne voudrais-tu pas te baigner un peu? » « On peut, c'est pas dangereux? » je l'entends qui rit, me reposant à même le sol. « Pour une petite fille de sept ans je ne pense pas, et puis nous sommes là de toute façon. Je reste à côté de toi. » « Si maman reste à côté, alors je veux bien y aller. » il ne faut pas plus de cinq minutes pour que je me déshabille et qu'enfin je plonge dans l'eau. Enfin, plonger est un grand mot. En fait, je prends surtout la précaution de poser un petit doigt de pied à la surface pour voir si l'eau n'est pas trop froide. « Allez vas-y, de toute façon elle n'est pas profonde ici, nous sommes au lieu le plus bas. » maman m'encourage à y aller et c'est après un petit frisson que j'entre dans l'étendue humide. C'est agréable. Elle m'éclabousse. Nous rions. Nous rions beaucoup. Et puis elle vient dans l'eau. Papa arrive. Mon frère reste dans son coin. Nous rions. Cierra. Cierra. Je suis là. Cierra. A l'aide Cierra.

*** fin du flashback ***
« Que...? » j'ouvre les yeux, perturbée. Quelqu'un m'a appelée? Je tends l'oreille, l'esprit encore légèrement embrumé. J'ai dû me laisser surprendre par un coup de fatigue. « Il y a quelqu'un? » le vent souffle légèrement dans mes cheveux. Cierra. « Je... je suis là. » mon pouls bat à tout rompre. Mais qu'est-ce qui se passe encore? Qu'est-ce que c'est que cette histoire? Quelqu'un est-il en train de me faire une farce? Par réflexe -et sans vraiment savoir pourquoi-, je me frotte les yeux. Cierra. Là maintenant, c'est trop pour moi. Je saisis lentement mes affaires, les range dans le sac et fais machine arrière, restant sur mes gardes. Mieux vaut garder le silence. Cette voix ne m'inspire rien. Rien du tout. D'autres rumeurs seraient donc de rigueur pour ce lieu? Et moi qui pensais qu'il ne s'agissait là que de plaisanteries, me voilà servie. Et si c'était une personne malintentionnée? Non. Enfin, comment connaitrait-elle mon prénom? Pourquoi demanderait-elle de l'aide? Il y a forcément quelque chose qui cloche. Ou bien je me fais des idées, ou bien tout ceci n'est pas rationnel. Inutile de prendre des risques inutilement et en plus je ne peux pas courir, la cheville étant toujours endolorie. J'aurais dû prendre les béquilles, pas vrai? Désolée, par moment j'ai tendance à être une vraie bécasse. Attendez. Je viens de me rendre compte d'une chose: l'air est plus frais que tout à l'heure. Mais combien de temps ais-je dormi au juste? Non pas que cette fraicheur me donne une indication quelconque, mais il y a un truc de différent. Pour regagner la civilisation et vers l'établissement, il faut couper à travers une espèce de petite forêt. J'ai pris mes repères bien entendu, mais... pourquoi cette sensation de malaise? Une main rapide dans mon sac pour consulter l'horloge parlante. « Il est exactement vingt heures quarante-trois et vingt-cinq secondes. » Vingt heures? Vingt heures mais enfin... comment c'est possible qu'il soit vingt heures? Mais qu'est-ce que j'ai fait de mon temps moi? Mais c'est quoi le délire? Oh mon dieu, oh mon dieu! Mais qu'est-ce qui m'est arrivé? « C'est pas possible, tu dois forcément déconner...! Il était quatorze heures tout à l'heure. » est-ce que ça voudrait dire que je me suis assoupie pendant plus de six heures? Non, je suis fatiguée mais pas à ce point là quand même. Cierra. Encore cette voix. Les médicaments ne doivent pas m'aller. Hahaha. Mieux vaut en rire, même si là face à cette étrange situation j'aurais de quoi pleurer de peur. Le vent me pousse à légèrement frissonner. Houhou! Houhou! Hibou? Chouette? Vingt heures? « Heu... s'il vous plait... il y a quelqu'un? » et si c'est un violeur hein, tu fais comment? « Je vous préviens je... je suis armée! » trouvons un élément de dissuasion. Le moindre froissement. Le moindre bruit. J'attaque. Pour le moment, il faudrait juste que je parvienne à me calmer et que je reprenne lentement la route vers le pensionnat. Le vent s'invente sans doute des voix.


Dernière édition par Cierra S. LINDNER le Lun 13 Jan - 13:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « i'm the voice that calls your name » ● libre [MINIMUM DE 40 LIGNES]   Lun 6 Jan - 18:02

Après cette partie de ping pong avec Vadim, enfin, surtout la discussion si intéressante et cette rencontre si apaisante, j'avais besoin d'un peu d'air.
  On m'avait déjà parlé de ce lac, enfin, internet m'avait parlé de ce lac.
  J'ai toujours adoré les lacs. Un lac, c'est pour moi un fragment de pureté dans une verrue humaine. L'eau m'apaise.
  Il est environ dix-sept heure trente, mais une brise fraîche parcoure l'espace, en me léchant le visage de sa langue persiflante.
  Je me sens toute chose. Je crois que cette rencontre avec Vadim m'a TROP réussie. Je me sens glacée d'émotions, de nouvelles émotions, oubliées depuis l'année dernière. Après ce qu'a fait alex, je ne ressentais plus que de la haine, de la rage, de la fureur, un désir de vengeance, ou bien rien du tout.
 Là, ces émotions positives sont si puissantes et pures que je m'en sens comme de glace.
  Mais pas de la glace glacée, de la glace apaisante, comme un baume, ou bien comme un gant humide posé sur le front quand on a de la fièvre.
  J'ai hâte de voir ce lac. Esperons que j'y serais seule. J'ai toujours eu besoin d'un peu de solitude de temps en temps. Pour me ressourcer face à face avec moi même.
  Bientôt j'y suis, je le  sens. Je peux percevoir la présence de l'eau. J'aime l'eau. Fluide, liquide, pure, claire, fraiche, brillante. Tout simplement comme des diamants fondus, du moins si c'est scientifiquement possible.
  Je n'ai pas encore vraiment rencontré d'élèves ici, à part Vadim bien sûr, que je suis heureuse de connaitre. J'ai un boon pressentiment quant à lui.
  Mais le autres? Que penseront-ils de moi? Comment vont-ils me traiter? En tant que nouvelle, et prolétaire de surcroit?
  Je préféré ne pas y penser maintenant.
  J'arrives dans la forêt, passage obligé pour arriver au lac. J'entends du bruit. Des feuilles qui craquent, des bruits de pas. Il y a quelqu'un. Zut.
  Je marches, continue mon chemin sans plus m'en soucier. Tout en marchant, je consultes mon téléphone portable. Je ne regardes pas où je marches.
  Et soudain, BAM!
  Je heurtes quelqu'un. Je lèves les yeux. Une jeune-fille. Elle tient une canne, et à l'air un peu plus âgée que moi. Elle ne m'inspire pas vraiment confiance, mais a l'air vraiment très très effrayée et stressée.
  Bien que son type de visage me laisse penser que je ne l'apprécierais pas, je ne peux m'empecher de lui demander si elle à besoin d'aide. Un peu d'humanité tout de même!
  "Quelque chose ne  va pas? Vous avez besoin d'aide?"
  je l'ai vouvoyée. je ne  sais pas vraiment pourquoi. Peut être parce que j'ai tendance à être stressée par l'infériorité de mon statut de prolétaire?
Cela dit être cela. Il fauut que je cesse de m'en inquiéter mais je n'y arrive pas du tout. Car si les gens me jugent et méprisent pour ça, c'est qu'ils ne sont pas vraiment intellectuellement épanouis et évolués...
Pour me rassurer, je me dis que Vadim est vicomte, et qu'il m'a pourtant bien accueillie, bien plus que cela même. Au delà de mes ésperances les plus folles.
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MessageSujet: Re: « i'm the voice that calls your name » ● libre [MINIMUM DE 40 LIGNES]   Lun 13 Jan - 13:11

crois-tu... aux histoires de fantomes?

Je viens de heurter quelque chose là, non? Quelque chose de plutôt... désagréable et dur. « Quelque chose ne va pas? Vous avez besoin d'aide? » une voix féminine. Pas de la viande de premier choix: elle est dure comme une charogne. Ce n'était pas une femme qui m'appelait, c'était plutôt du genre à bout de souffle masculin. Je mets quelques secondes à répondre, posant la canne bien droite à côté de moi. J'ai horreur de me montrer faible face aux gens et encore plus devant ceux que je ne connais pas. Bon au moins, ce n'est pas un fantôme, je serais passée à travers. En même temps, j'ai moins peur du paranormal que de la connerie humaine, donc ça peut peut-être un peu aider. Les histoires de fantômes ne me font pas peur en général et attirent ma curiosité. A penser comme ça j'en oublie totalement l'autre qui est à côté de moi... ou devant? Ou derrière peut-être? Un mouvement de la canne me fait prendre conscience qu'elle est sur le côté. Je n'aurais pas pu tomber sur quelqu'un d'autre? Qui est-elle d'abord? « Hum? Oh non non, tout va très bien. » ... ça ne se voit pas? C'est que j'ai trop le sentiment d'être trop sereine là. Bravo la déduction. A-t-elle un cerveau? Je cache un petit sourire. Bon enfin, maintenant que je sais qu'il ne s'agit que d'elle et non pas d'un violeur péremptoire, je me sens déjà un peu mieux. Il est presque vingt et une heure. Qu'est-ce qu'elle fait là, elle? Moi j'ai mes raisons -je me suis endormie prés du lac-, mais elle? En plus, elle n'a pas l'air affolée, donc ça veut aussi dire que j'ai sans doute imaginé toute cette histoire. Pour dire vrai, ça ne m'arrange pas des masses. Parce que ça voudrait dire que je ne suis pas claire dans ma tête. On le sait. Un vent léger souffle à nouveau dans mes cheveux et je me racle la gorge. « Vous n'avez rien entendu? » par là j'entends les voix précédentes. « J'ai cherché un peu dans la forêt et il m'a semblé que quelqu'un appelait à l'aide. » je me tourne vers elle. « Tranquille comme vous semblez, je doute que vous ayez entendu quelque chose. » c'est un peu une raillerie. Non, plus qu'une raillerie. Pourquoi? Parce que j'ai trouvé quelque chose d'étrange dans sa voix. Une chose pas forcément plaisante. Une chose est bonne cependant: elle a pensé à vouvoyer. Peut-être était-elle là lors de la première discussion avec Vadim. C'est que ça tombe fort à propos. J'ai l'impression qu'elle ne va pas être drôle.

Un bruit se fait entendre non loin de là, dans les buissons. J'ai un petit mouvement de recul. « Il y a une légende qui circule sur ce lieu. Enfin, surtout sur le lac. » je tends un doigt vers l'arrière, montrant la direction de laquelle je viens. Cierra. Hum? « Ce n'est pas drôle. » je hausse un sourcil, serrant mon sac de la même main que la canne. Les bruits de la nuit. C'est vrai que nous sommes en hiver et qu'il fait rapidement nuit. Je n'ai pas bien conscience de tout ça, mais pourtant je sais très bien me repérer dans la journée. Le hibou pousse un nouveau hululement et mes poils de bras se dressent. J'adore les animaux, mais les hiboux ont toujours tendance à m'effrayer. « Vous vous êtes perdue? » je fais un pas vers l'avant, voulant regagner au plus vite le pensionnat, ne sentant que très peu ce court passage en forêt. En fait, je sens quelque chose, mais je n'arrive pas vraiment à dire quoi. Un truc dérangeant. Les arbres pleurent. Je ferme les yeux pour ressentir l'air frais qui se fait dorénavant menaçant. « Mieux vaudrait rentrer. Je ne connais pas la sûreté de cette forêt. » en même temps, je dis ça mais... « Vous êtes de Nobilia? » je la sens la grosse réponse tordante. Nous nous connaissons à peine qu'il y a déjà des tensions dans l'air... c'est un comble, non? Un autre mouvement dans les buissons attire mon attention, mais je n'en fais pas mention à mon interlocutrice. « Cookie! » je l'ai bien reconnu. Cette façon de poser les pattes et ce petit miaulement qui se fait entêtant à force. Est-ce que c'est lui qui poussait tous ces petits cris? « Je m'inquiétais, ça fait des jours maintenant que tu n'es pas rentré à la maison. » je me baisse et le caresse, souriante. Le chaton miaule comme à son habitude. Il a l'art de la fugue.

Quelque chose cloche. Je le sens qui décampe, plus rapide que la lumière. « Je ne peux pas le laisser s'échapper comme ça... » mais ma canne m'encombre et ce sac ne me sera d'aucune utilité. Mais qu'est-ce qui lui prend? « Tenez-moi ça! » Sans me ménager, je lance mes affaires à la fille et m'élance vers l'avant, dans la pénombre. Avec tous ces arbres, il y a des risques que je me les mange, mais il faut que je le retrouve. Je doute qu'il ait l'habitude de s'aventurer ici. Après, certains diront que j'en fais beaucoup et qu'un chat sait retrouver sa route mais... mieux vaut être prudent. « Cookie! » je crois que je suis bien enfoncée dans la forêt. Les bruits autour sont un peu effrayants. La nature fait son oeuvre. Enfin, je pense que c'est la nature. J'espère. « Cookie...? » des rires. J'entends des rires. Intriguée, je me place derrière un tronc d'arbre et tente de reprendre mes esprits. C'est rationnel tout ça... n'est-ce pas? La fraîcheur de la nuit fait son ouvrage. Les rires entrent réellement dans la tête et parviennent à me ramener à d'autres souvenirs. Décidément, c'est le lieu qui veut ça. Ahahaha! Ahahaha! Regarde comme c'est beau! J'aimerais tellement savoir voler moi aussi! La surprise me gagne lorsque enfin je sens quelque chose à mes pieds. Je crois l'entendre ronronner. « Tu sais que tu m'as fichu une sacrée frousse, toi? » je ris, m'abaissant pour à nouveau le caresser et bien vite je me rends compte que ce n'est pas Cookie. Un autre animal. Prise au dépourvu, je roule sur les fesses. Il y a des bruits de branches cassées. « Hey...? » là, tout de suite, maintenant... je croise les doigts pour que ça soit la fille de tout à l'heure. En plus elle a mes affaires. Je suis totalement idiote et paumée en plus de ça!
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MessageSujet: Re: « i'm the voice that calls your name » ● libre [MINIMUM DE 40 LIGNES]   Lun 13 Jan - 17:35

La fille me réponds, d'un ton qui ne me plait pas, mais je tente de ne rien laisser paraître et de rester aimable. C'est un ton que je trouves hautain, narcissique, guindé... Tout ce qui me déplait, en somme. Elle me baratine à propos de prétendues voix, fantômes, sinistres légendes, mais je n'ai rien entendu du tout... Elle à l'air vraiment inquiète. Elle doit halluciner, ce n'est pas possible autrement. je ne crois pas aux histoires de fantôme, je n'ai pas eu besoin d'avoir affaire à des esprits pour rencontrer un monstre...
  "Non, je ne suis pas perdue, et je suis effectivement de Nobilia, mademoiselle."


  Soudain un chat apparaît. La fille s'extasie alors, de long en large, lui taille une bavette, alors que j'attends. Elle ne cesse de parler, et de parler et de parler: j'en ai marre!  Je ne  vais pas rester là une heure à attendre, non non non, certainemment pas. Je ne vais pas patienter jusqu'à ce qu'elle se décide à rentrer. je veux bien la raccompagner mais ma patience a des limites... et je ne veux pas rentrer dans le noir... Il fait encore un peu jour, mais le noir tombe si vite... Je n'ai pas peur du noir. J'ai peur de ce qu'on peut y trouver. Ce qui est bien pire, car en plus, j'y suis déjà tombée sur quelque chose...

  Soudain, le mignon minet s'enfuit, et  la jeune fille me balance littéralement ses affaires assez lourdes d'ailleurs dans les bras. Petit choc, menaçant de me faire tomber, mais je me rattrapes à un arbre.  Je ne suis pas là bonniche tout de même! Si elle ne revient pas vite je crois que je vais VRAIMENT m'énerver...

  Je peu encore distinguer la silhouette de la fille, elle est à une trentaine de mètres.  de mètres. Et là je la vois tomber. Elle pousse un petit "Hey!", suraiguë, totalement insupportable. Je m'approches donc, et la tire de là où elle est.

  "Si cela ne vous déranges pas, mademoiselle,  nous allons rentrer maintenant. Si vous tenez à ce que je vous raccompagnes bien évidemment. Si vous ne le voulez pas je m'en vais tout de suite. Je vous préviens je n'attendrai pas un siècle entier. Mon nom n'est pas Aurore... "

  J'aurais aimé pouvoir aller jusqu'au lac, mais visiblement, cette demoiselle apparemment de haut rang en a décidé autrement...  
  je m'efforce de rester calme, mais je boue intérieuremment. et ce n'est pas le jour pour m'énerver. Après ce moment si particulier avec Vadim, j'ai une remontée de souvenirs  bileuse et nauséeuse, je me sens un peu barbouillée, mais je sais que cela se passe uniquement dans ma tête...

  La douleur, c'est dans la tête.

  J'aurais beau être brûlée vive, coupée en morceaux encore vivante, mordue par  des centaines de vipères, toutes les tortures que vous voulez, je ne pourrais jamais avoir aussi mal physiquement, que mal moralement comme à cause de ce monstre...

  Tais toi Lana. N'y penses pas.

  Et j'attends la réponse de la jeune-fille.
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