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 [TERMINE] " Si j'aurais su, j'aurais pas venu ... ! " ● pv Cierra

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MessageSujet: [TERMINE] " Si j'aurais su, j'aurais pas venu ... ! " ● pv Cierra   Jeu 9 Jan - 22:39

MOI QUI PENSAIT RETROUVER MA TRANQUILLITÉ...
Je me suis encore fourré dans un sacré merdier !

JE N'EN PEUX PLUS ! Du calme ! De la solitude, ma précieuse tranquillité... pourquoi t'es-tu ainsi échapper ? Je ne suis plus digne de toi c'est ça ? Où que je sois : je suis dérangé. On vient même me poursuivre jusque dans l'infirmerie quand je suis malade ! Et hier soir : BAM ! un nouveau colocataire. Mais c'est merveilleux dites-moi ! Pourquoi tant de haine à mon égard ? Je me fiche des autres : lorsqu'ils sont loin de moi ! Comment puis-je rester une ermite si je n'ai plus de tanière où me réfugier ? C'est décidé : aujourd'hui, je change de chambre ! Les surveillants ne voudront jamais, donc je vais le faire moi-même. Des chambres sont encore libres, j'en ai repéré. Dès que tout le monde sera partie, je me cacherais dans l'une d'elle. J'y déposerais mes affaires en douce et serais en retard en cours... si j'y vais. Avec l'épisode de l'infirmerie, je n'y ai pas encore mis les pieds : et c'est vraiment l'envie qui m'en manque. Je n'ai pas envie de rencontrer ceux de ma classe de première. Je n'ai pas envie de côtoyer des filles qui vont encore me regarder avec des yeux qui brillent, et les mecs qui ne vont pas me sentir dès le premier regard... Je veux être peinard. De toutes façons, les premiers cours, y'a jamais rien d'intéressant alors... Je rate pas grand-chose. Je suis encore un peu malade, c'est une excuse ? Je ne pense pourtant pas que l'infirmière m'acceptera de nouveau. J'abuserais sans doute. Je pousse un gros soupire. Ça y est, ils partent prendre leurs petits-déjeuners. Et même si je meurs de faim, je serais patient. Je passe devant mon surveillant préféré, qui est heureux de me voir partir. " Bonne journée, Miloslav ! " Son ton est dédaigneux. Au plus haut point. Je lui rends mon sourire cerné du matin, celui qui fait peur même à moi dans le miroir. Puis je fais un détour, pour me rendre dans une chambre au hasard.

Par chance, elle est ouverte. C'est qu'elle doit vraiment être inoccupée. Yes ! Je referme vivement derrière moi, espérant ne pas avoir été vu. Ma mission est un franc succès. La première chose qui m'attire dans cet environnement, c'est l'odeur. Un parfum de violette. Puis ensuite, le paysage et l'éclat du soleil qui inonde la pièce de sa bienveillance. C'est sûr, ici, on se sent tout de suite bien. Absorbé par le paysage, je ne remarque pas tout de suite qu'en fait, je suis en train de rêver les yeux ouverts. Je me laisse bercé par ce que je vois, mes illusions et je m'installe sur le premier lit venu. Et surprise ! Au moment où je m'allonge sur le lit douillé bordé avec soin, en mettant mes bras sous l'oreiller, je me prends le parfum de violette dans les narines et sens quelque chose sous la taie d'oreiller. Un collier on dirait. Mer**. C'est à une fille ça. Je le prends entre les mains, l'observe. Un petit chapelet ? Je n'ai aucune croyance, mais je respecte celle des autres toujours. Et je trouve le bijou... très fin et léger entre mes grosses paluches. C'est dommage qu'on semble l'avoir oublié là. Ou peut-être était-ce intentionnel ? Je rougis, en me rendant compte que je viens de m’immiscer dans l'intimité de quelqu'un que je ne connais pas. Je me relève et constate alors ce qui m'entoure : la chambre est belle et bien occupé. Zut ! Il y a des fringues partout en plus ! Comment n'ai-je pas pu le remarquer tout de suite ! En voyant une petite culotte, je détourne le regard vers la fenêtre. Pourquoi suis-je si pudique après tout ? Il n'y a plus personne, on m'a certainement oublié et je doute qu'on revienne tout de suite. Je prends la culotte. Pouah, c'est doux ce machin ! Et là... je me stoppe net. Du ... rose ? Un peu de dentelle ? Mais... c'est ... c'est -je deviens soudainement rouge pivoine- c'est CELLE DE CIERRA !! " Vite, il faut que je parte d'ici ! " Je me le murmure à moi-même en remettant l'objet à sa place initiale. Je me relève et me dirige vers la porte quand... flap flap, cric cric. Quelques paroles pour rassurer les amies qui sont venus l'accompagner jusqu'à sa porte : qu'elle a dû oublier de fermer. Je me décompose. Me ... me voilà enfermer... pour la journée entière... dans la ... dans la ... dans la chambre de Cierra !! Mais !! C'est un cauchemar ! Je vais me réveiller ! Je vais me réveiller ! Dites-moi ... dites-moi que je vais me réveiller !

Il faut que je garde mon calme. C'est pas le moment de paniquer. Rappelle-toi Vadim, avant de combattre au karaté, on fait le vide complet. Je respire profondément. Bon ! Autant profiter de la situation non ? Est-ce qu'on viendra me chercher ici ? Certainement pas. Ils vont bien sûr s'apercevoir de mon absence, même s'il rouvre l'internat pour voir si je suis resté dans ma chambre en douce : ils ne prendront pas le temps de fouiller chaque chambre, si ? Il y a peu de chance. Je suis Vicomte mais quand même, je ... j'espère pas qu'on nous surveille plus que d'autres élèves. Ce serait... bien embêtant pour moi. Après tout, c'est la première fois que je suis dans un établissement comme celui-ci. Gardons cette possibilité de côté. Que ferais-je dans ce cas-là ? Réfléchissons. Je pense que ... je me planquerais. Et je réapparaitrais ce soir, comme par magie et sans explication. Ça me paraît un très bon plan ça. Croisons simplement les doigts pour ne pas que ma mère soit au courant.

Par réflexe, je fouille mes poches : rien. Ni clé, ni portable, même pas un mouchoir : que dalle... C'est foutu, j'dois rester ici. Deuxième problème : quand Cierra rentrera ? Je pense que faire le mort est la meilleure solution avec elle. C'est rudement bien pratique qu'elle ne me voit pas. Je n'aurais qu'à rester près de la porte pour sortir avant qu'elle la referme derrière elle. Espérons qu'elle ne soit pas trop rapide. Non, elle n'est pas un problème. Par contre, un souvenir me revient en mémoire. Aymeric... il m'a semblé entendre qu'il avait une clé. Si c'est lui qui me trouve, on est bon pour un énorme malentendu qui fera aboyer le cabot, à coup sûr. Bon et bien : je n'ai plus qu'à prier. Très fort. Tous les dieux qui existent. Au final, je ne sais pas si voir Cierra entrer sera une bonne ou une mauvaise chose. Grâce à elle je pourrais sortir, en espérant ne pas me faire repérer. Mais si elle me grille, je ne donne pas cher de ma peau. Elle ne voudra rien entendre : elle est beaucoup trop en colère contre moi.

J'ai tout fait de travers. Celle qui ne veut plus me croiser va me retrouver dans sa chambre ! Si on voulait me punir, je pense qu'on n'aurait pas pu mieux s'y prendre.  En attendant, je farfouille pour voir si je ne trouve pas un bouquin pour me consoler. Tu parles ! Que des machins en braille, c'est bien ma veine. J'ai fait quatre fois le tour de la chambre, j'ai essayé de ne rien déplacer, rien changer. Pour faire passer le temps, je m'abandonne à l'une de mes activités favorites : la sieste. Je m'allonge sur un lit encore inoccupé, bien que l'odeur de violette me manquerait et je m'assoupie le plus longtemps possible pour éviter de penser à ce qui s'est passé.

Horreur : j'ai faim. Affreusement faim. Il est déjà si tard ? J'entends des bruits de pas. J'ai peur que ce soit Cierra qui arrive. Ou pire. J'ai finalement opté pour me cacher qui que ce soit. Près de la porte, ce serait trop dangereux si ce n'était pas elle qui entrait : je me planquerais dans le petit recoin, entre le bureau et le mur. Ça y est ! On entre ! Mais vu le boucan que mon ventre fait, je pense qu'elle va me griller très vite la Cierra. Prions très fort, je vous prie. Mon cœur s'est arrêté de battre quand enfin, on a de nouveau tourné la clé dans la serrure.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] " Si j'aurais su, j'aurais pas venu ... ! " ● pv Cierra   Ven 10 Jan - 1:25

il me tape sur les nerfs, ce mec la m'exaspere

Hum. Je n'arrive pas à dormir. Mes yeux ne demandent pas mieux, mais ma tête ne suit pas. Contrôle de littérature qu'elle a dit? Je me retourne pour la énième fois dans les draps. Oui je crois que c'est ça. Ayant manqué le cour à cause de cet épisode à l'infirmerie, je n'ai été mise au courant que très tardivement du déroulement de l'examen. En plus je n'ai pas le cour. Apparemment ce ne sont que des bases, mais j'aimerais savoir précisément quoi. Si seulement. Maman m'a appelée, hier. Elle m'a demandé comment se passait mon début d'année et comme toujours, j'ai dit que ça allait, que tout irait pour le mieux. Contrarier maman n'est pas dans mes habitudes et ce n'est pas aujourd'hui que ça changera. Je n'ai pas non plus fait mention de cet étrange personnage qui semble me suivre tellement nos rencontres sont précises. Et puis elle m'a demandé si mon pied allait mieux et j'ai alors répondu qu'il faudrait que je reste encore quelques temps avec les béquilles, parce que prendre appui dessus me fait un mal de chien. J'adore parler avec ma mère car ça a tendance à m'apaiser, à faire disparaître tous ces tracas qui me hantent la journée. Par contre après avoir raccroché... Rha! Je claque l'oreiller contre ma tête, poussant un soupir à la suite. Pourquoi est-ce que j'ai tant de mal à dormir? M'aurait-on jeté un sortilège pour que je m'écroule demain devant la copie du contrôle? Je n'espère pas, car personnellement je n'ai pas trop envie d'avoir une mauvaise note et encore moins de louper mon année scolaire. Enfin, maintenant que j'y pense, on ne peut pas dire que mes journées soient des plus agréables ces derniers jours, alors ne serait pas étonnant que je sois victime d'une malédiction, non? Comme pour me protéger, je pose une main sur la croix du rosaire se trouvant autour de mon cou -oui je dors avec, et alors?-. Mes yeux se ferment. Il faut que je m'endorme le plus rapidement possible et dans la sérénité si possible. Serre le rosaire. « S'il vous plait, aidez-moi à trouver le repos... » il est deux heures du matin lorsque je parviens enfin à sentir le sommeil m'emporter: je commence à huit heures, donc réveil à six heures passées. Heureusement encore, pour le moment je n'ai pas à me plaindre, étant toute seule dans cette chambre. C'est le pied.

Sept heures quarante-cinq. Réveil difficile. Pâteuse, j'émerge et m'étire dans le lit, me redressant pour avoir le dos posé contre l'oreiller. Je ne sais pas quelle heure il est, mais bon il ne doit pas être bien tard. « Oh ça va, j'ai encore un peu de temps. » un soupir s'échappe de mes lèvres et je touche une seconde fois le réveil, comme victime d'un blocage. Quelque chose cloche, mais je ne sais pas bien quoi. Sept heures. Sept heures quarante-cinq et cinquante secondes. Oui c'est ça. « Mais alors ça veut dire que... » je commence à compter sur mes doigts, pâlissant. « ... JE SUIS EN RETARD! » sans plus perdre de temps, je me précipite en dehors du lit, filant vers la salle de bain, me lavant, enfilant les affaires propres. Sept heures cinquante-huit. Je prends le sac de cours et fourre l'ordinateur dedans avant de royalement manquer de tomber en voulant passer le seuil de la porte. Quelle poisse! « En plus le contrôle a lieu lors de la première partie du cour, je vais me faire disputer! » j'en pleure d'avance. C'est finalement à huit heures cinq que j'arrive dans la salle de classe, me rendant compte que je me suis précipitée pour rien car le professeur n'est pas encore là. « Mademoiselle Lindner ♥ » je tourne la tête sur le côté, tel un robot. Ah bah si finalement, il est déjà là. « Veuillez vous installer au premier rang, sortez votre ordinateur et commencez donc votre contrôle ~ » j'adore ces matinées. Et en plus le pire... c'est que je crois que j'ai oublié de fermer la porte de ma chambre. Great.

Onze heures. Le cour de littérature est terminé et le professeur a dit que les résultats viendraient sans doute la semaine prochaine. Je pense avoir réussit malgré quelques accrochages. Il faut dire que remplir une copie sans avoir eu l'occasion de consulter la leçon, c'est un peu délicat. Oui, bien entendu que j'ai montré le mot d'excuse au professeur et il a bien vu en me voyant arriver avec les béquilles que je ne plaisantais pas. J'ai horreur de ces trucs qui font qu'on me repère à quarante kilomètres à la ronde. Le pire, c'est quand même lorsque je demande la permission en classe pour me rendre aux toilettes. Là, pour sortir de ma place sans accrocher le bureau ça relève du miracle. Enfin, n'y pensons plus, là il faut de toute urgence que j'aille fermer la porte de ma chambre, parce que sinon, dieu sait ce qui pourrait se passer. Peut-être qu'un cambrioleur a déjà fait son ouvrage? Oh non, il ne faut surtout pas que je pense à ça. « Hey Cierra, tu fais quoi? La salle est de l'autre côté tu sais. » oui merci je sais, mais là n'est pas la question. « Ah oui oui, j'arrive, j'ai juste oublié un truc très important. » « Comme? ~♥ » je détourne la tête, me remettant en marche. « Comme la porte de ma chambre et c'est déjà bien assez comme ça. » je vois bien où elle veut en venir, on m'a déjà assez embêté avec ça hier, lorsque je suis retournée dans ma chambre. « Hum, dis c'est vrai que tu étais à l'infirmerie avec le fils de la famille Miloslav? ♥ » alors lui. Il faut vraiment qu'il soit partout ce blaireau, même dans les discussions. « Jamais entendu parler. » je lui indique de légèrement se pousser pour me laisser passer. Il faut faire vite avant de me faire à nouveau repérer lord de mon arrivée en classe. « Il est canon hein? » et voilà que ça bouillonne en moi: quand me foutra-t-on la paix? Elle veut que je lui répondre oui juste pour lui faire plaisir ou quoi? Je ne vois pas! « Si encore je voyais de qui tu parles, mais alors là franchement... gros trou noir. » « Rho allez, ne fais pas celle qui ne le connait pas. J'ai bien vu la dernière fois au parc que tu- » « Tu n'avais d'ailleurs pas besoin d'en parler à Aymeric. Je parle à qui je veux sans être fliquée, non? » si seulement c'était possible. « Hey les filles, venez on va aider Cierra à trouver sa chambre! » un sourire quelque peu gêné prend place sur mon visage. Les minutes passent et une fois arrivée devant la porte, j'enfonce la clef dans la serrure et la ferme pour de bon. Là au moins c'est plus sécurisé. « Allez, maintenant un peu d'anglais ♥ » j'adore l'anglais aussi. Enfin, je ne suis pas une littéraire pour rien non plus. « Avoue qu'il est canon. » grimace « Anaïs, s'il te plait... tais-toi. » qu'on ne me parle plus de cet idiot.

Quinze heures vingt-six. « Et dire qu'on aurait pu terminer notre journée de cours à trois heures. Il n'avait pas le droit de nous retenir comme ça! Je vais en parler à ma mère dès ce soir. » je bénis l'imbécile qui a jeté une boulette de papier sur le professeur, au moins ça aura occupé vingt bonnes minutes de ma triste existence quotidienne. Enfin bref. Ce que je dis n'a pas beaucoup de sens, mais j'ai si peu envie de me retrouver seule pour le moment que j'aurais tout donné pour continuer à être en classe. Je vais aller faire un tour à la bibliothèque, ça m'occupera sans doute une bonne heure au moins et la bibliothécaire m'a dit qu'elle avait reçu des livres pour moi, donc ça pourrait le faire. Les paroles d'Anaïs me reviennent et je secoue la tête, maudissant Vadim. « Même quand il n'est pas là, il est là. Cherchez la logique. » murmure grincheux qui s'évapore. « Vivement l'examen. » pour tout dire, j'en viens aussi à souhaiter la fin de l'année pour obtenir le diplôme et ne plus mettre un pied ici. Oh oui. Parce que même si je dois aller en classe préparatoire, ce ne sera pas ici. Certainement pas.

Dix-huit heures dix-sept. J'ai finalement passé un peu plus de temps que prévu à la bibliothèque. C'est qu'en fait, la gérante et moi avons un très bon contact et lorsque nous nous mettons à parler on ne nous arrête plus. Deux heures de discussion pour à peine une petite heure de lecture. Mais bon au pire je vais pouvoir analyser les livres empruntés bien tranquillement dans ma chambre. Heureusement demain nous sommes mercredi et je crois que je n'ai pas une journée trop chargée. A vérifier. Heureusement aussi que nous n'avons que très peu de devoirs pour le moment, comme nous n'en sommes qu'au deuxième jour de la rentrée. Bon soit, maintenant il est temps que je rentre parce que j'en ai un peu plein les jambes. Ah mais...! « Mais qu'est-ce que tu fais? » je viens de sentir des mains se poser contre mes yeux. Des mains chaudes. « Hum mais rien, je m'inquiétais juste de ne pas t'avoir croisé au moins une fois aujourd'hui ~ laisse moi deviner... tu t'es encore levée en retard ce matin, c'est ça? » des rougeurs apparaissent sur mes joues. « Heu... c'est à dire que... oui mais... mais un peu... » je secoue la tête, histoire de me dégager de ces mains qui me gênent et de ce corps si proche du mien. « Oh les jolies petites tâches rouges sur tes joues! » bon, ça suffit maintenant! « Au fait, tu ne m'a pas appelé hier soir en rentrant: comment va ton pied? » je baisse la tête en simple réponse. « Elle t'a fait un bon bandage. Et... tu l'as revu Miloslav? » en.co.re-l.ui. J'en perds mon latin. « Il faut que je rentre, j'ai oublié- » je sens une main agripper mon poignet, me retenant. « Tu sais que tu peux tout me dire Ci', il s'est passé quelque chose? » ... par pitié. « Non. Non, il ne s'est rien passé. » les joues enflammées ne s'arrangent pas. « Hum. Dis, ça ne te dirait pas qu'on passe une soirée ensemble histoire de regarder un film? Le couvre-feu n'est qu'à vingt-deux heures, donc je me disais qu'on pourrait peut-être se faire un film d'épouvante? » quelle bonne idée. Je ne vois rien, mais j'adore écouter les films et surtout ceux d'horreur. « D'accord! » mon enthousiasme revient et je tape légèrement son bras. « ... tu peux lâcher mon bras maintenant? » il dodeline de la tête et me saisis par la taille pour me soulever. « Aïe! Mais...-mais AÏE! » je grimace, ne pouvant pourtant pas m'empêcher de rire devant ses chatouilles. Je cesse de glousser lorsque je sens son visage tout prêt du mien. Mon pouls se calme. Non, en fait c'est mon sang qui ne fait qu'un tour. Je reste plantée au dessus de son épaule, les béquille détendues le long de son corps. Le temps me semble long. Les secondes deviennent des minutes, les minutes des heures. « Cierra... » son souffle. Je sens parfaitement son souffle. « Q... Oui? » je m'attends au pire, n'osant en fait pas ouvrir la bouche. « Je... » je  retiens mon souffle. Quand soudain, il me fourre un truc dans la bouche. « Goûte ça, ils arrachent! » je deviens rouge cramoisie, recrachant immédiatement l'aliment. « Boah, mais... ça pique! C'est quoi ce truc? Il me faut à boire! S'il te plait, à boire! @.@ » sans aucune pudeur, il entre dans les toilettes des filles à côté et m'emmène bien entendu avec lui, me faisant boire. Il rit, m'ébouriffant les cheveux par la même occasion. « Je suis content d'être revenu au pensionnat, car comme ça au moins je peux veiller sur toi tous les jours. Hey! Hey, respire! » c'est bien une qualité que je peux lui reconnaître: il est loyal. Il me tapote dans le dos. « Oh mais au fait... depuis quand est-ce que tu te fais des tresses en épis de blé? » hein? Han. Je crois que je ne me suis pas coiffée ce matin avant d'aller en cours. Le pire, c'est que personne ne me l'a fait remarquer! Les saletés! « Mais non, qu'est-ce que tu racontes, elle est normale ma tresse! » je parcours de quelques doigts, me rendant alors compte qu'effectivement elle ne ressemble pas à celles que je fais d'habitude. « Alors là, je ne comprends pas. » je cligne des yeux. « L'enfoiré. » murmure. « Hein? Ils sont pas bons tes bonbons Aymeric! » je ne suis pas dupe, il pense à Vadim. Encore et toujours lui.

Avec toutes ces histoires, je n'arrive dans ma chambre qu'à vingt-heures quinze. Aymeric va vraiment finir par m'achever un de ces jours. Il me raconte sans cesse des histoires qui me passionnent et donc résultat... pas de film ce soir parce qu'il est déjà plus de huit heures et que le couvre-feu est fixé à dix heures. C'est que ça fait un peu court pour consulter un film entièrement. J'ai encore le goût de son bonbon au piment dans la bouche. Beurk. C'est une horreur. J'ai eu tellement chaud. Il faut vraiment que je prenne une douche. Dans la chambre, je passe à côté du lit et commence par entrouvrir la fenêtre et fermer les rideaux. Chacun a le droit à son intimité et j'y tiens. A l'image d'un chien fatigué, je me laisse tomber et m'étale de tout mon long sur le lit, ayant soin d'au moins retirer ma veste entre temps. « Quelle journée... » le silence fait tellement de bien. « Je me demande pourquoi il a... » la scène de tout à l'heure me revient en tête et je rougis à nouveau. « ... espèce d'idiote. » ce n'est pas que je regrette quoi que ce soit non, non, c'est juste que je ne devrais pas penser à de telles choses. Enfin après je reste une fille et un rien parvient à me faire rougir par moment. La violette enivre mes narines et je soupire de bien-être. Pas seulement. Il y a... une autre odeur. Une odeur un peu plus brutale, un peu plus tenue. Je rouvre les yeux, me redressant dans le lit. Peut-être le parfum d'Aymeric qui s'est imprégné sur mes affaires? Je sais qu'il a toujours tendance à mettre non pas la bouteille entière mais presque. Oui, c'est sans doute ça. Et cette histoire de tresse me perturbe plus qu'autre chose. Je me lève du lit pour marcher jusqu'à la salle de bain, voulant au moins me libérer les cheveux. C'est qu'ils vont friser maintenant et je vais avoir de bonnes ondulations. J'ai intérêt à bien les brosser. « Ah bah oui, du coup ça fait des noeuds, forcément. » la soirée ne fait que commencer, je vous le dis.

Vingt heures vingt-cinq me voilà revenue dans la chambre et soudain... un bruit m'interpelle. Un bruit... plutôt étrange. Dans un premier temps, je me dis que je dois sans doute avoir faim, parce qu'après tout je n'ai pas mangé. Alors bien vite, je pose une main sur mon ventre, cherchant à savoir. GrOoOAHahaa! Ah non. Ah non désolée, mais ça ne vient pas de moi. Mais donc, si ça ne vient pas de moi... qu'est-ce que ça veut dire? Je plisse les yeux et me dirige l'air de rien jusqu'aux toilettes pour ensuite m'armer du balai. Quelque soit la présence, elle va se prendre de sacrés coups. Je pourrais très bien crier, hurler, appeler à l'aide pour débusquer l'intrus, mais... je préfère souvent me débrouiller seule. Alors c'est donc ça l'odeur supplémentaire de tout à l'heure. La personne doit être dans un coin. Abuser de mon handicap n'est franchement pas malin et honnête! « Si je vous trouve ça va mal se passer. » oh oui, très mal même. Avec les années de pratique, mon ouïe s'est plus développée que la moyenne, compensant de ce fait la cécité. « C'était le premier et le dernier avertissement. » je passe dans tous les coins, ouvre brutalement le placard, passe le balai sous le lit, vérifie dans les moindres recoins jusqu'à... « Ahah! » j'ai rencontré quelque chose de mou. Déterminée, je m'abaisse pour arriver face au dessous du bureau, tendant les bras pour débusquer l'indésirable. Je n'ai pas peur. Je le tire de toutes mes forces jusqu'à tomber en arrière, roulant comme une tortue sur sa coquille. En reprenant mes esprits, je reprends le balai en main et me sers du manche pour donner de légers coups. « Non mais ça va bien de s'infiltrer dans les chambres?! » les petits cris. Cette voix. Ce... mon visage s'assombrit et je me redresse le plus rapidement possible sur mon pied, saisissant un objet plus conséquent, menaçant de lui jeter à la figure. Je ne vais pas parler. Non. Je t'ai reconnu tu sais. Espèce d'ordure. La seule chose que je me permets, c'est un « Dégage. » froid et expéditif.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] " Si j'aurais su, j'aurais pas venu ... ! " ● pv Cierra   Ven 10 Jan - 17:03

ICI OU AILLEURS, C'EST TOUJOURS LA MÊME CHOSE,
puisqu'elle ne veut rien entendre et m'a rayé de sa vie...

C'est bien elle. J'ai reconnu sa démarche. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle à l'air épuisé. Je tombe mal : très mal. Essayons de se faire tout petit, petit... petit petit. Limite je respire à peine dans mon coin. Au moins, ce gros lourd d'Aymeric ne l'accompagne pas. C'est déjà ça. Avec un peu de chance, je pourrais m'en sortir sans qu'elle n'est rien remarqué : mais je pense espérer un peu trop. Elle s'écroule sur son lit et se parle toute seule : " Quelle journée... " Si elle me grille, ça va être la crise de nerf assuré. J'ai peur... maman... Moi qui n'ait peur de rien, c'est bien la première fois que j'affronte une situation de cette manière : comme un lâche. Je ne peux vraiment pas me faire voir. Elle me déteste maintenant. Vraiment. Au point que ça m'a fait mal quand elle est sortie de la chambre sans un regard, sans une parole, juste pour me montrer son choix : ne plus faire partie de ma vie. Je devrais être content, mais ce geste m'a blessé. Il faut croire que c'est trop tard, il n'y a pas rien entre nous. Et elle a tout compris de travers ! Margaux, ce sourire... elle a le même sourire que celle que j'ai aimé ! Bien sûr que c'est troublant. Je m'exprime vraiment mal. Je ne sais que faire pour ... me faire pardonner ? De toute façon rien ne marche avec elle. Je ne vois même pas pourquoi je me planque pour lui éviter une crise de nerf...

" Je me demande pourquoi il a... " Il, Aymeric ? Je ne pense pas me tromper en imaginant qu'il ... a fait quelque chose. Raah ! Ne pas faire de bruit et si difficile ! Et mon ventre qui ... " ... espèce d'idiote. " Que ce soit moi ou un autre, elle ne semble pas accepté ses propres sentiments. Elle est mignonne à se traiter toute seule d'idiote. Je me ressaisi, j'écoute depuis ma cachette. Il faut qu'elle ... aille dans la salle de bain pour que je puisse repartir discretos. Elle ne fait plus de bruit, elle dort ? Ce serait bien ma veine, j'aurais bien trop peur de la réveiller pour bouger. En plus vu l'état de ses nerfs, je suis sûr qu'elle a le sommeil léger. Enfin, elle se lève. Et va dans la salle de bain, je commence à déplier mes jambes : j'ai de sacrés crampes à rester comme ça ! Seulement... allez ! Ferme la porte ! Elle la laisse grande ouverte. Et Mer**. Je fixe la porte de sortie, il me semble pas qu'elle l'ai refermé à clé derrière elle. Elle serait un poil paranoïaque si elle faisait ça. J'ai très envie de me relever. Surtout qu'elle est en train de se décoiffer d'après les bruits de brosse que j'entends. " Ah bah oui, du coup ça fait des nœuds, forcément. " Je ne prends même pas le risque de me lever, j'ai la peur au ventre... et je me retiens de gargouiller comme je peux tellement j'ai faim ! Il faut vite que je sortes de là. Sinon, elle va me griller c'est sûr !

J'hésite, j'aimerais mais je ne peux pas. Bon allez, j'me barre en courant au moins elle ne verra pas que c'était moi et puis tant pis : je ne tiens plus ! à trois ! Un ... deux ... et ... la revoilà ! Dommage. Elle ne pouvait pas faire comme toutes les filles et y passer deux heures ? J'aurais eu plus de temps pour me décider ! C'est pas possible, il faut vraiment qu'elle me contredise par tous les moyens : même quand elle n'en a pas conscience ! Lui jeter à la figure ne servirait à rien. Après tout, c'est moi l'intrus. Plus un bruit, elle ne bouge même pas. Elle se concentre ? Elle écoute ? Pas bouger, non mon ventre... pas maintenant ! GrOoOAHahaa ! Mais c'est pas vrai ! Si elle ne m'a pas entendu là c'est qu'elle doit vraiment être sourde ! Elle réagit, elle bouge : que fait-elle ? Elle ... les toilettes ? Ouf... je reprends mon souffle. Je me relève, prenant appui contre le mur, je me relève, prêt à faire un sprint. Quand elle revient : armer d'un balai. " Si je vous trouve ça va mal se passer. " Ohoh ... Maman !! Je me recroqueville sur moi-même, espérant ne pas m'être trahi d'avantage. Saloperie de ventre ! Tu as fait tout foiré ! J'te promets que si on s'en sort tous les deux vivants, je te remplirais de pâtisserie ! " C'était le premier et le dernier avertissement. " ça m'aurait étonné aussi. Il n'y a finalement pas que avec moi qu'elle est agressive : ça a quelque chose de rassurant. A moins qu'elle est déjà deviné ? Non, je pense pas qu'elle puisse me reconnaître au gargouillement de mon estomac. Et elle serait encore plus en colère, ça c'est certain.

Elle fouille partout avec son balai : ça a vraiment quelque chose d'effrayant. Elle vient vers moi, examine chaque partie jusqu'à ce qu'elle tombe sur ma cachette ... " Ahah ! " Je déglutis, j'viens de signer mon arrêt de mort. Sans hésiter, elle m'agrippe par les épaules pour me tirer de mon recoin. J'ai tellement mal aux jambes. Je ne peux m'empêcher d'exprimer ma douleur. Je tombe en avant, découvert, elle roule et se relève pour prendre son balai. " Non mais ça va bien de s'infiltrer dans les chambres ?! " "Aïe, aïe, aïe ... " Je le murmure, à peine, mais vu comment elle se concentre sur ma voix : je pense qu'elle m'a reconnu. Elle sert les dents, réprimande son envie de m'engueuler : c'est encore plus effrayant quand elle se retient de parler. Très froidement, elle ne dira qu'un seul mot : " Dégage. " Soudain, c'est l'apocalypse. Elle me terrifie, je suis à terre, elle avec son balai m'adresse une expression si refermé, si blessante, je n'ose même pas la regarder. Je ne peux rien faire. Les mots ne l'atteignent pas. Je pourrais m'égosiller à lui expliquer la situation, elle n'en prendrait même pas rigueur. Un étrange sentiment m'envahit : serait-ce de l'impuissance ? Suis-je devenue la personne a exclure et elle, celle qui refuse de m'admirer secrètement comme toutes les autres ? Oui pour moi, les filles sont toutes pareilles. Alors pourquoi, elle ... ne réagit jamais comme prévu ? Pourquoi elle me désarçonne à chacune de ses réactions ? Celle-ci est la pire. Je ne sais même pas comment contre-attaquer.

Dans le silence le plus total, je me relève, dépoussière mon jean : c'était crade cet endroit. Je ne dois pas parler, elle me clouerait le bec tout de suite. Devrais-je m'enfuir sans dire un mot comme elle me le suggère ? Sauf qu'elle ne me connaît pas. Je refuse que cette fille soit plus forte que moi. Elle devrait se prosterner comme toutes les autres. Silencieusement, je lui prends le balai, violemment des mains. Elle essaye de résister, mais mes mains expertes lui font vite lâcher prise. Je pose le balai par terre, je n'ose même pas respirer, elle non plus. Je la regarde, elle ne me voit pas. Elle paraît surprise mais son affreuse expression n'a pas changé. Je veux effacer ce visage. Il ne lui va pas du tout. Sans réfléchir, je me vois repartir dans mon pays natal. Quand une fille était vexée contre moi en maternelle, il suffisait d'une seule chose pour que tout redevienne comme avant. Je m'approche très furtivement, glisse ma main dans ses cheveux démêlés pour lui tenir l'arrière du crâne et l'empêcher de s'enfuir.

Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, je lui vole un baiser. Ses lèvres sont si douces, entre-ouverte par la surprise, ce réconfort que déclenche les baisers russes m'avait manqué. Je me sens transporter, enivré et ce baiser que je voulais furtif l'est nettement moins que prévu. La chaleur monte, je me consume, je m'écarte brusquement : je viens de me brûler. Puis sans attendre ne serait-ce qu'un instant, je pars en quatrième vitesse, gardant en mémoire l'expression qu'elle vient de m'offrir. Des joues écarlates, des yeux écarquillés par la surprise, rouge jusqu'au bout du nez, elle semble avoir elle aussi, perdu tout contact avec la réalité. Là c'était une expression qui lui allait bien. Lorsque je franchis le seuil de la porte, je tombe nez à nez avec quelqu'un. " Pardon, je ne vous avez pas ... " Horreur, malheur ! Qu'est-ce que faisait Aymeric derrière la porte ? Je crois vraiment que là-haut, quelqu'un m'en veut. Je vais terminer mes jours aujourd'hui. Furieux de me voir sortir de la chambre de sa bien-aimée, il m'attrape par les cheveux pour ré-ouvrir la porte et nous enfermer tous les trois à l'intérieur.

" Bor**l ! Mais lâche-moi ! Haaa !! " " Tu vas venir t'expliquer toi... " Il ne veut pas retirer sa main de mon cuir chevelu qu'il a empoigné avec force. Mais j'ai mal partout, j'ai faim, j'ai sommeil ! Sale clébard laisse-moi partir ! Pourquoi a-t-il des clés qu'il sort pour refermer à double tour derrière lui ? Je ... je ne dois pas parler... elle va encore s'énerver contre moi. Quoi qu'on me demande, je ne dirais rien. J'ai rien fait. Je me referme comme une huître même lorsque Aymeric me relâche. Je me jette sur la porte, pour forcer la poignet : mais je ne peux rien faire. Je reste sourd à leurs propos : " Laissez-moi sortir ! " Je cherche à tout prix à attirer l'attention, je veux fuir ! Ne me laissez pas avec ces monstres ! " On m'a séquestré ici toute la journée ! Je meurs de faim ! Que quelqu'un m'aide ! " Puis jusqu'à ce qu'on intervienne, je n'ajouterais rien, Cierra n'aura qu'à expliquer à l'autre ce qu'elle veut. Je serais muet comme une carpe, je me laisserais aussi frapper. Si elle veut encore me donner une baffe, qu'elle le fasse. S'il veut encore me coller un pain : qu'il le fasse. Je pense faire assez de bruit en frappant la porte pour attirer l'attention des surveillants. Ces chers surveillants qui se demandait certainement où j'étais passé, vont être heureux de me retrouver couvert de blessures et mourant de faim.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] " Si j'aurais su, j'aurais pas venu ... ! " ● pv Cierra   Ven 10 Jan - 21:21

c'est tellement difficile, ta reponse m'effraie

Il exerce une pression au niveau de ma nuque qui me perd. Qu'est-ce qui se trame? Je ne tarde pas à le savoir, lorsque ses lèvres viennent se poser sur les miennes. Les mots me manquent. Je suis perdue. Non, ça ne me fait pas spécialement plaisir, car je juge avoir déjà eu assez de surprises comme ça avec Aymeric pour aujourd'hui. Mais... pourquoi? Une coutume? Ou alors... autre chose? Le baiser de la mort. Serais-je la dame d'un côté et lui le roi de l'autre camp? Les questions s'enchaînent dans ma tête. Je ne pense même pas à le repousser, sans doute légèrement choquée. Pétrifiée même. Mes sens se mélangent, mes repères. Je ne sais plus différencier ce qui est bien de ce qui est mal, ni même m'orienter et retrouver le Nord. Tout se passe tellement vite. J'ai du mal à comprendre dans quel état d'esprit il est, n'arrivant cette fois-ci à rien discerner des ondes qui m'entourent. Immobile, je ne bouge pas le moindre petit doigt lorsqu'il s'échappe. Ses lèvres contre les miennes. Je le déteste. Je suis dans un autre monde, un autre univers. J'ai quitté la Terre. C'est comme un mauvais film de série B. Debout au milieu de la pièce, me yeux sont rivés sur le sol. Que penser? Etait-ce bien le moment? Il me trouble. Mon cerveau se remet en marche lorsque la porte claque doucement. Je suis toute seule. Maintenant c'est le calme complet. Tête tournée vers la porte, je ne bouge toujours pas, pétrifiée. Cette sensation va me hanter. Dans un état limite comateux, je laisse une main monter jusqu'à ma bouche et des doigts effleurer mes lèvres, les caressant au passage. Pourquoi? Je n'ai même plus la force de me mettre en colère. Sa douceur va me persécuter dès mes réveils au matin, c'est certain. A-t-il tenté de faire passer un message?

Une minute seulement s'est écoulée entre mes questionnements et ma seule action. Il y a du grabuge dans les couloirs. Je reconnaitrais cette voix entre mille. Aymeric. Me rendant enfin réellement compte de ce qui vient de se passer, je m'essuie la bouche d'un revers de bras et me fais un pas en arrière lorsque la porte s'ouvre brusquement.  « Tu vas venir t'expliquer toi... » s'expliquer... de? Est-ce qu'Aymeric a tout ou bien s'est-il passé autre chose? Il le brutalise. Je sens bien qu'il le brutalise. Ayant encore un peu de mal à me remettre de la précédente émotion, je me contente de les écouter. « Est-ce que c'est Cierra qui t'a demandé de changer sa tresse? Parce que ne sois pas idiot, je sais bien qu'elle ne fait pas de tresse en épis de blé d'habitude. » l'histoire de la tresse me revient brièvement en tête. « Qu'est-ce que tu foutais là? Séquestré tu dis? Dans ce cas, ça voudrait dire que Cierra a cherché à t'enfermer dans sa chambre, mais vu comme elle semble ne pas vouloir parler de toi, j'ai quelques doutes. » je ne suis même pas sûre de très bien comprendre ce qui se passe, ni même de bien replacer ce qui est dit. « Qu'est-ce que tu lui as fait? » normalement je devrais intervenir, les séparer. La situation est en train de dérailler, lentement mais sûrement. Aymeric choppe Vadim et le décolle de la porte, le saisissant par le haut de sa chemise, prêt à en découdre. Mais pourquoi? « Cierra, est-ce que tu m'autorises à le-... hey? » figée, les bras le long du corps, les joues encore plus que rosies, la bouche légèrement entrouverte. « Ma puce... » j'entends, mais je n'arrive pas à réagir correctement. Perdue, je fais machinalement un mouvement affirmatif de la tête, n'ayant même pas compris ce qu'il vient de dire. « Si elle m'autorise à te faire une tête au carré, c'est que tu as dû faire quelque chose de grave. » hein? J'ai autorisé ça, moi? Mais non, il y a sans doute erreur! Les esprits s'échauffent. Là, il tend le poing, menaçant de l'abattre. Telle une petite fille, je me dirige derrière lui et entoure sa taille de mes bras, voulant le stopper. C'est qu'il faut avoir une certaine prise pour le retenir cet oiseau. « Ne lui fais pas de mal, il n'a rien fait. » prendre sa défense? Non, ce n'est pas mon idée. « ... de toute façon il n'en vaut plus la peine maintenant. Imagine juste qu'il n'existe pas. » je ne compte pas céder et rompre mon propre accord. Il se crispe un peu plus. « Je sais qu'il t'a touché, qu'il a fait quelque chose, alors je ne veux pas le laisser partir comme ça, sans garder un souvenir. » je renforce ma prise et tente de le tirer tendrement vers l'arrière. Pourtant, il n'en devient que plus violent encore. « Pourquoi est-ce que tu le protèges?! » son poing heurte... la porte, juste à côté de la tête de la pauvre victime. Mon regard se fait fuyant. « Ce n'est pas ça, mais j'ai fait la paix à l'intérieur de moi-même et jusqu'à ton apparition, il ne faisait plus partie de ma vie. Il le sait très bien. » je pose ma tête contre son dos, fermant les yeux. « Inutile de lui infliger autre chose et en plus tu aurais des ennuis et ça je ne veux pas. Laisse le partir s'il te plait et n'en parlons plus. C'était une grossière erreur, il s'est juste retrouvé piégé dans ma chambre ce matin lorsque je suis repassée pour la fermer après le cour de littérature. » il faut pousser les explications jusqu'au bout pour bien faire passer le message. La douceur de ses lèvres. Cette pensée me force à rougir à nouveau, mais ni Aymeric ni Vadim ne peut s'en rendre compte puisque je suis dos à l'un et cachée de l'autre. Le brouhaha a alerté du monde.

« Cierra, est-ce que tout se passe bien? On vient juste de me signaler du grabuge dans ta chambre, donc je passe m'assurer que tout se passe normalement. Tu n'as pas de problème? » les voix se sont tues et maintenant il ne reste que la voix de ce pion que je ne connais que trop bien. Il m'est très sympathique. « Aymeric, ouvre la porte s'il te plait et laisse le partir, que tout rentre dans l'ordre. Si tu ne fais pas ça, on risque de connaître des sanctions. » il agite négativement la tête et je m'en désole, ne sachant plus que faire. « Je suis désolée mais... mais on ne veut pas me laisser ouvrir la porte. » « Comment ça? » « Il y a une petite altercation... » il suffit de ces paroles pour qu'Aymeric se décide enfin à ouvrir, faisant avancer Vadim avant d'ouvrir la porte. « Miloslav? C'est bien toi, n'est-ce pas? Ne me demande pas pourquoi, mais ta tête m'est familière. Ha. Oui. Certainement parce que tu figures dans le registre des élèves qui commencent déjà à sécher. Il va falloir que tu trouves de bonnes excuses pour justifier tes absences. » sa voix se fait plus autoritaire et Aymeric se permet de lui donner un coup de pied aux fesses, le faisant avancer brusquement en dehors de la chambre. Moi de mon côté, je penche la tête, adressant un petit signe agréable au surveillant qui me répond d'un petit sourire aimable. « Avec l'heure, je ne te dirais pas d'aller dans le bureau de la directrice, mais ça la fout un peu mal quand même de sécher les cours pour un Vicompte, tu ne crois pas? » Vicomte... lui? Hallellujah. Intéressant. Mon ami s'esclaffe de toutes ses forces. « Ce mec n'est que Vicomte et il se permet tant de libertés? Non mais sans rire, le monde tourne vraiment à l'envers par moment. Regardez le un peu... comme il a l'air pitoyable. » et paf. « Il a juste besoin d'une bonne sanction pour lui faire remettre les pieds sur Terre c'est tout. » je détourne la tête. Un bain me ferait le plus grand bien. « Aymeric je... je vais prendre un bain. » un petit geste de la main et je me retourne. Tout aurait pu très bien se passer jusqu'à ce- ZBAFF! qu'un geste déplacé soit fait et qu'une main vole dans les airs, rendant l'atmosphère encore plus irrespirable. « C'est quoi votre problème à tous les deux?! » les rougeurs refont leur apparition, des larmes naissant pourtant dans le creux de mes yeux. C'est une conspiration? « Laissez-moi tranquille! » je pousse Aymeric en dehors de la chambre et referme la porte derrière eux, me sentant ridicule. Il a osé. Je cligne des yeux, me laissant glisser le long de la porte, fatiguée et déchirée.

« Histoire de couple je présume. » dixit le surveillant qui n'a absolument rien compris à la situation. Pourtant, ça aura été plutôt voyant. « Toi. Je ne veux plus te voir sortir de ta chambre jusqu'à demain matin pour ta première heure de cour. Me suis-je bien fait comprendre? » Aymeric lui, ne s'en mêle pas, embarrassé sans doute de cette réaction qu'il n'espérait pas aussi négative.

Comme le sommeil est réparateur.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] " Si j'aurais su, j'aurais pas venu ... ! " ● pv Cierra   Ven 10 Jan - 23:39

JE NE PEUX PAS TE LAISSER COMME CA, SANS EXPLICATION
De toute façon, le sommeil ne vient plus à moi alors...


Aymeric est aussi tendre avec moi que d'ordinaire. " Est-ce que c'est Cierra qui t'a demandé de changer sa tresse? Parce que ne sois pas idiot, je sais bien qu'elle ne fait pas de tresse en épis de blé d'habitude. " Enfin, il a reçu mon petit cadeau ? Je souris mais ne répond pas. C'est encore plus provocateur je trouve. " Qu'est-ce que tu foutais là? Séquestré tu dis? Dans ce cas, ça voudrait dire que Cierra a cherché à t'enfermer dans sa chambre, mais vu comme elle semble ne pas vouloir parler de toi, j'ai quelques doutes. " Tu n'obtiendras rien de moi, sale toutou ! Je détourne le regard, croise les bras. " Qu'est-ce que tu lui as fait ? " Muet comme une carpe. Un vrai petit agneau, je vous dis. Impatient comme il est, il ne tarde pas à me saisir par le col. Pouah, doucement, j'veux respirer moi. Je gémis quelque peu, il pourrait presque me faire décoller du sol. Je sens que la suite... ne va pas être agréable.

Il se tourne vers Cierra pour lui demander la permission. Elle... n'a toujours pas bougé. Qu'est-ce qu'elle est mignonne comme ça... Elle le devient nettement moins lorsqu'elle fait un hochement de tête pour autoriser Aymeric à me frapper. "  Si elle m'autorise à te faire une tête au carré, c'est que tu as dû faire quelque chose de grave. " Je détourne la tête, fuyant son regard de chien enragé. Allez frappe moi qu'on en finisse. Je ferme les yeux, son poing est tendu près de ma tête, lorsque ... rien ne se produit. Comment ça rien ? Cierra ? Elle ... elle le tient par la taille. " Ne lui fais pas de mal, il n'a rien fait. " Très surpris, je me mets à rougir. Heureusement l'autre truc ne le remarque pas. " Je sais qu'il t'a touché, qu'il a fait quelque chose, alors je ne veux pas le laisser partir comme ça, sans garder un souvenir. " Un bon gros oeil au beurre noir tu veux dire. Tiens allez, vas-y. Je ferais rien de toute façon. Je sens l'étreinte de Cierra se renforcer. Aymeric à l'air aussi perdu que moi. " Pourquoi est-ce que tu le protèges?! " C'est vrai ça ? Pourquoi ?! Pour une fois qu'on est sur la même longueur d'onde tous les deux. Sa voix est si douce. Elle parle à ce gros toutou comme à un être précieux que l'on veut apaiser. C'est efficace, même moi j'ai plus envie d'être méchant. Pouah ! Cette fille ! Pourquoi a-t-elle changé d'avis ? Il y a pas longtemps, elle l'aurait même supplié de me frapper ! Elle, est vraiment très étonnante. Aymeric est quand même remonté. Il défonce la porte juste à côté de ma joue pour me surprendre. J'avoue avoir eu un peu peur quand même.

Enfin un surveillant arrive. Il a l'air sympa avec Cierra, ça change. Il s'inquiète et Aymeric ne veut toujours pas me lâcher. Je commence un peu à suffoquer moi quand même. Je devrais avoir de belle marque dans le cou avec sa poigne. Il se décide à me lâcher pour ouvrir la porte. " Miloslav? C'est bien toi, n'est-ce pas? Ne me demande pas pourquoi, mais ta tête m'est familière. Ha. Oui. Certainement parce que tu figures dans le registre des élèves qui commencent déjà à sécher. Il va falloir que tu trouves de bonnes excuses pour justifier tes absences. " " Pourquoi ça ne m'étonne pas ? " Je reprends mon air hautain, m'autorisant à parler. De toute façon, je vais être renvoyé dans ma chambre. Et lui ... pourra rester avec elle... Mon regard s'assombrit. " Avec l'heure, je ne te dirais pas d'aller dans le bureau de la directrice, mais ça la fout un peu mal quand même de sécher les cours pour un Vicomte, tu ne crois pas ? " " Je me passe bien de conseils. " Aymeric en profite pour se foutre de moi. Je lui lance un regard noir. Le surveillant en rajoute. Bon franchement, j'suis trop faible pour répliquer mais, ils ne vont pas s'en sortir comme ça !

Enfin ! Sortie de ce calvaire ! Il est quelle heure ? Tard j'imagine. J'ai trop faim, ce n'est pas possible. Alors que je dirigeais vers la cafétéria... " Toi. Je ne veux plus te voir sortir de ta chambre jusqu'à demain matin pour ta première heure de cours. Me suis-je bien fait comprendre ? " J'hésite. Il ne va pas se montrer clément. Seulement... je crois avoir un argument pour le convaincre. " Même si je confesse que je meurs de faim et qu'il faut absolument que je mange quelque chose pour éviter la crise d'hypoglycémie ? " Un bruit de ventre magnifique vient appuyer mes propos. " Bon très bien, j't'accompagne à la cafétéria. Tu pourras te servir exceptionnellement dans les distributeurs puisque tu as si faim. " " Vous vous sentez vraiment obligé de m'accompagner ? " Son regard s'assombrit : " Oui. Allez viens. " J'aurais essayé ! Je le suis sans rechigner. J'ai si faim. Je n'en peux plus. J'espère que je pourrais me rassasier avant d'aller me coucher... Seulement j'ai tellement dormi aujourd'hui ! Comment vais-je réussir à m'endormir ? Je pète la forme, j'ai juste faim. Je crains avoir beaucoup de mal à trouver de nouveau le sommeil.

Après un rapide aller-retour, me voilà munie d'un sac complet de chips, barre de céréales, chocolats et bonbons. Sans oublier deux trois bouteilles. Il a été généreux sur ce coup là le pion. Il m'a ouvert la machine pour que je puisse me servir sans payer. Sacrément cool. C'est bizarre d'ailleurs. J'ai tellement faim que je ne me pose plus de question. Et que ça plaise ou non à mon coturne, je mange, même si le couvre-feu est passé et qu'il veut dormir tranquille. " Tu en as marre de mon boucan ? Et bien parfait, j'vais manger ailleurs. " Même s'il me rappelle que je n'ai pas le droit, je sors, par la fenêtre. Il fait tellement bon dehors. Un arbre est juste à côté, ses branches me paraissent solide : je grimpe dedans. Qu'on me traite de tous les noms, je m'en fous : je suis bien ici. Je finis mon paquet de chips avant d'ouvrir une bouteille de coca de mes mains grasses. Bon, ça fait toujours une endroit sympa pour me réfugier. J'ai bientôt fini, goinfre comme je suis, ma faim est enfin rassasié. Je mets mes mains derrière ma tête, tente de me faire bercer par la brise qui vient me caresser le visage. Non, y'a rien à faire. J'ai trop dormi.

Voyons, voyons. L'escalade c'est plutôt mon truc. J'en fais souvent pour fuguer ou pour ignorer les couvre-feus tranquillement. Je suis chambre deux, où est la chambre de Cierra ? C'est la quatre je crois. Si je pars de ce côté... Comme dans Assassin's Creed, je longe les rebords près des immenses fenêtres, tel un chat furtif et j'arrive devant celle de Cierra. J'ai... envie de la remercier. Tiens ? Elle est contre la porte ? La lumière est allumé, elle semble s'être effondrée, juste là. Cette vision me surprend. Elle paraissait si fatiguée... je ne pensais pas à ce point là ! Il faut pourtant que je la réveille si je veux entrer. Mais avec ce triple vitrage... comment faire ? On est qu'au premier étage, y'a bien des cailloux par terre ? On va faire dans le traditionnel. Je me laisse tomber. Aouch, mes crampes. Je pense que mes genoux n'ont pas apprécié. Tant pis ! Allez trois, quatre cailloux. Bang ! Un premier. Bang ! Bang ! Ah enfin, on ouvre la fenêtre. Je chuchote assez fort. " Je peux monter ? Promis, ça ne sera pas long. " Sans même attendre de réponse, je prends appuie sur les fenêtres et me hisse jusqu'à la sienne. J'ai la grande classe quand j'arrive dans sa chambre par cette entrée dérobée. Je suis heureux qu'elle m'ait ouvert. J'vous l'avez dit : un baiser, ça arrange tout. J'aime la Russie.

Étrangement gêné, je ne sais pas trop où me mettre. Je dois garder mes distances, j'étais beaucoup trop proche tout à l'heure. J'espère qu'elle ne va pas s'énerver, il y a du monde qui dort à côté. Ce serait fâcheux. Je continue donc de chuchoter. " Je partirais dès que tu me le demanderas. Je vois bien que tu es exténuée. " Attentif et doux. Je vais faire mon Aymeric, on verra bien ce que ça donne. " J'ai bien compris la leçon, je ne ferais plus le coup des explications foireuses. A chaque fois que je dis quelque chose, j'ai du mal à appréhender tes réactions. C'est pour ça que j'ai décidé de m'exprimer autrement. " Je rougis. Quel prétentieux je fais. Je me rapproche tout de même : elle ne m'entendra pas bien sinon. " On est partie sur de très mauvaises bases tous les deux. " Je m'éclaircie la voix, un peu gêné. " Je pensais n'être plus rien pour toi. Alors pourquoi m'avoir défendu devant Aymeric ? " La gêne que je provoque désormais change radicalement de nos disputes coutumières. Je la trouve tellement plus ... aimable. Je la regarde dans les yeux, mais on ne peut pas se contenter de ce genre de contact. Elle ne peut ressentir l'intensité de mon regard de la même manière. Je pose ma main sur la sienne. Espérant que l'effet soit le même. Elle semble aussi perdue que moi. Sa préoccupation est autre : le baiser. Bien sûr, nous devions passer par là. " Je n'ai pas beaucoup d'arguments pour ma défense, Cierra. Je ne suis pas doué avec les mots, tu l'auras compris. Aucun mot n'aurait pu te faire cet effet là. " Je me reprend tout de suite. " Non, je ne veux pas ... jouer avec tes émotions ! Loin de là. " Je retire ma main, déstabilisé. Mes actes sont contraires à ce que je dis. Je ne veux pas la forcer en quoi que ce soit ! " Tu es l'une des rares personnes à avoir essayé sérieusement de me sermonner et tu as fini par en souffrir. Je me sens responsable maintenant." Je souris, m'approchant d'avantage. J'ai... vraiment l'impression de copier Aymeric. Mais le pire c'est que ... ça fonctionne. " Comme promis, je pars que si tu me le demandes. " Je viens vers elle et lui embrasse brièvement le haut de la tête. " Bonne nuit. " Je me dirige vers la fenêtre, attendant patiemment sa réaction. Un seul geste et je reste aussi longtemps qu'elle le voudra. Je préférerais cent fois sa chambre à la mienne. Mais je pense en demander un peu trop. Que tu veuilles de moi ou non, je serais là Cierra. Tu peux me croire. Peu de gens m'ont défendu jusqu'à lors. Je te dois une fière chandelle.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] " Si j'aurais su, j'aurais pas venu ... ! " ● pv Cierra   Sam 11 Jan - 10:44

why should i listen to explanations?

« Cierra, je suis désolé. Voyons nous demain, je crois qu'il faut qu'on parle tranquillement tous les deux. Je ne m'attendais pas à ce que tu le prennes  comme ça. J'ai dû t'apparaître comme un vrai goujat, mais ce n'était pas du tout mon intention. Laisse moi juste une chance de m'expliquer. » ... je ne demandais rien.

***
Il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis. « Ne va pas te faire de fausses idées quant à mes décisions. Tu as juste le mérite de m'avoir troublée, point. Et ça s'arrête là. » pourtant... « Maintenant nous sommes quittes. » je n'aurais pas dû reparler, tenir mes engagements, pas vrai? Pourtant, j'ai l'impression qu'une bonne discussion pourrait calmer bien des maux. Je suis une pécheresse. Il me pousse dans le vice. Une main se pose contre la mienne et je redresse un peu plus la tête vers la sienne, une nouvelle fois troublée. Il me fait penser à Aymeric, à agir de cette façon. Mais ce n'est pas Aymeric. Peut-être se ressemblent-ils physiquement? Le souci, c'est que je ne peux même pas dresser un tableau comparatif, n'y voyant rien. Toucher les vêtements, je sais faire, mais je n'ai jamais de notion précise quant aux couleurs ou aux réelles apparences. Je dégage sa main très doucement, ne voulant plus brusquer la situation. Déjà qu'il s'est introduit dans ma chambre, c'est bien assez. En plus de tout ça, il aurait pu me péter un carreau à jeter des cailloux comme ça. Enfin bref, la question n'est pas là. Aymeric me revient sans cesse en tête. Il a été odieux tout à l'heure, mais je ne peux pas m'empêcher de le pardonner. C'est mon ami. J'ai peut-être mal interprété, il n'a sans doute pas fait exprès et puis... Respire, Cierra. J'écoute à peine ce que me dit Vadim, occupée à me chasser mon ami de la tête. « Comme promis, je pars que si tu me le demandes. » il est là, mon fatal réveil. Ce deuxième baiser. Ce contact sur le front. Maintenant ça suffit, il faut qu'il cesse de se permettre d'aussi directs contacts avec moi. « Arrête de me... » je n'ai pas envie d'être désagréable. Le moment est presque doux, presque tendre. Qu'est-ce qui se trame? « Bonne nuit. » avant qu'il ne puisse faire le moindre geste, je tends le bras et attrape le bord du bas de sa chemise, tête baissée. Inutile de parler. Inutile de prononcer le moindre mot. Tout est mimé. Je le hais. Ce n'est pas parce que j'agis de cette manière que je l'apprécie. Non. Je pense que j'en ai juste assez de sans cesse livrer bataille, c'est tout. Sans explication aucune, je me rapproche de son dos -parce qu'il est dos à moi pour le moment- et me colle, posant la tête tout contre. Mes bras entourent subtilement sa taille, tandis que je ferme les yeux. C'est fou comme il me fait penser à Aymeric. J'en ressentirais presque un malaise. Sa réaction je ne la vois pas et le fait que j'agisse comme ça n'est certainement pas pour paraître affaiblie ou voire même  vraiment faible, déplacée mais... juste parce que j'ai besoin de douceur, de tendresse. S'il bouge, alors il brisera cet instant magique. Transportée dans mon monde, je frotte quelques secondes ma joue tout contre sa chemise, tel un chat sur son maître. Non, je ne suis pas en train de plier, de lui accorder ce oui sur la domination. Il y a certes des confessions, mais rien de sentimental. Il n'y a rien qui puisse relever de quelconques sentiments là-dedans. Notre histoire me semble tirée par les cheveux, comme si quelqu'un là-haut s'arrangeait pour sans cesse nous réunir. « Reste. » murmure. Dois-je l'interpréter comme un signe?

Plus qu'apaisée, je laisse mes doigts aller et venir à l'avant de la chemise, ne cherchant rien de précis. Presque rien. Il n'y a pas de rougeur sur mon visage. Pas de détresse. Pas de gêne. Pas de méchanceté. Rien. Juste une bulle de sérénité qui m'entoure. Peut-être suis-je trop fatiguée? Peut-être que le fait d'être fatiguée me pousse à agir de cette manière? En fait, je crois que j'ai dit amen et que j'ai arrêté de lutter, de réfléchir. Pour le moment. Mes doigts depuis ces quelques secondes ont eu le temps de gagner quelques centimètres de hauteur, s'arrêtant net sur un bord de la boutonnière. Il y a un creux. Soit il manque un bouton, soit la chemise s'est ouverte, ce qui est tout à fait possible avec l'agitation de tout à l'heure et Aymeric qui a tiré dessus. « On dirait que tu as fait un orphelin. » je décolle la tête de son dos et glisse sur le côté pour apparaître devant lui, ayant laissé une main sur l'avant de son vêtement pour garder le repère de l'anomalie. « Ce n'est pas une tenue adaptée à un jeune homme. » toute personne à l'imagination débordante pourrait sans doute voir dans tout ça une vaine tentative de séduction, mais que cela soit clair: il n'en est rien du tout. Nous nous détestons tous les deux et il n'est pas dur de s'en rendre compte, même si là nous nous permettons un écart. Cela dit avec tout ça, mes petites mains ont le temps de s'agiter, cherchant le bouton sur le côté. Il est là. Donc ça veut dire qu'il n'aura pas à aller dans un magasin pour racheter des boutons assortis, c'est déjà ça. Je saisis le fautif et le replace dans le trou prévu à son utilisation. Un petit sourire pensif se dessine sur mon visage et je lève la tête pour regarder mon interlocuteur. C'est qu'on pourrait presque me dire que je suis mièvre. « Maintenant c'est parfait. » briser cet instant de paix me coûterait beaucoup moralement. « De quoi as-tu écopé? » je parle bien entendu du verdict du surveillant. Car à bien y penser, je me demande comment il a pu ressortir et le fait qu'il soit passé par la fenêtre n'est sans doute pas un hasard. Me rendant compte que la situation pourrait prêter à confusions, je me recule, rompt le contact et fais marche avant, me dirigeant vers le lit et m'y allongeant.

Tournée dans le lit, je suis normalement dos à lui. « Est-ce que tu lui ressembles? » je ferme les yeux, poussant un très léger soupir. « Enfin je veux dire... est-ce que tu ressembles physiquement à Aymeric, dis? » il s'est déjà décrit à moi par des mots et m'a fait sentir la fraîcheur de sa peau contre la mienne. Le grain de peau de Vadim n'est pas tout à fait semblable au sien, mais peut-être ont-ils d'autres points en commun? Ses cheveux par exemple. De quelle couleur sont les cheveux de l'élève de première? Je pense déjà avoir suffisamment parler pour ce soir et mes pensées prennent le dessus. Ce n'est pas parce que je lui autorise d'être dans ma chambre, qu'il a gagné ma confiance. Loin de là même. Lui dire de faire ce qu'il veut? Ce n'est pas une auberge de jeunesse, c'est un lieu de paix. Il m'envahit de partout, arrivant maintenant dans ma chambre. Je plonge une main discrète sous mon oreiller, sortant le rosaire et le glissant tout contre mon coeur. Aucun démon ne m'atteindra. Un frisson soudain me parcourt le dos, remontant jusqu'au haut du cou, me dressant les poils des bras. « La fenêtre. Ferme la fenêtre s'il te plait, j'ai froid. » c'est un peu aussi pour appuyer le fait que je désire qu'il reste et qu'il ne s'évapore pas dans la nuit. Il est venu ici entier, mais dieu sait que si Aymeric lui met la main dessus dehors, il pourrait bien ne plus le rester longtemps, entier. Je me retourne dans le lit, étant dès à présent face à lui. D'une main, je tapote la couverture, l'invitant à venir me rejoindre pour s'allonger ou s'asseoir, peu importe. Il est libre de ses choix, je ne le force en rien. Je frissonne. J'aurais dû me mettre en dessous des couvertures plutôt que de rester au-dessus.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] " Si j'aurais su, j'aurais pas venu ... ! " ● pv Cierra   Sam 11 Jan - 12:41

SERAIT-CE LA PLEINE LUNE QUI CHANGE NOS COMPORTEMENTS ?
Ou bien la fatigue qui lui tourne la tête... je ne réponds plus de rien.


Au moment de m'éclipser, alors que j'ai bien entendu ses faibles protestations, je la sens qui s'approche : on tire sur ma chemise. Elle réagit comme avec Aymeric un peu plus tôt, telle une jeune fille égarée. Je suis ... très troublé. Je lui ressemble désormais dans son esprit ou quoi ? J'imagine que c'est une demande pour que je reste. Très douce et inattendu demande. Je déglutis, mes joues se colorant de rouge dans la fraîcheur de la nuit tandis qu'elle m'entoure la taille. Je n'ose pas bouger, observant ces petites mains su mon ventre. " Reste. " Ouuaaah ! J'ai le cœur qui bat à cent à l'heure tout à coup. Faut qu'elle arrête d'être si mignonne. Ça me change agréablement de toutes les facettes qu'elle m'avait déjà montré de sa personnalité. Je n'ose presque pas respirer. C'est à mon tour d'être pétrifié. Elle a toujours été tactile avec moi, mais à ce point là, ça devient difficile à gérer pour moi. Je ferme les yeux à son contact. Elle fait jouer ses doigts sur mon torse au travers de ma chemise. Je ne sais pas ce que je dois comprendre ni quoi que ce soit. Mais ... c'est franchement agréable, je rougis de plus belle.

Elle arrive au sommet de ma chemise, là où Aymeric a refermé sa poigne pour me soulever et me menacer. Souvenir peu agréable. J'ai encore les marques juste en dessous du bouton à moitié décousu. " On dirait que tu as fait un orphelin. " Pas moi, Aymeric. Je souris, ne sachant que répondre d'autre. Ne voulant certainement pas lui faire penser à lui alors qu'elle me sers contre elle. L'instant est si fragile. Je ne voudrais pas qu'il réussisse à tout foutre en l'air sans même être présent. Elle garde une main sur ma chemise, et se glisse devant moi. Je peux voir son sourire. " Ce n'est pas une tenue adaptée à un jeune homme. " Je ne sais pas quoi dire. Je souris de plus belle. Ses gestes et sa voix m'apaisent, mon cœur bat à un rythme plus acceptable. Avec ses mains habiles, elle retrouve le bouton suspendu à son fils un peu plus loin.Lentement, elle le replace. Je ne sais pas vraiment ce qui lui prend, mais j'ai pas envie de me rendre compte que c'est encore un mal entendu étrange. " Maintenant c'est parfait. " Mais j'imagine, qu'en plus de ne pas me voir, mon silence ne l'a met pas très à l'aise. Elle me demande alors, toujours sur le même ton : " De quoi as-tu écopé ? " Je mets quelques secondes à comprendre. " Ah ? Tu seras surprise mais de rien de particulier pour l'instant. Le surveillant a décidé d'attendre demain pour m'en reparler et m'a interdit de sortir de ma chambre d'ici là. " Elle s'éloigne, je la suis du regard, le clair de lune fait briller ses longs cheveux châtains et sa peau pâle comme la neige. " Je n'aime pas beaucoup qu'on m'interdise quoi que ce soit. Si j'ai envie de sortir, je sors et me voilà. "

Doucement elle s'allonge dans son lit. Elle est vraiment fatiguée, je ne voulais pas la déranger. Elle me tourne le dos et me pose une question bien étrange : " Est-ce que tu lui ressembles ? " Je fais un blocage. Qu'est-elle en train de me demander ? Elle insiste de manière charmante. "  Enfin je veux dire... est-ce que tu ressembles physiquement à Aymeric, dis ? " Elle... ne doit pas avoir d'autres repères que lui. Je sers discrètement le poing et je m'assois au bureau pour être proche d'elle tout en soulageant mes genoux douloureux. Elle ne peut pas me voir et vient de me demander des détails. J'ai bien compris. Ne pas se mettre en colère, respirer, s'apaiser. Comme lorsqu'elle me tenait contre elle. Rougir, puis s'apaiser. " Physiquement ? J'ai du mal à l'admettre mais un peu c'est vrai. On fait la même taille je crois. Vu comment il m'a soulevé tout à l'heure, il doit avoir une force équivalente à la mienne. Mais si tu veux parler de physique, nos visages sont très différents. Comme tu l'as compris je suis russe : mes cheveux sont très clairs, à mon stade c'est plus blanc que blond. Je crois que les filles aiment bien, ça sort de l'ordinaire il me semble. Ceux d'Aymeric sont châtains comme les tiens, voir plus foncé. " Je ne sais pas à quoi ça rime, j'espère bien répondre à sa question. Je m'applique et me reprends en éclaircissant ma voix, un peu gêné de me comparer ainsi à mon ennemi. " Aymeric porte des lunettes, fait attention à son apparence : j'entends par là qu'il.. se coiffe. Pas moi, du tout. Mes cheveux sont naturels à cent pour cent, haha. Il a les yeux foncés, un peu comme les miens. Sauf qu'on me dit souvent que malgré leurs couleurs, mes yeux noisettes brillent et paraissent plus clair à la lumière. " Oui, c'est décidément très gênant tout ça. " Je te rapporte ce qu'on me dit, je ne veux pas me vanter, loin de là. " Elle frissonne, je le vois bien. J'espère que mes pauvres explications ont pu répondre à ses préoccupations. " La fenêtre. Ferme la fenêtre s'il te plait, j'ai froid. " Je me lève, réagissant au quart de tour. " Oui, bien sûr. "

Tout cette ambiance est si perturbante. Je ne peux plus m'enfuir maintenant c'est ça ? D'accord, je l'ai embrassé mais je ne veux rien de plus. Que s'imagine-t-elle ? J'ai tellement de mal à comprendre. Cette proximité me gêne, j'ai du mal à réfléchir quand elle est si proche de moi. Veut-elle que je l'embrasse de nouveau ? Ou plus ? Je ris intérieurement. Non, ça m'étonnerait très fortement d'elle. Et si je me trompais ? Je rougis en revenant vers elle. Je risque de la décevoir. Je n'ai que seize ans, je n'ai jamais... aaaaah mon dieu faites que ce ne soit pas ça ! Elle se tourne vers moi. Je la regarde, toujours aussi troublé. C'est fou comment ses réactions ont changé, je me sens perdu. Que dois-je faire ? Elle m'invite à la rejoindre. Je déglutis, essayant de garder mon calme, je m’assois pudiquement sur son lit. Quand je suis inquiet, je parle. Alors allons-y. " Tu vas t'endormir comme ça ? Tu ne veux pas te changer avant ? " Elle semble tellement épuisée, elle frissonne de nouveau. Je lui retire doucement ses chaussures, redoublant de vigilance pour la cheville bandée. Sans préavis, je passe ma main sous son corps, pour la soulever le temps de tirer vers moi les couvertures. Héhé. Elle est si légère c'est facile. " J'espère ne pas t'avoir effrayé, tu semblais avoir froid. " Je la recouvre des couvertures, elle semble nettement plus à son aise. Je m'assois de nouveau à ses côtés.

J'ai absolument pas sommeil, c'est dommage. Elle m'a demandé de rester mais si elle s'endort ça tient toujours ? Je passe une main sur sa joue, l'effleure à peine. Je ne sais pas ce que je fais. J'avais juste envie d'un contact. " Tu dois être épuisée, je ne veux pas te déranger plus longtemps. " Il doit être facilement plus de minuit. Je dois avouer une chose, les lits simples de Nobilia sont plutôt large et confortable. Elle est dans les couvertures, bien lovée, moi j'ose à peine bougé, ne sachant que faire. Elle est marrante, c'est sympa de me retenir mais je... vais pas veiller sur son sommeil si ? Et demain matin, elle aura peut-être encore changer d'humeur et ne voudra jamais reconnaître que c'est elle qui a insisté pour que je reste ? Je repense à notre baiser, je passe ma main sur mes lèvres. Je n'avais... jamais ressenti ça avant. Ce n'était pas juste un baiser russe. Il y avait ... quelque chose d'autre. Je la regarde dans son sommeil et la trouve magnifique. Faut... faut vraiment que j'arrête de penser des choses pareilles ! Je m'allonge, au bord du lit, prenant soin de ne pas poser mes chaussures crades sur les draps propres et doux. Un bras calé sous ma tête, je l'observe. Dort-elle déjà ? Il n'y a qu'un moyen de le savoir. " Je ne réalise pas ce que je suis en train de faire. " Et comme je l'aurais fait avec ma petite sœur qui venait souvent partager mon lit quand elle avait peur, je pose ma main libre dans le haut de son dos. Lentement, je m'approche et je la tire vers moi. Sa tête est contre mon torse, j'ai le nez dans ses cheveux et emporter par la sérénité de sa respiration, je ferme les yeux et me laisser bercer.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] " Si j'aurais su, j'aurais pas venu ... ! " ● pv Cierra   Sam 11 Jan - 22:28

je retrouve dans un sourire la flamme de mes souvenirs

Je ne dors plus. C'est vrai que j'aurais dû au moins prendre un bain avant de me coucher. La journée a été épuisante et on ne peut pas dire que ce matin j'ai pu m'éterniser sous l'eau bienfaitrice. Les évènements de la journée me reviennent en tête tandis que je frissonne pour la énième fois, mais cette fois-ci pas à cause de la fraîcheur, non: à cause de lui. Je suis contre lui. Son visage n'est pas loin. Contre son torse. Contre lui. Je devrais répliquer, dire quelque chose. Je n'y arrive pas. Pourquoi? Hum, avec tout ça j'en ai oublié mes lectures. Trop de contact. Je rougis une nouvelle fois, traversée par une étrange vague de chaleur. Je dois sans doute couvrir quelque chose. La vérité sur tout ça, c'est que je ne veux pas rester seule ce soir. J'ai assez donné de ma solitude et j'ai juste envie que quelqu'un m'accompagne un peu. Le fait de ne pas avoir d'autre pensionnaire est une bonne chose, mais en cas de déprime ça l'est vachement moins. Les paroles de Vadim concernant Aymeric me reviennent en tête. Ils sont bien différents et lui est blond comme Gabriel, comme cet ange que je m'imaginais quelques minutes auparavant. Il est tendre avec moi, ça en serait presque effrayant. Ce câlin. Il est entouré d'une aura protectrice. Lovée contre lui, je bouge légèrement, me plaçant mieux encore en rassemblant mes bras vers l'avant pour venir poser une main contre son coeur. Il semble s'être endormi à son tour. Cette perspective me fait sourire. J'écoute sa respiration, toujours pourtant embarrassée qu'il soit autant collé à moi. J'aime cet instant. C'est comme si nous développions une complicité. Etrange sentiment qui pousse lentement mais sûrement. C'est un peu comme coucher avec un inconnu le premier soir. Ce baiser, il ne le pensait sans doute pas et bien que ça enlève un peu de magie, ça me soulage un peu. Entre lui et Aymeric qui se permet de poser une main sur mes fesses, tout va pour le mieux. J'ai quelques doutes depuis quelques jours pour mon ami, mais ce Vadim je ne crois pas. Nous nous détestons après tout. Retrouvant un peu de vitalité, je me dégage lentement de ses bras pour me lever du lit. Je n'ai pas dû dormir beaucoup. Une heure trente du matin. Un peu quand même en fait. Le mieux à faire maintenant, c'est d'être discrète. Oh. Et j'y pense, la porte n'est pas fermée du coup, pas vrai? Enfin, une fois que nous sommes dans nos chambres, nous n'avons plus rien à craindre: les surveillants rôdent. Vadim dort et ne sera pas dérangé ici au moins. Il est en sécurité. « Merci. » pourquoi? Pour rien en fait. Juste parce que j'avais envie.
En faisant le moins de bruit possible, je me dirige vers la salle de bain et ouvre la lumière avant de m'y engouffrer et de fermer la porte derrière. Faire couler le bain. Je prépare une serviette et verse le produit dans l'eau, histoire que ça fasse de la mousse, car moi j'adore les bulles. Pendant ce temps, je me prends à rêver, repensant à la situation de tout à l'heure. Mais qu'est-ce qui t'a pris espèce de buse? Il va sans aucun doute penser que son baiser a eut de l'effet sur moi et que... non, je ne veux pas qu'il s'imagine des choses. Et pourtant, ça fait du bien un peu de tendresse. Tellement de bien. Les minutes passent et arrive enfin le moment où l'entrée dans le bain est possible. Pressée d'en finir pour ensuite retourner me coucher, je ne perds pas de temps et vérifie que l'eau est à bonne température pour ensuite plonger totalement dedans. Comme c'est agréable! Mais il faut surtout que je fasse attention de ne pas m'assoupir. Assise dans le bain, je m'amuse à créer des ondes à la surface de l'eau, cherchant ensuite à faire quelques bulles. Et puis il faut penser à se laver aussi, parce que ce n'est pas tout de faire le guignol. Brrrr. J'aurais dû penser à brancher le chauffage de la salle de bain aussi, ça m'aurait évité d'avoir froid. Voulant avoir chaud partout, je plonge entièrement dans l'eau, mettant la tête en prenant bien soin de me boucher le nez. « brbrrrbr... » je fais des bulles dans l'eau, émergeant ensuite en éclatant de rire. Ah, mais il ne faut pas que j'oublie que Vadim est en train de dormir dans la pièce d'à côté! En même temps, il doit dormir assez profondément je crois puisqu'il ne s'est même pas réveillé lorsque je suis sortie du lit. Après, peut-être fait-il exprès, je n'en sais rien. Il y a toujours le bénéfice du doute. Prenons du bon temps dans le bain. Fermons les yeux.


***
Porte qui s'ouvre. Silhouette qui s'insinue dans la pièce. D'un pas léger, c'est un homme qui se dirige vers le lit. Il a un visage tendre, comme un visage d'enfant. Habillé de son uniforme scolaire, il franchit la limite et s'assoit dans un premier temps au bord du lit, ajustant sa cravate. « Cie', je suis désolé... » et il pense tant bien que mal que cette masse sur le lit est Cierra et qu'elle est en train de dormir. Pourtant, s'il y regardait par deux fois, il se rendrait bien vite compte que la silhouette en question est un peu plus grande. Comme ça peut parfois lui arriver, il se couche à côté, se rapprochant le plus possible du corps. Bien entendu une première chose l'étonne: elle ne sent pas la violette. Peut-être une dure journée et en plus elle n'a pas eu le temps de prendre une douche tellement elle avait l'air fatiguée... oui, c'est sans doute ça. Il ose un premier contact, la collant sur lui, plaçant sa tête contre son cou. « Tu es glacée, laisse moi te réchauffer. Pourquoi ne t'es-tu pas mise sous les couvertures? » il frotte doucement sa main contre le front de l'intéressée. Il a chaud le bougre. Un baiser sur son front. Un main se promène dangereusement, franchissant les cuisses, le flanc, le bas ventre. Délicatement. « Oh... je ne me souvenais plus que tu avais mis un pantalon aujourd'hui. Ton pyjama? » il continue de murmurer, agité d'un pseudo frisson. Quelque chose cloche et cet abruti s'en rendra bien assez vite compte. L'odeur n'est pas la même et c'est encore ce qui le frappe de plein fouet. Il se dit alors que ce parfum doit appartenir au Vicomte. Ce maudit gars qu'il ne cesse de voir tourner autour d'elle. « J'aimerais tellement que tu comprennes... » il tente d'attraper ses cheveux mais... « ... Qu'est-ce que...- » le poteau commence à tomber. Il écarquille les yeux, ayant peur d'avoir compris la sinistre vérité. Main tendue sur le côté ouvert du lit, il cherche l'interrupteur de la lampe de chevet, voulant vérifier. Le tableau n'est pas triste. La lumière s'ouvre. « ... » il reste sans voix dans un premier temps, se disant qu'il est sans doute en train de rêver. « Non mais dites-moi... » il retourne le corps qui maintenant lui fait totalement face. « ... que je rêve. » son sang ne fait qu'un tour. Là maintenant, s'en est trop. « Espèce d'enfoiré! » la colère l'anime tout entièrement et des scénarios, tous plus gênants les uns que les autres se créent dans sa tête. Il tourne la tête sur le côté, la lumière de la salle de bain étant ouverte: il le voit bien par le léger jour qu'il y a en dessous de la porte. La lumière filtre. « Petite merde! Je vais te faire la peau! » les réjouissances commencent.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] " Si j'aurais su, j'aurais pas venu ... ! " ● pv Cierra   Sam 11 Jan - 23:36

LA MORT DE VADIM MILOSLAV ... PAIX A MON ÂME ...
Ou comment se faire passer pour la princesse dans la belle aux bois dormant et ridiculiser le prince charmant pour ainsi avoir une very bad reputation... ?


Je me suis endormi. Je ne sais pas si c'est l'ambiance, sa douce respiration qui m'a bercé ou autre mais, je me suis endormi dans son lit qui sent la violette. Je l'ai senti claquer la porte de la salle de bain. Il fait encore bien nuit, j'ai du dormir quelques heures grand maximum. Je suis prêt à m'étirer et me levé quand... on entre dans la chambre. Une porte, c'est fait pour être fermé, nan ? Je n'ose plus bouger, plus respirer, quand je reconnais la voix de l'intrus : Aymeric. " Cie', je suis désolé... " Pas autant que moi mon gros. Je me replonge dans le sommeil. Mes cauchemars sont tellement réalistes parfois... Et là ... il vient carrément me rejoindre dans le lit. Mais IL EST MALADE !! Qu'est-ce qu'il fait ! Je dors, je rêve c'est tout, dans deux secondes il disparaîtra : pouf ! Comme ça ! Pourtant le chien mouillé met sa tête dans mon cou sans aucune gêne. " Tu es glacée, laisse moi te réchauffer. Pourquoi ne t'es-tu pas mise sous les couvertures ? " Pourquoi est-ce que je rougis ? C'est vrai que j'ai froid mais c'est pas une raison pour me coller, gros chien dégoûtant en chaleur ! Je ne sais plus ce que je dois faire. Rêve, réalité ? Je ne sais pas ce qui est le pire. Très franchement, rien que rêver de lui est abjecte alors qu'il me ... aaaaah je n'ose même pas y penser ! Il a les mains baladeuses en plus ! Je fais tout pour ne pas sursauter mais je m'agite malgré moi dans mon pseudo sommeil. Il me touche la cuisse ! Purée, si je bande, je me maudirais jusqu'à la fin de mes jours. Mais ça n'a pas l'air d'arriver vu comment il me dégoûte. " Oh... je ne me souvenais plus que tu avais mis un pantalon aujourd'hui. Ton pyjama ? " Oui oui mon pyjama chéri ~ Allez viens là que J'TE COLLE LA DÉROUILLER DE TA VIE !! " J'aimerais tellement que tu comprennes... " Il en est au révélation. Mais bor**l, faut que je bouge moi ! Comment peut-il me confondre avec Cierra !! J'suis pas une fille abru** !! " ... Qu'est-ce que...- " Ben oui hein, il serait tant que tu t'en rendes compte !

Enfin, il allume la lumière, j'ouvre les yeux faussement surpris et l'éclairage me pète les yeux. L'obscurité est mon ami, j'suis comme les chat moi. Pouah ! Trop de violence au réveil ... " Non mais dites-moi... " Je me tourne vers lui, une main cachant mes yeux de la lumière aveuglante. "  ... que je rêve. " Son visage se décompose. Je suis content d'être né pour avoir vu ce spectacle. " Bonsoir le clébard. " Maintenant... adieu monde cruel ! " Espèce d'enfoiré ! " Je n'ai pas pu m'en empêcher... faut croire que mon humour se déclare à des moments bien étrange : " Non ! Je peux tout expliquer ! Ce n'est pas ce que tu crois ! " Je fais la petite fille effarouchée et saute du lit pour me tenir le plus loin possible du prince charmant très déçu d'être tombé sur moi : et ça se comprend. " Petite merde! Je vais te faire la peau ! " Je me mets en position d'attaque, les poings en avant et me confesse auprès de l'intrus : " Très franchement, j'aurais aimé que ce soit un rêve moi aussi. " Aillant perdu le contrôle de la parole, trop appliqué à vouloir me défoncer la tête, j'esquive ses coups facilement malgré la fatigue. " Ça t'apprendra à venir toucher les fesses des filles dans leur lit ! " Un coup de pied, je le pare et lui attrape la jambe histoire qu'il sautille un peu. " Qu'est-ce que tu fous là ! Lâche-moi ! " " Je te conseille de baisser d'un ton si tu veux que nos escapades nocturnes restent secrètes. " Je lui tords un peu la jambe histoire de marquer le coup. " Des gentlemans comme nous ne devrait pas se faire repérer et Cierra a besoin de calme. " Il force un grand coup pour libérer sa jambe. " Et depuis quand tu te soucis de ce que pense Cierra toi ? " Je me suis jusqu'à lors contenter de l'esquiver, je m'approche rapide et souple jusqu'à son ventre pour lui foutre un coup de coude à lui couper le souffle. " Tiens, c'est pour la dernière fois. Tu devrais arrêter de crier comme ça. "

Il est encore plus furieux. Et oui, je fuis ses questions. S'il insiste, ce sera pareil. Le chien galeux à mal et se tient les cotes. Je n'ai rien entendu craquer, c'est qu'une chochotte il n'a même pas de côté cassé. Il revient à la charge en me prenant par le col comme tout à l'heure et en me bloquant contre le mur, ma tête part en arrière, je suis quelque peu assommé. " Qu'est-ce que tu foutais dans son lit ! " Il le murmure entre ses dents aillant pris en compte mes conseils. Il ne veut pas non plus se faire grillé : il n'est pas aussi abru** qu'il en a l'air. Soudain, il me tire violemment vers lui et m'emmène pour me plier en deux et me fous un coup de genou dans l'estomac. C'est parfaitement déloyal, sal**d ! Il prend soin de me bloquer dans cette position quelques instants, et en profite pour me murmurer à l'oreille : " Tu n'es rien pour elle. Je suis le seul dans sa vie. Elle t'oubliera aussi sec. Je m'en chargerai personnellement. " Puis il me laisse retomber en arrière. Je suis mal en point, ma tête frappe de nouveau le sol et je compresse mes mains sur ma bosse tellement elle me fait mal. Je roule sur moi-même : mais il en profiterait pour me foutre des coups de pied au sol ? Je lui attrape le jambe et le tire violemment : il me retombe dessus. J'ai mal calculé mon coup. C'est bien sûr le moment que choisis Cierra pour ressortir de la salle de bain.

Je crois qu'on a dû rougir de concert, il aurait aimé se relever mais c'est moi qui le tient par le col pour lui murmurer à mon tour, quoi qu'un peu difficilement : " Mêle-toi de tes fesses et ne touche plus jamais aux miennes ! " Il se relève et se tourne vers Cierra. Il reprend son masque de toutou parfait. Moi je reste au sol, j'ai un peu de mal à me relever là : il m'a encore bousillé le bide ce c** ! J'espère lui avoir laissé un souvenir aussi. Mais j'espère surtout que notre combat aura été assez silencieux. Ou plutôt que les pions ont le sommeil lourd ! Je prends mon temps pour revenir, je me relève difficilement. Je suis le fautif après tout, c'est à moi d'être le plus mal en point. Cierra semble s'inquiéter et j'en suis ravie. Je vais passer pour la victime et lui le coupable. On aura tout vu. Un point partout, la balle au centre. La nuit avait pourtant bien commencer, j'espère que l'épisode "Aymeric" ne viendra pas tout gâcher.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] " Si j'aurais su, j'aurais pas venu ... ! " ● pv Cierra   Dim 12 Jan - 11:27

il est encore temps pour toi d'emettre des regrets

Du bruit. Il y a du bruit dans la chambre. Non. C'est peut-être dans la chambre d'à côté? PLAFF! Mais Vadim, qu'est-ce que tu fais? Je sors de la baignoire à toute vitesse, regrettant déjà de m'y être éternisée. La serviette. S'essuyer rapidement. Enrouler ses cheveux dans la serviette. Bien qu'étant encore un peu humide, j'ouvre lentement la porte de la salle de bain. « Vadim? » (n'y voyant rien, elle ne peut bien entendu pas se rendre compte de la situation cocasse dans laquelle ils se trouvent mais nous, ça nous fait bien rire, amis lecteurs, n'est-ce pas?) « Mêle-toi de tes fesses et ne touche plus jamais aux miennes ! » un murmure qui parvient à mes oreilles et qui a le mérite... d'à nouveau me faire rougir. Mais à qui parle t-il? « Cierra! Oh Cierra, comme je suis content de te retrouver et de voir que tu vas bien! J'avais peur que ce malade- » mes yeux s'écarquillent de surprise. « Mais qu- qu'est-ce que tu fais là? » j'ai bien sûr reconnu Aymeric. Les brûlures sur mes joues redoublent. Vadim a parlé de fesses. Alors, est-ce que ça veut dire que...? Non, je dois sans doute me faire des idées. Mais... se pourrait-il qu'Aymeric ait tenté de... enfin de... séduire Vadim? Je cligne des yeux, bien mal à l'aise. « C... ma chambre n'est pas... une chambre d'hôtel. » c'est la seule chose que j'arrive à articuler. « Mais qu'est-ce que tu vas t'imaginer? » il marque un temps de silence, réfléchissant. « A-... attends, non! Ce n'est pas du tout ce que tu crois! » je l'entends qui se rapproche et marque donc un pas vers l'arrière. Je place les mains sur mes yeux, même si je n'y vois rien. « En fait vous vouliez vous retrouver tous les deux, avoue! Aymeric, je te connais pas coeur, ne me raconte pas d'histoires! » enfin, connaissais serait plus adapté. Pourquoi faut-il qu'il se passe autant de choses autour de moi ces derniers jours? Je crois que cette année promet d'être mouvementée. « Rhabillez-vous, enfin je veux dire... f... faites ça autre part! » je détourne la tête, prenant soin de bien tenir ma serviette -il ne faudrait pas qu'en plus de ça je me retrouve nue face à eux-. Pour le peu qu'ils aient les idées mal tournées et qu'ils voudraient me faire participer à leurs aventures... alors là, hors de question! Cette pensée me fait davantage rougir et pour la peine je me retourne, faisant un pas dans la salle de bain.

Je sens la main d'Aymeric qui se place sur mon épaule, me stoppant. « J'ai voulu te rejoindre comme on le fait par moment, lorsque tu as peur de l'orage par exemple. Tu te souviens? » et vas-y surtout, expose ma vie je ne dirais rien. Surtout face un ennemi, hum. « Vadim n'a pas... enfin il n'a pas trop souffert au moins? » forcément, si je m'intéresse à l'un, il faut bien que je m'intéresse à l'autre. « Mais non ma puce... Je suis entré dans le lit et il a commencé à me chauffer les oreilles, alors du coup j'ai pensé qu'une bonne correction lui ferait du bien. On dira que c'était pour tout à l'heure. » ils se sont à nouveau battus? Oh mon dieu, je ne comprends plus rien. J'ai quand même l'impression qu'ils se foutent tous les deux de moi et qu'ils profitent de mon handicap. Ils ont l'air d'aimer me raconter n'importe quoi. « Cierra, tu sais bien qu'il n'y a que t- » je dégage sa main de mon épaule, tremblante. « Tu n'es qu'un sale pervers en fait! Tout à l'heure tu t'es permis de me mettre une main aux fesses et maintenant tu t'autorises à avoir une relation dans ma chambre avec lui! Mais il fallait le dire plus tôt au lieu de vous taper dessus! Moi je n'aurais jamais cru ça! » je suis... un peu perdue pour dire vrai. N'ayant le temps de rien rajouter, je sens bientôt la fraîcheur du mur de derrière contre mon dos. « A-arrête tes bêtises! » je l'ai mauvaise. « Pourquoi est-ce que tu es violent en ce moment hein? Pourquoi? » je tends une main sur le côté, voulant me tirer jusqu'au meuble et échapper à cette prise d'otage. Ses mains m'encadrent de part et d'autre, je le sens maintenant. « Aymeric, arrête tu me- tu me fais peur... » son front se colle contre mon épaule et je sens qu'il serre les dents. Ma respiration se fait plus lente, je me sens comme étouffée. « S'il te plait. » cette fois, c'est une voix suppliante et une main qui se place contre son torse pour le faire reculer. « Qu'est-ce qu'il faut? Faut-il que j'arrête? Un mot et je n'en fais qu'à ta tête Cierra. Que veux-tu de moi au juste? J'attends juste que tu me le dises. » j'ai envie qu'un surveillant arrive et qu'il mette fin à tout ça. Ses lèvres sur mon épaule. « Vadim... » il va me laisser comme ça? Il va oser me laisser... comme ça? Sans expliquer comment, je parviens à m'échapper, passant sous l'un de ses bras. En fait, je ne sais même pas si c'est grâce à Vadim. Tout ce que je sais, c'est que ça a embrouillé Aymeric. Ce même Aymeric que je ne verrais plus de la même manière à partir de ce soir. J'ai l'impression qu'il est dans les extrêmes, qu'il agit à vitesse grand v.

Apeurée, je me réfugie dans la salle de bain, contre la porte. Il y a du bruit en dehors. Mais qu'est-ce que c'est que cette soirée? Et pourquoi est-ce que personne ne se bouge? Pourquoi est-ce qu'aucun surveillant ne pointe le bout de son nez?! La fenêtre de la salle de bain n'est pas assez grande pour que je m'échappe par là. Enfin, je pense que nous n'en sommes pas encore là quand même. Mon pied me relance, victime de toute cette agitation. « Aïe, ça fait mal...! » je grimace et saisis le rideau de douche, manquant de tomber dans la baignoire par la même occasion. « Cierra, écoute moi! » je n'ai même pas entendu la porte de la salle de bain s'ouvrir! A croire que ne pas fermer les portes chez moi est une habitude, surtout dans cette situation! J'ai envie de toute lui balancer à la figure. « Loin. Reste loin. » c'est comme parler à un animal. « On peut calmer tout ça. Tout peut s'arranger, mais il faut que tu te calmes! » comment est-ce qu'il peut me demander de me calmer alors que-...? « J'ai besoin de toi. » mon coeur s'arrête de battre. Pourquoi? Pourquoi est-ce qu'il a besoin de moi? Est-ce qu'il est blessé? « Vadim. Qu'est-ce que tu lui as fait? » il ne répond pas, semblant guetter l'arrière. Si je m'inquiète pour lui? Forcément. Ce n'est pas par amitié ou autre, mais j'ai tellement peur qu'il se soit pris un mauvais coup. Ou peut-être s'est-il... sauvé? Je tente une esquive sur le côté pour m'échapper de cette galère. « Reste là. » il me serre contre lui. Contre son corps, mes bras le long du corps. « Chut... » sa voix se fait plus douce et j'en viens même à m'apaiser, cessant de lutter pour me défaire de son étreinte. Il a peut-être juste paniqué en voyant Vadim en fait. Je sais bien qu'Aymeric n'est pas un méchant. « Ce Vicomte n'a pas une bonne influence sur toi. » je baisse les yeux. Un vent frais s'engouffre dans la salle de bain, preuve que la porte de cette dernière est ouverte. De la chambre on peut très bien voir ce qui s'y passe. « Dis-moi juste que vous allez bien tous les deux. » il pousse un petit ricanement qui se veut allégé. « Ne t'en fais pas... je gère la situation. » la peur m'enivre. Je suis certaine que Vadim... ne va pas bien. Le souffle. Son souffle. Comme tout à l'heure. Comme dans les couloirs avec l'histoire du bonbon. Une de ses mains s'est logée dans mes cheveux et il me redresse le menton de l'autre. « Fais-moi confiance comme tu le fais depuis deux ans. » mes yeux s'agitent. Il me tient bien le menton et je me crispe. Après Vadim, c'est lui qui va me- « N-ne me force pas à devenir violente. » je le sens qui se stoppe dans son élan. « Tu n'es plus le même, Aymeric. Que s'est-il passé durant les vacances? » ses yeux s'enflamment, je le sens bien. Pourquoi Vadim ne fait-il rien? J'ai encore plus l'impression de me trouver dans un film. Ses lèvres se posent contre les miennes et il me fait lentement reculer jusqu'au meuble de derrière. Je suis perdue pour de bon. Le baiser dure et arrive le moment où je reprends le contrôle de moi et... où je monte brutalement le genou qui se répercute net sur ses parties. Un soupir de douleur s'échappe de ses lèvres et il me lâche, se pliant sans doute en deux. Pas besoin de m'excuser, celle-la il l'a bien cherchée.

J'accours le plus rapidement possible en dehors de la salle de bain, appelant Vadim. « Vadim, où es-tu?! »
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MessageSujet: Re: [TERMINE] " Si j'aurais su, j'aurais pas venu ... ! " ● pv Cierra   Dim 12 Jan - 12:46

MÊME MAL EN POINT, JE RESTE LE SUJET NUMÉRO UN !
Ou comment la victime triomphe toujours du chasseur...


Aaaah, mon ventre. J'y avais déjà un bleu assez récent alors frapper dessus avec son genou... quel pourriture es-tu donc sale cléb's ? J'ai du mal à respirer. A défaut d'attirer les surveillants, ce qui m'arrange plutôt bien, Cierra nous a entendu et à l'air de mal interprété ce qui se passe... Elle m'a appelé. Elle me cherche ? Un sentiment de réconfort envahit mon cœur meurtri. Aymeric se relève en grand chevalier pour lui expliquer que ce n'est pas ce qu'elle croit. Moi j'ai trop de mal à parler, j'écoute à peine, encore un peu sonné. Je ne peux rester au sol, je prends donc appuie sur un meuble pour me relever très lentement pendant que l'autre toutou s’époumone à lui faire entendre raison : non Cierra, on se battait... on ne faisait rien de compromettant ! " Rhabillez-vous, enfin je veux dire... f... faites ça autre part ! " Elle n'a vraiment rien compris. Mais la vision de Cierra vêtu uniquement de serviettes vaut le détour. Je suis heureux de ne pas être aveugle, moi. En plus elle est tout rouge. Qu'est-ce qu'elle imagine enfin ! Quand je vous dis que c'est elle la perverse ! Mais... ça fait partie de son charme après tout...

Aymeric refuse la situation et la retient. Ce ne sont pas des choses à faire : tu passes pour une gros lourd là. " J'ai voulu te rejoindre comme on le fait par moment, lorsque tu as peur de l'orage par exemple. Tu te souviens ? " Hein ?! Il a l'habitude de venir lui faire ça sous la couette ? Il est où ton orage tu m'expliques ? Un goût de sang amer coule dans ma bouche. Oulah, pas bon ça. Il faut pas que je crache par terre, j'vais pourrir la moquette. " Vadim n'a pas... enfin il n'a pas trop souffert au moins ? " Détourne la conversation Cierra. Plus tu lui parleras de moi, plus il sera en colère : mauvais plan. Et ne t'en fais pas, j'en ai vu de bien pire ! Le goût du sang s'intensifie, ouf des mouchoirs qui traîne sur son bureau. Il va falloir marcher jusqu'au bureau : ça va être folklorique !" Mais non ma puce... Je suis entré dans le lit et il a commencé à me chauffer les oreilles, alors du coup j'ai pensé qu'une bonne correction lui ferait du bien. On dira que c'était pour tout à l'heure. " Qui a chauffé les oreilles de qui gros pervers ? Je me concentre sur mon objectif, avançant à pas lent. La terre tourne décidément vite ce soir. Il faut que je m'assois. "  Cierra, tu sais bien qu'il n'y a que t-" " Tu n'es qu'un sale pervers en fait! Tout à l'heure tu t'es permis de me mettre une main aux fesses et maintenant tu t'autorises à avoir une relation dans ma chambre avec lui! Mais il fallait le dire plus tôt au lieu de vous taper dessus! Moi je n'aurais jamais cru ça ! " Une main aux fesses, c'est intéressant. Et franchement, Cierra, je prie pour que tu te trompes gravement. Je ne pense vraiment pas être son objectif. Et si ça devait être le cas : compte sur moi pour lui faire cracher ses dents, une par une. Je crache discrètement dans les mouchoirs, essuie ma bouche  qui a un goût écœurant. Je pensais pas qu'il avait frappé fort à ce point-là. Je n'ai aucune notion de la douleur ces temps-ci.

Ça s'échauffe là-bas, je n'écoute plus trop. Elle a de bonnes raisons de lui en vouloir on dirait. Ma sensation de tournis se dissipe peu à peu, mais j'ai vraiment l'impression d'avoir enfoncé ma tête dans du flan. " Aymeric, arrête tu me- tu me fais peur... " Sa petite voix suppliante me fait réagir. Il l'a bloqué dans un coin, cette enflure. Il se colle à elle, elle n'est pas à son aise. Un mot, un seul réussira à me faire me lever pour intervenir. " Vadim... " Furtivement, je m'approche du gêneur et attrape l'un de ses bras pour lui mettre dans le dos. On se tait tous les deux le temps qu'elle rejoigne la salle de bain. Une fois qu'elle a fermé la porte, je le lâche. " Mais crétin ! De quoi tu te mêles ? " Je m'essuie la bouche, quelque trace de sang sont toujours présente. " J'interviens si j'en ai envie. " Nous chuchotons pour ne pas éveiller les soupçons. " Cierra est à moi tu m'entends ! Arrête avec tes conneries et laisse-moi faire. " Furax, il se dirige vers la salle de bain, je le retiens fermement par le poignet. " Quoi que tu fasses, elle ne t'écoutera pas. Tu l'as déjà perdu et tu t'enfonces. " Il plisse les yeux, n'écoute pas un traître mot de mon avertissement et fonce dans la salle de bain la rejoindre. Mais ... laisse-la se rhabiller au moins ! Moi je m'assois, à même le sol, la terre se remettant à tourner trop vite à mon goût.

Je vogue quelques instants loin. Est-ce le sommeil qui m'embrouille l'esprit ? Ou est-ce que j'ai un foutu traumatisme crânien à cause du chien boiteux ? Non ça tourne un peu mais ça va passer. Je connais ça. Mais c'est tellement désagréable ! J'ai réussis à me hisser sur le lit moelleux et encore chaud. Je repense à Cierra qui dormait paisiblement contre moi puis la vision d'Aymeric me donne envie de frapper l'oreiller. Qu'est-il en train de faire ? Un mec désespéré qui ne peut plus se faire entendre ... va forcément... Très inquiet, je me relève et avance par tâtonnement jusqu'à la salle de bain moi aussi. La porte est entrouverte, je ne fais rien de mal : mais le pire se déroule devant mes yeux. Il la tient contre lui. Elle ne fait rien pour lui rendre son étreinte. J'ai envie de lui exploser la tête. " Ce Vicomte n'a pas une bonne influence sur toi. " Bien sûr, je l'influence. Elle n'a pas besoin d'être influencé, ni par toi, ni par moi sale crevard ! Ce genre de mentalité basique qui rabaissent les femmes comme ça m'exaspère ! Bon ok, moi je généralise. C'est pas mieux. Mais au moins, je ne pense pas pouvoir les influencer ! Tandis que je rumine, il tente le tout pour le tout. Il l'embrasse. Je me détourne de ce cauchemar. Je vais m'asseoir bien sagement sur le lit. Je ne vaudrais pas mieux que lui, c'est ça ? Toujours assommé et perdu, mes yeux s'agrandissent et tremblent. Moi aussi je lui ai fait subir ça. Il n'y aurait en fait pas tant de différence entre moi et ce sal**d ?

Un bon gros gémissement me ramène à la réalité. Ça, c'était pas tendre. Aymeric à l'air de beaucoup souffrir lorsque Cierra se décide à sortir de la salle de bain. Aymeric embrasse si mal que ça ? Je le pense très fort, j'ai envie d'en rire avec elle. Mais j'ai peur qu'il m'arrive la même chose. Alors je me contente de sourire et répond à ses appels. " Vadim, où es-tu?! " " Juste là, sur le lit. " Je le murmure comme un secret, je sens son visage changé. Serait-elle heureuse elle aussi ? Elle s'inquiétait pour moi je crois non ? J'essuie une nouvelle fois le sang de ma bouche, je dois en avoir plein sur la manche. Elle vient me rejoindre, toujours vêtu uniquement de sa serviette. Je rougis jusqu'aux oreilles. " Je suis toujours en vie si c'est ça qui t'inquiétait. " Il reste des traces de sang près de mes lèvres et sur ma chemise. Je pense qu'elle va encore me griller. L'énorme bosse que j'ai à l'arrière du crâne doit être sympathique aussi. " Aymeric n'y est pas allé de main morte. " Je ris en silence. " Et toi non plus apparemment. "

J'aime beaucoup lui parler en tête à tête comme ça. Je ne fixe que ses yeux, aillant trop peur de les descendre vers des endroits plus intime. " Je t'en prie... Cierra... " Mon ton suppliant doit la surprendre. " Va t'habiller. " Je n'ose plus la regarder. Son corps... est tellement magnifique. Je ne peux ni la toucher ni penser correctement. En pyjama, ce sera nettement mieux. Aymeric ressort de la salle de bain et à l'air de m'en vouloir. Il se jette sur moi, sur le lit et tente de m'étrangler. " Toi je vais te tuer ! " Rien que ça ? Mais c'est elle qui lui a détruit les parties ! Je suffoque, je suis au bord de l'évanouissement parce que ma tête a encore cogner quelque chose de dur. Le mur sûrement. Je prends appuie et le repousse avec mes pieds. Mes supers chaussures en cuir ne doivent pas être agréable à recevoir dans le ventre quand on a déjà mal autre-part. Il me relâche, je n'ai plus envie de me battre avec lui. Alors je me lève, difficilement mais réussit quand même et vient lui ouvrir la porte. Je pense pouvoir parler au nom de Cierra. " Tu n'es pas le bienvenue ici ce soir. Va te recoucher. " J'ai retenu mes insultes. Je ne veux pas être grossier. Plus devant Cierra. Et je ne veux pas qu'Aymeric ait de nouvelles raisons de m'en vouloir. Il en a déjà tellement.

Je me tourne vers elle, quoi elle n'est toujours pas habillée ? J'aurais aimé rester fort, et lui montrer que je suis quelqu'un sur qui on peut compter. Seulement mon crâne en a décidé autrement. A peine la porte fermé à clé derrière nous, je m'approche d'elle pour m'écrouler de tout mon long sur une victime innocente. Bien évidemment, la serviette n'a pas résisté au choc et je ne peux même pas en profiter dans mon inconscience total. Oh, je ne serais pas long à réveiller, faut juste me laisser là quelques minutes. Ou trouver un électrochoc pour me ranimer ? Je ne suis pas mort mais ... tout juste.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] " Si j'aurais su, j'aurais pas venu ... ! " ● pv Cierra   Dim 12 Jan - 21:02

le silence est mort et le tien me glace

C'est vrai que je ne suis pas habillée et que j'avais totalement zappé. « Ah heu... oui oui, je- je vais m'habiller. » pas besoin de le voir pour comprendre qu'il y a un malaise. Tout comme je ne veux pas qu'il espère me cacher qu'il est blessé, car j'ai le flaire pour ça. Je me dirige vers l'armoire, voulant tout de suite dissiper la gêne. Je ne voulais pas que ça se passe comme ça. Mon coeur se fait lourd. Vadim est sans doute blessé et c'est de ma faute, pas vrai? Saisissant des habits, je prends ce qui passe, à savoir un petit maillot et un jean noir. Je refuse de me mettre en pyjama pour le moment: s'il vient encore à se passer quelque chose, je préfère être sur le pied de guerre. Alors que je pense me retourner pour parler à l'élève de première, j'entends un boucan et comprends qu'Aymeric s'est jeté sur lui. Sa violence me désarçonne. Pourtant, pendant que tout se passe devant moi, je repense au baiser que vient de m'offrir Aymeric. Ce baiser... Je me perds, la bouche légèrement entrouverte. Il va m'en vouloir, pas vrai? Je m'en mords la lèvre inférieure, regrettant ce coup porté à l'encontre de mon meilleur ami. « Tu n'es pas le bienvenu ici ce soir. Va te recoucher. » c'est sur cette phrase de Vadim que je me reconnecte à la réalité. Il s'adresse à Aymeric d'une façon plutôt calme ma foi et le simple fait qu'ils ne se tapent plus dessus me soulage. Assez de sang a coulé. Il y a un grand silence. L'un de ces silences que l'on ne peut que détester. Un silence qui vous glace le sang. Est-ce qu'on peut dire que maintenant... tout s'arrange? J'attends, le souffle court, espérant ne rien entendre de dérangeant. Aymeric part après être resté quelques secondes sur le seuil de la porte. Il va tellement m'en vouloir... Mais en même temps, il n'avait pas à se permettre tout ce qu'il a fait ce soir. Une baffe et un coup le même jour, en quelques heures de temps ça n'a rien d'anodin. Enfin. Du coup, avec tout ça, je n'ai pas encore enfilé quoi que ce soit! Vite ou Vadim va encore trouver quelque chose à dire. Indirectement je lui dois une fière chandelle.

J'entends Vadim qui fait des pas... mal assurés? Si je ne me trompe pas, quelque chose ne va pas. Un poids sur le corps. Une serviette qui glisse. Oh mon dieu! Je ne tarde pas à basculer sur la moquette avec lui au dessus. Heureusement que les pièces sont grandes et non encombrées par les meubles parce que sinon je n'aurais pas donné cher de nos têtes. Il me faut quelques secondes pour comprendre ce qui vient réellement de se passer. Vadim. Au dessus de moi. Etalé. Je rougis immédiatement, me rendant ensuite compte que plus rien ne me sépare de la fraîcheur de ses vêtements. Nue. S'il vient à se réveiller brusquement, ça risquerait de le choquer alors il faut que je m'habille au plus vite. Enfin, encore faudrait-il que je parvienne à m'échapper de la prison que forme son corps. Autant dire que là je suis cernée. Et l'inquiétude alors? « Vadim? Hey Vadim, tu m'écrases! » je grimace, parvenant à libérer un bras. Ma nudité face à lui, bien qu'il soit inconscient, me met plus que mal à l'aise. « Vadim, je t'assure que tu es... l... louuuurd! » je force pour tenter de le soulever, ne serait-ce que pour au moins libérer mon tronc. Mais rien. Avec toutes ces âneries, je vais avoir des courbatures demain! Cela dit, ça encore ce n'est pas grave. Je voudrais tellement qu'il ouvre les yeux et maintenant! « Allez, s'il te plaiiiit! » les larmes me montent aux yeux sous le coup de l'effort et une vague de chaleur s'empare de moi. Faut-il que j'attende demain matin qu'il se réveille pour sortir de là? Encore faudrait-il qu'il se réveille un jour. Là, je ne peux même pas prévenir les urgences ou les surveillants dans une telle posture. Ce qui me fait réellement peur c'est qu'il est tombé après s'être sans doute pris des coups sur la tête et s'il y a bien une chose que l'on ne me cessait de me répéter lorsque j'étais jeune, c'est qu'il ne faut jamais laisser une personne s'étant cognée ou ayant subit un choc à la tête s'endormir directement après. Mieux vaut aller passer des examens pour rien que de décéder quelques heures après. Je m'en voudrais à mort. Autant continuer d'essayer de s'en sortir et de le hisser près du lit. L'idéal ça aurait quand même été que je parvienne à le placer sur le lit mais... pas qu'il soit lourd, mais c'est un homme. Hum.


En m'organisant un peu mieux, je pèse le pour et le contre, voyant quel côté est le plus écrasé. Apparemment, je pourrais peut-être essayer de glisser sur le côté droit. Apparemment. Je tente, ne voulant pourtant pas trop le bousculer. Il ne faudrait pas qu'il subisse autre chose en plus des maux actuels. Mon corps ce fait chaud. Je parviens à dégager le deuxième bras et mets donc tout en oeuvre pour me hisser vers le haut très légèrement -histoire qu'il n'arrive pas sur mes parties intimes, quand même!- et le pousser tendrement sur le côté. J'ai le corps endolori. Lui en tenir rigueur ne serait pas honnête de ma part, il a tout de même fait de très bonnes choses pour moi et je pense qu'on peut peut-être commencer à enterrer la hache de guerre... non? Non. Bien sûr que non. Imaginez un peu, ce serait beaucoup trop facile. En sueur, je passe une main sur mon front, poussant par la suite un soupir de soulagement. Bon alors... où est-ce que j'ai mis mes affaires du coup? Je m'accroupis et tâtonne. Les jambes de Vadim. Les fesses de Vadim. Ah, les affaires! Maintenant je vais enfin pouvoir m'habiller et faire le nécessaire pour l'homme au sol. « Ne t'en fait surtout pas, ça va s'arranger. » je doute qu'il m'entende mais bon, pourquoi pas.


Le temps ne cesse de passer. La notion du temps, je ne l'ai pas beaucoup, mais je suis à peu prés sûre que ça doit facilement déjà faire une vingtaine de minutes que je tente de le traîner. Grande intelligente que je suis, j'ai d'abord essayé de tirer au niveau des épaules: ayant trop peur de lui déboiter quelque chose, j'ai alors décidé de changer de technique. Les pieds maintenant. Alors là, je ne sais pas pourquoi, mais c'est mission impossible. Bah comment alors? Voulant adopter une autre forme de pratique, je me place au niveau de son tronc, juste devant et essais de le faire rouler jusqu'au lit. C'est difficile, mais ça semble marcher. Une fois ça fait, il faut le redresser et là encore, c'est un travail herculéen. Deux heures quarante du matin. Près d'une heure dix pour bien le placer. Ce n'est pas encore terminé. L'ayant redressé mais ne parvenant pas à le faire tenir correctement, je baisse la tête et reste appuyer contre son épaule, espérant ainsi qu'il tienne. Il faut qu'il tienne. Trop d'efforts. Mes yeux se font à nouveau lourds et me piquent un peu. Assurer en cours demain risque d'être une rude affaire et je ne suis même pas certaine de réussir à me lever. Déjà qu'en me couchant à des heures normales d'habitude c'est compliqué, alors là...
Le sommeil m'emporte et je me retrouve sur ses jambes.


Dernière édition par Cierra S. LINDNER le Dim 12 Jan - 23:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [TERMINE] " Si j'aurais su, j'aurais pas venu ... ! " ● pv Cierra   Dim 12 Jan - 21:58

UN RÉVEIL DIFFICILE : C'EST LE MOINS QU'ON PUISSE DIRE !
Ou comment avoir un mal de crâne carabiné sans même avoir bu de vodka ?


J'ouvre les yeux : torture. Atroce. Pire qu'un lendemain de cuite. Mon crâne est lourd, mes paupières ont du mal à se lever. Je suis ivre ? Non, c'est l'arrière de ma tête. Aaaah, relever ma tête est si douloureux ! Mais, comment j'suis installé ? Assis, contre le lit ? Purée, j'ai bu j'vois que ça. Chaque partie de mon corps est douloureux, il est quelle heure au juste ? Vu ce lever de soleil magnifique que je vois à travers les rideaux, c'est le petit matin. Peut-être six heures. Mais où suis-je ? J'ai ... comme un poids sur les jambes. Je m'interromps direct. Cierra !! Alors ce n'était pas un rêve hein ? Tout est bien réel ? Après avoir passé la journée enfermé dans sa chambre, voilà que j'ai passé la nuit avec elle ? Mon dieu. Ne me dites pas que ce qui s'est passé avec Aymeric était aussi du domaine du réel. Je me passes la main dans les cheveux, essaye de me secouer. Je suis totalement embourbé ! Ma pauvre tête ! Je dois mettre un truc sur l'arrière de mon crâne là. C'est mortel comment ma bosse est énorme ! Je ne peux pas laisser Cierra comme ça non plus. D'ailleurs, vu comment elle est calé, elle ne doit pas s'être endormie sur moi de façon volontaire.

Elle est craquante comme ça. Au moins, elle est habillée. C'est déjà ça. Tout doucement, je prends un oreiller à la portée de mes longs bras et soulève sa tête pour le poser dessus. Je n'ai plus qu'à rouler sur le côté, elle tient l'oreiller à ma place. Elle dort paisiblement. Je l'observe, m'approche et sent son parfum. Elle a pris un bain, c'est vrai ! Sa peau est si douce sous mes doigts. Je m'arrête un instant. Mais comment je me suis retrouvé assis comme ça ? Alors ... Aymeric, pouah mauvais souvenir, salle de bain... Baiser entre ... Berk berk j'aurais préféré oublier... Ensuite : il revient m'étrangler. Je crois que c'est à ce moment que ma tête en a eu marre de se faire frapper... j'lui ai demandé de sortir et puis ... et puis... Ah ben zut alors. J'me souviens pas du tout. Aaaah mon crâne va exploser !  Je me lève et vais dans la salle de bain : un bon coup d'eau froide sur le visage, ça va me requinquer ! Ah oui, ça me réveille, je mets la tête carrément sous l'eau : rien à faire de mes cheveux, ça sèche vite. Quand je juge m'être assez refroidi les neurones, je prends une serviette pour me sécher le haut de la tête, en évitant de frotter trop bas : j'suis pas malade non plus. J'ai l'air d'aller un peu mieux. Bon, j'avais beaucoup dormi hier, me voilà en pleine forme aujourd'hui malgré cette nuit mouvementée ! Mais Cierra... n'était pas bien. Laissons-là dormir le mieux possible dans ce petit matin silencieux.

Je retourne dans la chambre pour la voir étalé sur son oreiller. Elle n'a pas bougé et dors paisiblement. Je ne peux pas la laisser par terre. Doucement, je la fais pivoter dans mes bras. Je tiens fermement sa tête sur mon coude replié et mon autre bras se met sous ses genoux. Qu'est-ce qu'elle est légère. Je la pose dans le bon sens sur son lit et n'oublie pas de lui remettre son oreiller pas loin. Voilà qui est mieux. " Repose-toi princesse. " Je souris et retourne dans la salle de bain. Mon crâne me fait mal : hop, deuxième douche glacé pour ma bosse. Quand je m'essuie de nouveau... je me rends compte que je ne sens pas spécialement bon. J'ai un peu transpiré moi aujourd'hui. Je vais aller chercher des vêtements propres. On verra bien si je réveille mon cothurne ou pas. Doucement, j'ouvre la fenêtre et je m'échappe, non sans avoir une dernière fois regarder Cierra dormir paisiblement. Je ne me lasse pas de ce spectacle. Quelque chose me dit qu'il se fera rare alors j'en profite au maximum.

Tout le monde dort, c'est super, j'ai beaucoup de chance. Mon escalade est un peu rude avec mon étourdissement qui peut revenir à chaque instant. Mais j'ai réussi, je sais prendre mes précautions. Je vais prendre une douche dans notre salle de bain, veillant à ce que l'autre dorme encore profondément. Ils ont tords : il fait super beau ce matin. Après avoir passé, quatre minutes montre en main dans la salle de bain, je ressors vêtu d'une chemise qui ne comporte plus de tâche de sang et d'un jean propre. A mon passage, mon squatteur de chambre bouge et murmure. " Rendors-toi, je ne suis que de passage. " Ce n'est qu'à ce moment là que je réalise que mon savon a une odeur particulière. Peut-être devrais-je mettre du parfum ? ... Pouah ! Moi mettre du parfum ! J'ai envie de rire de moi-même lorsque je repars pour la chambre numéro quatre. L'escalade est de plus en plus facile, j'ai trouvé mes prises et en moins de deux je suis de retour. J'ai l'impression que quelqu'un s'est réveillé...

Je me glisse dans la chambre et referme la fenêtre derrière moi. Peut-être la brise matinale l'a réveillé ? Si c'est le cas, j'en suis navré. J'ai pourtant fait attention ! Zut ! Elle semble pourtant en colère contre moi. " Je ne me suis pas envolé ! " Je ne veux que la rassurer. " J'ai juste pris une douche. Tu peux vérifier si tu veux. " Je sais pas ce qui me prend. J'ai envie de l'embêter un peu. Vu qu'elle ne voit pas que mes vêtements ont changé elle devrait vite le sentir non ? Sans la sueur c'est quand même plus agréable ? " Toi au moins, tu as pu dormir un peu ? " Je m'inquiète sincèrement. C'est en partie de ma faute si elle n'a pas beaucoup dormi cette nuit. J'aimerais pouvoir me rattraper. Je l'écoute, je souris, j'essaye d'être attentif à tout ce qui pourrait l'inquiéter. Je l'attends si elle passe par la salle de bain, je ne suis pas pressé : les surveillants ne sont pas encore levé non plus. Devant la fenêtre, j'admire le soleil qui dévoile un à un ses rayons. Je pense peut-être un peu trop fort mon idée du moment : " Je me demande comment est-ce que je vais sécher les cours aujourd'hui ... " Si seulement je pouvais sortir et me balader pour éviter la directrice et tous ses ennuis qui m'attendent : ne serait-ce que quelques heures de plus. Il suffirait d'éviter les gardes pour s'éclipser : j'aimerais beaucoup faire un tour en forêt aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] " Si j'aurais su, j'aurais pas venu ... ! " ● pv Cierra   Dim 12 Jan - 22:59

dis-moi que tu veux partager un moment avec moi

Brrrr. Frisson. J'ouvre lentement les yeux, et mets un peu de temps à me rendre compte de où je me trouve. Je n'étais pas par terre normalement hier soir? Attendez... Je me lève en sursaut, cherchant Vadim des mains. Il était là pas vrai? Je n'ai pas rêvé. Je suis sûre que je n'ai pas rêvé! Peut-être joue t-il à cache-cache, mais il apprendra que jouer comme ça avec moi dès le matin, ça n'aide pas vraiment à attirer ma bonne humeur. Et pourtant je m'inquiète. « Je ne me suis pas envolé ! » la voilà la confirmation que je n'ai pas imaginé tout ça. « Tu aurais au moins pu me réveiller pour me tenir au courant! » ce n'est pas que j'aime lui crier dessus, mais après m'en être fait toute la nuit pour lui -bien qu'ayant plongé dans le sommeil-, j'estime être la première à devoir être mise au courant. « J'ai juste pris une douche. Tu peux vérifier si tu veux. » ... et comment est-ce que tu crois que je peux vérifier ça, gros malin? Tu veux que je te sente ou quoi? Et bien croyez-moi ou non, c'est bien la solution que j'adopte, m'approchant du bout du lit pour aller renifler son odeur corporelle qui normalement devrait être un peu plus... agréable? « Tu as de la chance. » heureusement surtout qu'il n'est pas menteur. Je me place un peu mieux dans le lit, de manière à être calée contre l'oreiller. « Toi au moins, tu as pu dormir un peu ? » « Hum, oui oui. » je n'ai pas envie de m'éterniser sur le sujet et encore moins de repenser à hier soir. Se souvient-il qu'il était au-dessus de moi, à m'écraser? Je détourne la tête, rougissant. Je crois ne jamais avoir autant pris de couleurs en si peu de temps. J'étais nue. Peut-être faudrait-il que je refasse un tour par la salle de bain? « Est-ce que ça va? Tu m'as fait un peu peur à tomber. Tu devrais peut-être passer à l'infirmerie, ne sait-on jamais. » reparler d'Aymeric signerait sans doute mon arrêt de mort et briserait cette gentillesse qu'il a à mon égard. « Je reviens. » un petit regard vers lui et je prends la direction de la salle de bain. J'ai envie de me changer. En plus le temps a l'air idéal, malgré la fraîcheur du matin. L'état de Vadim me revient en tête. Si ça se trouve, il a quelque chose et il ne me le dit pas. Soupire. C'est compliqué un homme. Ah mais... j'ouvre à nouveau la porte de la salle de bain et y passe la tête. « Oh dis, est-ce que je peux te demander un petit service? Est-ce que tu pourrais me donner une autre tenue s'il te plait? » car j'ai l'impression d'être habillée comme un sac, là. Une rapide description s'impose, car en plus je n'ai pas spécialement envie qu'il me donne n'importe quoi. « Normalement tu devrais trouver une veste heu... rose d'après ce qu'on m'en a dit. Un pull en v violet et un short de la même couleur. Ah et si tu pouvais regarder si tu trouves ma paire de chaussettes assortie aussi, ce serait super. » peut-être que j'en demande trop, mais je veux voir comment il se débrouille.

Je referme la porte et attends, en profitant pour coiffer tendrement mes cheveux et me pouponner. Ils sont aussi bien cachés, ces vêtements? Lorsqu'il frappe à la porte, j'ai pratiquement terminé, plaçant une fleur violette dans mes cheveux. Je vais lui ouvrir, pense à le remercier et récupère les affaires. Ce matin j'ai les idées ailleurs. J'ai des envies de révolution, de manquer à mes devoirs. Dieu sait que ça ne me ressemble pas. Est-ce qu'Aymeric m'attendra à l'endroit habituel? Rien qu'au fait de penser à lui rend mon coeur lourd. J'espère qu'il n'a plus trop mal. « Il ne pensait pas à mal. » je parle toute seule. M'en rendant compte, je décide de m'activer. Quelle heure est-il au fait? Parce que c'est bien beau de se dépêcher comme ça, mais... à quelle heure j'ai cours déjà? Pas de cours. Pensons à autre chose. Comme ça, en comptait, je crois que vingt minutes sont passées. Vingt minutes à finir de me préparer et à enfiler ma tenue. Et puis ces tresses... ces deux tresses ont risqué d'avoir ma peau. Trois fois à les recommencer. Maintenant, il faut juste que je trouve les bonnes chaussures, ce qui risque de ne pas être une mince affaire. La logique voudrait qu'elles soient elles aussi violettes, si on veut que ça s'accorde avec tout, mais ne trouvez-vous pas que ça fait trop... trop? Oh et puis tant pis... et puis de toute façon, comme je ne sais pas de quelle couleur sont les chaussures que je prends, ça arrange tout. Enfin prête, je sors de la salle de bain, les chaussures à la main. « Tu vois quelle(s) couleur(s)? » je pousse une petite moue. Normalement c'est Aymeric qui m'aide par moment à m'habiller.

Maintenant je sais l'heure. Six heures vingt-quatre. « Hum? Mais on ne peut rien faire à une heure pareille! » je soupire et me laisse tomber en arrière sur le lit, rebondissant à moitié. « Il n'y a rien d'ouvert. Les surveillants ne sont pas encore levés et les portes du bâtiment sont donc fermées. La cafétéria aussi. Mais qu'est-ce qu'on va faire? » un élan d'enthousiasme me prend. « Tu veux étudier un peu? » oui, j'adore étudier et rester des journées dans les livres. « Ce n'est l'affaire que d'une petite heure et je pense qu'après tu pourras retourner dans ta chambre si tu le désires, comme les pions seront normalement debout. » ... en fait, ce n'est peut-être pas le meilleur programme. J'ai bien une idée qui me trotte dans la tête depuis la salle de bain, mais comme je ne sais pas ce qu'il va en penser, j'ai un peu peur de lui proposer... « Et si... et si... » je me redresse à quatre pattes sur le lit, me mettant à côté de lui et tendant la tête, telle une enfant faisant une demande à son père. « ... et si on sortait de l'établissement aujourd'hui? » ça ne doit pas être clair. « Pendant les heures de cours. » je joue avec l'une de mes tresses. « Et si on fuguait? » si mes parents m'entendaient, ils me fusilleraient sur place. Hallellujah. « J'en ai assez de cette école et de ne jamais sortir. En plus les cours ne sont pas passionnant aujourd'hui et puis... et puis... » mais lui alors? « ... Enfin désolée, je ne devrais pas, toi aussi tu vas manquer les cours sinon... » une moue de plus qui se dessine sur mon visage, une!
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MessageSujet: Re: [TERMINE] " Si j'aurais su, j'aurais pas venu ... ! " ● pv Cierra   Dim 12 Jan - 23:53

NE ME DEMANDE PAS DE FAIRE CA... AVEC CES YEUX-LA !
Quand tu fais ça, je ne peux rien te refuser : you're a rebel now ?


Elle n'est dans la salle de bain que depuis quelques secondes lorsque : " Oh dis, est-ce que je peux te demander un petit service ? Est-ce que tu pourrais me donner une autre tenue s'il te plait ? " Me voilà interrompu dans le fil de mes pensées. " Très bien, j'arrive. " Je fais le mec cool comme ça mais moi, je m'y perds dans tous ses vêtements de filles. Je repère rapidement la commode et attends ses instructions. " Normalement tu devrais trouver une veste heu... rose d'après ce qu'on m'en a dit. Un pull en v violet et un short de la même couleur. Ah et si tu pouvais regarder si tu trouves ma paire de chaussettes assortie aussi, ce serait super. " " Ok. " J'ouvre un premier tiroir : petite culotte et soutien-gorge. Je referme ! Deuxième tiroir, tiens des pulls et des tee-shirts. Alors, il ne faut pas que je m'éternise. Mais bon sang, sans ses yeux comment fait-elle pour s'en sortir avec toutes ses fringues ? Rose la veste ? ça doit être ça. Ma parole, je risque pas de la perdre de vu avec ça ! Bon je le met sur le lit : au suivant.

Un pull et un short violet. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle va se faire remarquer aujourd'hui. Bon alors... un "v" c'est ça ? Qu'est-ce que ça veut dire déjà. J'ai deux pulls violets là. On comparera avec le short ! Le short, tiroir d'en dessous. Je tombe sur une multitude de robe et jupe en tout genre. Tiens, c'est court comme une jupe mais y'a deux jambes et c'est violet. Deux sur quatre. Alors le pull, c'était le deuxième : j'aurais jamais cru. Les couleurs me font vraiment mal aux yeux. Mais bon, je ne suis pas une fille je ne dirais rien. Il ne reste plus que les chaussettes... hélas je crois les avoir vu avec les sous-vêtements. Pardon Cierra. J'ouvre de nouveau le premier tiroir et essaye de concentrer mon regard vers les chaussettes, dès que j'en vois des rayés roses et violettes je les prends et le referme aussitôt. J'espère ne pas avoir été trop long.  Je frappe à la porte pour déposer ses vêtements. Pouah ! Tant de panique pour si peu ! C'est drôlement moins compliqué pour un mec de s'habiller franchement ! Bref, je vais me taire, je ne voudrais pas la contrarier. Je retourne près de la fenêtre, j'admire de nouveau ce spectacle magnifique.

Elle sort enfin de la salle de bain. " Tu vois quelle(s) couleur(s)? " Elle est trop mignonne avec son short. Sur elle, les couleurs flashies ne sont pas un problème. " Bonne pioche, elles sont violettes et blanches tes baskets. " Elle s'est même refait des tresses. Je fais la mou. Mes épis de blé était plus mignonnes. Il est encore tôt, ça à l'air de la contrarier. Parce que soit-disant on ne peut rien faire. " Tu veux étudier un peu ? " Très peu pour moi. " Etudier quoi ? Je n'ai pas encore eu cours pour l'instant. " Elle cherche à m'occuper on dirait. " Ce n'est l'affaire que d'une petite heure et je pense qu'après tu pourras retourner dans ta chambre si tu le désires, comme les pions seront normalement debout. " " Fais ce que tu veux, moi j'te regarde : ça me suffit. " Je me tourne de nouveau vers la fenêtre repensant à mes envies d'évasions. Sa petite voix me ramène à la réalité.  " Et si... et si... " Je ne l'avais encore jamais entendu parler avec ce ton si charmant. Comment l'ignorer ? " ... et si on sortait de l'établissement aujourd'hui ? " Je suis très surpris, je demande confirmation. " Tu veux vraiment ... " Elle joue avec ses tresses et évite mon regard. " Et si on fuguait ? " Je n'en crois pas mes oreilles. C'est ma tête c'est ça ? Elle est encore défectueuse ? Pourtant non, je n'ai plus vraiment mal... Veut-elle vraiment ? " Tu es vraiment sure de ce que tu dis ? " "J'en ai assez de cette école et de ne jamais sortir. En plus les cours ne sont pas passionnant aujourd'hui et puis... et puis... " J'en ai la bouche bée et les bras ballants. " ... Enfin désolée, je ne devrais pas, toi aussi tu vas manquer les cours sinon... " Je réagis au quart de tour. " Mais tu plaisantes ! " Ce qu'elle est mignonne quand elle m'incite à la rébellion. Je ne peux résister une seconde de plus. " Je déteste les cours, je serais ravie de pouvoir te faire sortir en douce, si c'est vraiment ce que tu veux. " Je m'approche, un doigt de grand-frère posé sur elle. " Mais je te préviens : on ne peut pas sortir comme ça. Il y a des gardes un peu partout. Il ne faudra pas avoir peur, tu m'entends. " J'ai l'impression de parler à ma petite sœur qui me demande de faire une bêtise avec elle. J'espère qu'elle n'en fait pas trop à la maison en mon absence d'ailleurs...

" Il faudra que tu ne me lâches pas d'une semelle. Mais avec ta jambe... Je vais devoir te porter pour courir. " J'ai jugé que la faire descendre par la fenêtre serait trop dangereux. Nous avons donc emprunter la porte, nous avons bien refermé derrière nous et sommes passé par l'entrée principale de l'internat. Nous n'avons croisé personne, mais il ne faut pas crier victoire trop vite. L'étape la plus dangereuse arrive : éviter les gardes pour quitter Nobilia en toute clandestinité. Tout doucement, nous nous planquons contre les murs. La porte est juste là à porter. Mais les gardes veillent bien qu'ils ne soit pas encore très bien réveillés. Il va falloir trouver une diversion. Comment faire ? Envoyé Cierra ? Je ne peux pas la laisser seule, vraiment pas. La porte est même fermé à cette heure-là. " Je crois qu'on a un petit problème. " Pas le choix, il va falloir qu'elle me montre ses talents de comédienne pour les attirer à elle pendant que j'ouvre la porte et la récupère de l'autre côté. " Tu es toujours aussi déterminé à passer une journée tranquille loin des cours ? " Je n'arrive pas à croire ce que je vais lui demander de faire. " Et bien, c'est le moment de le prouver. Il y a deux gardes devant la porte principale qui est fermé. L'idée, c'est que tu attires leur attention. Alors tu viens de tomber, tu faisais un jogging quelque chose et tu as mal à la jambe : ou autre c'est toi qui voit. Ta crédibilité sera sûrement bien plus importante que la mienne. " Elle s'inquiète de ce que je vais faire moi. " Moi, je vais me débrouiller pour ouvrir la porte : ça devrait provoquer un peu de panique. Je vais siffler pour que tu me repères et je te demanderais de faire ton possible pour me rejoindre de l'autre côté de la porte. C'est à quelques mètres, on va y arriver ! " Les gardes sont vraiment endormis. J'ai déjà repéré les immenses clés qui servent à ouvrir la vieille porte principale de Nobilia. " Une fois que tu m'auras rejoins, tu sauteras sur mon dos et j'irais le plus loin possible. Je cours vite alors surtout : cramponnes-toi bien ! " Avant de grimper pour me planquer et la laisser seule, je lui prends la main et l'encourage une dernière fois. " Tout se passera comme sur des roulettes. J'ai confiance en toi. Nous allons y arriver. " Je lui embrasse la main avant de disparaître.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] " Si j'aurais su, j'aurais pas venu ... ! " ● pv Cierra   Lun 13 Jan - 1:25

holala, comme j'ai mal!  **facepalm**

J'écoute ses explications et hoche la tête. Oui, je crois comprendre où il veut en venir. J'ai l'étrange impression que je vais regretter cette journée. Je ne sais même pas ce qui m'est passé par la tête pour avoir une idée pareille et en plus de ça, mes parents seront certainement contactés. Au pire, je pourrai dire que j'ai été malade ce matin. Enfin non, je ne vais même pas pouvoir faire ça si les gardes me reconnaissent. Prions. « D'accord. » c'est un d'accord assez peu assuré que je lui réponds, réfléchissant en même temps ce que je peux inventer Après, pas besoin de se casser la tête je peux faire comme il m'a dit et opter pour le jogging raté. Il m'embrasse la main et l'envie me vient de le gifler mais... monsieur a déjà pris la poudre d'escampette. Il ne paie rien pour attendre. Bon hum... que le spectacle commence. Il faut que je lui montre à lui que moi aussi je sais faire des choses. D'accord, grimper aux murs je ne peux pas faire, mais pleurer sur commande, pas de problème! Je réfléchis dans mon coin, sachant très bien que Vadim ne doit pas être loin. Au cas où il se passe quelque chose, je suis certaine qu'il saura comment agir et puis de toute façon il me l'a dit alors je ne vois pas pourquoi je m'en fais. Ce n'est peut-être pas une bonne idée, cette escapade. Entrons en scène. Et dire que je fais tout ça uniquement pour sortir et changer un peu... alors qu'on a eut deux mois de vacances. Hum. Je suis peut-être en train de commettre une grosse ânerie. Tant pis. Maintenant que je me suis engagée, il faut que j'aille jusqu'au bout.

Reculant un peu du mur, je fais mine de courir. Allez courir vous, avec un pied qui vous fait souffrir, vous m'en redirez des nouvelles! Heureusement que c'est pour la bonne cause! Ils ne me croiront jamais si je ne transpire pas un minimum, alors il faut que je trouve quelque chose. Ah. La fontaine pas loin! Sans pudeur -aucune-, je plonge une main dans l'eau et m'en tamponne élégamment le visage, très légèrement, histoire que ça ne fasse pas trop quand même. Quant aux rougeurs, elles peuvent venir d'elles-mêmes et assez facilement en plus si je me concentre bien et que je pense à quelque chose de- J'étais nue hier en dessous de Vadim. Il m'a embrassée. Aymeric aussi. Mais surtout: j'étais nue en dessous de Vadim. Kyah! En avant pour cinq minutes non-stop de grosses rougeurs. Tranquillement je prends la course, ayant retiré ma veste et la tenant sous mon bras. Forcément, ce n'est pas du tout une tenue adaptée au sport... j'espère vraiment que ça va passer. Je m'essuie le front, essayant de trouver un souffle régulier pour rendre l'illusion entre plus vraie. Et puis il faut avoir l'air essoufflée aussi. Ah oui, il le faut. Les gardes ne sont pas loin, là, devant cette porte. Enfin, c'est ce que Vadim m'a dit du moins. Heureusement que je connais l'établissement pratiquement par coeur, parce que sinon cette mission n'aurait jamais pu se tenir. Sans déconner, j'ai réellement mal au pied. Mais bon allez, je ne suis pas là pour me plaindre! Si! Bien sûr que si! En tombant, il va falloir que j'en fasse des tatouilles. Monde cruel. L'eau sur mon visage me donne des frissons. Ils vont me prendre pour une débile à courir habillée comme ça.

Le grand bâtiment. La grande porte. J'y suis. Il faut passer devant eux et- « ...! » faire mine de tomber. Pour le coup... Oh punaise je crois que je viens de me déboiter encore plus le pied. La chute n'était pas encore prévue. Je couine, assise sur le sol et me tenant le pied. Il n'y a que moi pour faire des conneries pareilles en plein milieu! Les larmes me montent aux yeux, mais là ce n'est pas du cinéma, c'est la réalité. Vadim doit prendre ça pour un jeu, lui. « Aïe, ça fait encore plus mal maintenant! » je ne peux m'empêcher de m'esclaffer, attirant bien entendu l'attention des gardes qui se précipitent vers moi. Ah non. En fait, un seul des deux vient. « Vous ne vous êtes pas trop fait mal? » je ne réponds pas, tête baissée, me mordant la lèvre inférieure. « Mademoiselle? » il approche une main de mon épaule, mais la recule bien vite lorsque je tourne la tête vers lui, les grosses larmes aux yeux. C'est que ça doit lui faire peur. « Oh, je vois. » on dirait selon sa voix qu'il se retient de rire. En fait, ma tête doit être drôle. « J'ai vraiment très très mal... » j'adopte une petite voix toute fluette. « Et dire que j'avais presque bouclé mon jogging... » je renifle, serrant ma jambe contre moi. « J'ai entendu craquer en tombant... j'ai peur de m'être cassée quelque chose! Mais qu'est-ce que je vais faire moi dans la vie si je ne peux même plus courir? Qu'est-ce que je vais faire?! » pour combler le tableau, je l'empoigne par le col, suppliante. « Je vais appeler mon collègue et on va vous aider à vous relever pour vous accompagner à l'infirmerie. » ... c'est ça guignol, dis que je suis lourde tant que tu y es. D'un côté c'est pas plus mal, ça dégage la zone. Etrange qu'ils ne soient que deux ce matin. « Merci. Et en plus je me suis cassée un ongle en tombant... mais qui va me payer ma manucure? » je le regarde, soupçonneuse. Il se reprend, sentant le regard inquisiteur. « Hep hep hep, je n'y suis pour rien moi! Une jolie demoiselle comme vous n'a pas besoin de manucure pour s'embellir, hum? » je plisse les yeux. « Alors ça, ça s'appelle de la corruption ce que vous faites. J'en parlerai à mon père et il vous fera un procès pour la peine. Tentative de corruption, ça va chercher très loin vous savez. En plus, votre technique de drague est dépassée. » ajoutons-en. Je soupire et attends que l'autre rejoigne son collègue. « Qu'est-ce qui se passe ici? » je lui montre mon ongle « Voyez un peu le résultat. Soixante euros dans le vide. Elle est belle la France. » ensuite, je lui montre mon pied. « Et puis j'ai mal au pied aussi, mais ça face à mon ongle c'est secondaire: moins utile. » je dresse le parfait portrait de la cruche. « Imaginez bien que je ne peux pas aller en cours dans cet état. On dirait une SDF qui habite dans un carton. » ils doivent penser que je suis un cas désespéré. Derrière, j'espère que Vadim s'en sort et qu'il a bientôt finit parce que sinon je pense ne pas tarder à me faire embarquer à l'infirmerie. « Ah, je comprends. C'est fort gênant toute cette histoire. Enlevez votre chaussure et voyons si- LA PORTE! » à peine finit-il sa phrase que je suis déjà en train de courir, bien que n'ayant pas entendu le sifflement de Vadim. Courir à cloche-pied? Oh mais si... je ne me suis jamais autant marrée de toute ma vie.

Là, il ne faut surtout pas que je me rate. Je cours, je cours, jouant avec les murs, passant une fois à droite, une fois à gauche... jusqu'à ce qu'au moment où deux poteaux sont parfaitement alignés et que je me mange le deuxième. Sonnée, je titube sur le côté, me tenant la tête. Je vois des étoiles et essaie d'avancer dans la bonne direction, bien entendu freiner. En fait, je ne sais même pas si je vais dans la bonne direction. « Je t'ai! » c'est pas la voix de Vadim ça. Je me débats et lui donne un coup de veste -bah oui, ça peut faire mal-, m'envolant ailleurs par la suite. Il s'esclaffe et grommelle. « J'ai besoin que tu siffles à nouveau! » je m'adresse bien entendu à mon complice. J'entends un écho. Localisé, maintenant je fonce! Je saute sur le dos du premier venu et m'accroche bien. « Kyaah! Allez vite, dépêche toi, ils sont juste derrière! » il m'a demandé de bien m'accrocher pas vrai? Problème réglé: je m'agrippe bien solidement à ses cheveux. Il me fait un peu penser à un cheval comme ça.


¢ suite dans la forêt, mais il vous faudra attendre le post de Vadim car c'est lui qui le débute (a) ¢
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